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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


L’Afrique, cobaye de Big Pharma . Le Monde Diplomatique. Archives 2005. Vous vous rappelez que des médecins français avaient proposé de faire des tests du vaccin contre le COVID-19 en ...

Publié par siel sur 6 Mai 2020, 21:55pm

Catégories : #COVID-19, #INTERNATIONAL, #PEUPLE sans mémoire...

...Afrique. Ce qui avait soulevé colère et indignation chez les Africains et l'ensemble de leurs descendants dans le monde.

Cette suggestion ne vient pas de nulle part. Elle s'inscrit dans une pratique des laboratoires de tester leurs médicaments sur des populations pauvres des pays du Sud.

Rappelons que la pilule contraceptive  a été testée à Puerto Rico et en Haïti, 

"La part sombre de l’histoire de la pilule ne s’arrête pas là. Après cinq ans de collaboration, Sanger, Pincus et le Dr Rock ont récolté assez d’argent pour de premiers tests grandeur nature. Il ne reste plus qu’à trouver des cobayes. Après quelques essais sur les patientes d’un hôpital psychiatrique ou sur des femmes participant à des programmes de recherche contre l’infertilité, Pincus et son équipe décident de passer à la vitesse supérieure : Porto Rico et Haïti feront de parfaits terrains de jeu.

Les premiers essais débutent en 1955, copieusement financés par un certain Clarence Gamble. Un médecin aux sensibilités eugénistes, membre influent de la Ligue pour l’amélioration humaine de Caroline du Nord (impliquée pendant près de trente ans dans des campagnes de stérilisation plus ou moins consentie à destination des femmes des classes populaires). À Porto Rico et à Haïti, 15 000 femmes reçoivent alors la pilule, sans aucun recul réel sur les troubles potentiels pouvant en découler. L’assistante de Gregory Pincus le reconnaît d’ailleurs : « Quand au bout d’un ou deux ans, les premières femmes accouchèrent, on ne savait pas si ces enfants seraient normaux. » [6] Plusieurs décès se produisent aussi pendant l’étude, et un grand nombre d’effets secondaires sont observés. Des résultats qui poussent l’équipe de Pincus à chercher une combinaison d’hormones moins invasive."

Cet article de Jean-Philippe Chippaux  qui date de 2005 n'a pas pris un pli. L'utilisation des non-Blancs :  Noirs, Asiatiques, Indigènes des pays du Sud comme cobayes  date de très longtemps et reste une pratique de BIG PHARMA et est tolérée et dans les milieux scientifiques et par les dirigeants de ces pays , ce qui permet de comprendre l'étonnement de  l'individu qui a suggéré face aux réactions de ces proposés cobayes.

 

L’Afrique, cobaye de Big Pharma

Attirés par la faiblesse des coûts et des contrôles, les laboratoires pharmaceutiques testent leurs produits en Afrique, au mépris de la sécurité des patients. Face à la multiplication des accidents, certains essais ont dû être interrompus. Ces dérives révèlent comment les industriels du médicament utilisent les populations du Sud pour résoudre les problèmes sanitaires du Nord.

En mars 2005, les essais cliniques du Tenofovir ®, un antiviral utilisé contre le sida, ont été suspendus au Nigeria, en raison de manquements éthiques graves. Menées par l’association Family Health International pour le compte du laboratoire américain Gilead Sciences, ces expériences étaient financées par le gouvernement américain et par la Fondation Bill et Melinda Gates. Si elles ont été aussi interrompues au Cameroun (février 2005) et au Cambodge (août 2004) (1), elles se poursuivent en Thaïlande, au Botswana, au Malawi, au Ghana et aux Etats-Unis.

En août 2001, des dérives semblables ont conduit à l’ouverture d’une action judiciaire. Une trentaine de familles nigérianes ont saisi un tribunal new-yorkais afin de faire condamner le laboratoire américain Pfizer pour le test du Trovan ®, un antibiotique destiné à lutter contre la méningite. Au cours de cette étude, pratiquée en 1996 pendant une épidémie de méningite, onze enfants sur deux cents avaient trouvé la mort et plusieurs autres avaient gardé de graves séquelles cérébrales ou motrices (2).

Partout dans les pays du Sud, des firmes pharmaceutiques organisent des essais cliniques au mépris de l’éthique et de la sécurité des patients : absence de consentement des sujets, 

(...)

Contournement des principes éthiques

En Afrique, les éventuelles réglementations médicales et pharmaceutiques datent de l’époque coloniale et apparaissent obsolètes ou inadaptées (5). Les risques de manquements à l’éthique sont d’autant plus grands que les laboratoires délocalisent de plus en plus leurs tests sur le continent noir. En effet, leur coût y est jusqu’à cinq fois moindre que dans les pays développés. En outre, les conditions épidémiologiques en Afrique se révèlent souvent plus propices à la réalisation d’essais : fréquence élevée de maladies, notamment infectieuses, et existence de symptômes non atténués par des traitements itératifs et intensifs. Enfin, la docilité des patients, en grande détresse compte tenu de la faiblesse des structures sanitaires locales, facilite les opérations.

Ce terreau favorise le contournement des principes éthiques. C’est ainsi que, lors de l’essai clinique du Trovan ®, ni les autorités nigérianes ni le comité d’éthique n’ont été consultés, du moins formellement, sur l’information donnée aux familles et l’obtention de leur consentement. De même, les tests de l’antiviral Tenofovir ® auprès de 400 prostituées camerounaises, de juillet 2004 à janvier 2005, ne répondaient pas aux exigences éthiques. Cette molécule réduit la transmission du VIS, l’équivalent du VIH, chez le singe. Le fabricant, souhaitant vérifier cette propriété chez l’être humain, a choisi une population à risques, les prostituées de pays à forte prévalence de VIH, en raison de la probabilité élevée chez ces dernières de contracter le virus.

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