... des élites alliés aux macouto/militaro/duvaliéristes pour piller le pays.
Notamment, en s'emparant des biens de ceux qu'ils appelaient les "kamoken".
C'est ce à quoi on assiste avec les héritiers de cette idéologie mortifère. Ce que ne comprend pas le prof. Leonidas qui, sert le mantra : "depuis 1986, bamboche démocratique et autres qui sont des production des duvaliéristes afin de cacher leurs crimes, salir la démocratie et vanter la dictature.
C'est assez étonnant que des intellectuels soient dans l'incapacité d'analyser que les duvaliéristes ont vécu sur les restes d'Estimé. Et comme pendant 29 ans ils n'ont rien fait, de même qu'une maison jamais réparée, se dégrade. C'est ce que la génération 1986 a trouvé : un Etat sans argent avec 85% d'analphabètes.
Bref...
Après s'être appropriés les Fonds Petro-Caribe, après avoir monté différentes escroqueries dont Agitrans, après les vols de terre, les Tèt kale se sont lancés avec l'aide d'un avocat renégat et arriviste : Newton Saint-Juste - celui que Martelly traitait d'avocat pauvre mais qui ne l'est plus depuis son entrée dans l'association des malfaiteurs en bande organisée.
Ce que visent les Tèt Kale, c'est purement et simplement le vol de l'entreprise de Latortue. Même scénario qu'avec Sogener dont l'intention n'est autre que de passer le contrat à Lamothe dont l'ambition est de s'emparer du secteur énergétique en Haïti.
Les slogans de S. Lucas : "groupe de Bourdon, groupe black-out",ceux de Martelly/Lamothe "Ayiti ap dekole", ceux de Jovenel ne visent qu'à une seule chose : leurrer les bouki ( inéduqués et donc souvent crédules) et s'enrichir derrière ce paravent de faux-nationalisme vendu par leurs "boys", leurs jeran lakou, les marchands de micro, les journalistes commerçants, les intellectuels dépravés.
RÉSUMÉ
Ce roman, plongé dans un univers de peur et de violence, est une critique au vitriol de la bourgeoisie haïtienne, dont elle est pourtant issue. Mais comme on peut le voir dans tous ses livres, elle a toujours été lucide sur les inégalités sociales et les injustices qui l'entouraient. Le personnage principal, Michel, est un écrivain (comme Marie Vieux-Chauvet) qui essaie de dénoncer, avec un groupe d'amis, toutes les compromissions auxquelles se prêtent les élites pour obtenir les faveurs du pouvoir en place. Ces rapaces, ce ne sont pas uniquement les bourreaux qui tiennent les rênes du pays, mais aussi tous ceux qui en tirent profit en fermant les yeux sur les horreurs auxquelles se livre le régime, voire en y participant activement.
Bien évidemment, Michel sera tué par les tontons macoutes, tout comme son ami Alcindor. En Haïti, à l'époque, pour les rares qui osaient se lever contre la dictature, l'espérance de vie était courte.
D'une certaine manière, on peut dire que ce roman tient lieu de testament pour Marie Vieux-Chauvet. Car c'est aussi une réflexion sur le rôle de l'écrivain et son engagement face à une dictature sanglante. N'ayant jamais été diffusé hors d'Haïti, il s'agit donc d'un ouvrage complètement inédit.
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