... tendent à mettre dos à dos les mouvements féministes luttant pour le droit des femmes au respect.
Je me souviens, à Paris, d'une femme qui se faisait tabasser dans le rue par son partenaire et quand des personnes hommes et femmes sont intervenu-e-s pour empêcher le type de la battre,, elle s'en est prise à eux, prenant la défense de son agresseur.
Encore une fois, R. Sanon fait l'impasse de comprendre ce que tous les psychologues connaissent t ce que le mouvement "' Me too" a exposé à partir de nombreux témoignages de femmes c'est l'emprise psychologique.
Un exemple très simple de l'emprise psychologique, valable également dans les cas de maltraitance des enfants, d'inceste, de pédophilie,- femmes et enfants même combat parce que faisant partie des plus vulnérables- c'est que le prédateur arrive à persuader sa proie que s'il le bat, la viole, l'humilie c'est parce qu'il l'aime. Il va même jusqu'à la convaincre que s'il ne l'aimait pas il s'en irait, il la laisserait tomber, il prendrait une autre femme, il abuserait d'un autre enfant et que c'est parce qu'il l'a chéri à mort qu'il la viole.
Ces mécanismes d'emprise sont connus, étudiés, répertoriés. Demandez à la police dans leurs statistiques combien de femmes viennent porter plainte pour violences conjugales et qui par la suite retirent leurs plaintes de peur de représailles et bien plus. Demandez à la police dans leurs statistiques le nombre de femmes ayant retiré leurs plaintes ont été assassinées par la suite.
R. Sanon dans ses interventions laissent planer une odeur " an sant" à partir d'un témoignage, que les féministes seraient des espèces de "diables" qui prendraient plaisir à casser les couples à partir d'une simple mésentente.
Pour être plus ou moins objectif, il aurait fallu que M. Thomas Rudy Sanon, évoque le témoignage de femmes qui grâce à une prise de conscience de l'engrenage de violence dans lequel, elles, et par conséquent leurs enfants- vous croyez que des petits qui assistent à des bastonnades régulières de leurs mères et aux insultes qui lui sont proférées ne subiront pas un traumatisme et grandiront en pensant que la vie est belle et pleine d'opportunités ? - se trouvaient ont grâce à une rupture pu regagner une estime de soi et mener une vie plus épanouie.
Et puis, n'a t-on pas dit aux Kongos rebelles que "marronner "ne ferait que renforcer leur misère alors que dans la plantation où ils étaient traités comme des "zanimo" ils avaient le privilège d'avoir un toit et à manger. Et qu'il fallait mieux suivre l'exemple des Dahoméens - dont les dirigeants étaient eux-même de grands vendeurs d'esclaves- qui s'étant adaptés à un système qui existaient déjà chez eux, ont pu avoir l'un d'entre eux, Toussaint Louverture, gouverneur de l'île ? ( Mais quand même mort de froid et de mauvais traitements en France, au Fort de Joux)
Et en dehors de ces survivances prégnantes de l'esclavage, c'est dans le monde entier que - à quelques exceptions près- le genre féminin a été considéré ( et est encore) comme inférieur. Et que les hommes -à l'inverse de ce que dit F. Estimé dans sa narrative aussi biaisée que celles qui dénoncent - ont utilisé leurs vagins pour combattre leurs ennemis et assurer leur pouvoir.
Il y a un passage dans la Bible qui m'a frappé et que je retiens. C'est quand des hommes envoient leurs femmes dans une ville ennemie en leur disant de prétendre qu'elles sont célibataires. Ces hommes vont par la suite exiger réparations en argent et en terres à ceux qui selon eux auraient abusé de leurs épouses en connaissance de cause.
Et quant à l'histoire de l'inégalité des femmes dans le travail manuel, dur, je voudrais que quelqu'un me dise ce que font ces femmes qui cassent des pierres en Inde ?
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Et ces enfants au Congo qui travaillent dans une mine
Ne serait-ce pas temps de sortir de cette fiction se prétendant identitaire, culturelle, nationaliste qui laisserait entendre que la question du féminisme, à savoir du droit des femmes de se libérer de l'oppression "masculiniste" serait une importation de l'Occident, alors qu'elle est présente dans l'histoire d'Haïti. Même si niée.
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POUKISA ANPIL FANM KONY MOUVMAN FEMINIS LA? / ENVITE: GAELLE BIEN AIME & NAIMA ANDRIS
POUKISA ANPIL FANM KONY MOUVMAN FEMINIS LA? / ENVITE: GAELLE BIEN AIME & NAIMA ANDRIS
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