... appris la mort de son père, comment son cortège avec 17 policiers,( ce n'est pas un peu beaucoup pour un simple fils de président ? ) avait été criblé de balles, comment il s'en était sorti et comment sa demande d'asile à l'ambassade des USA lui a été refusée. Puis comment il est resté pendant de longues heures avec sa compagne et son enfant dans sa voiture devant l'ambassade des USA dans l'espoir qu'elle leur ouvre ses portes, jusqu'à ce que finalement il ait pu profiter de l'avion- ( celui qui transportait sa belle-mère à Miami ? Celui dont l'enquête ne dit pas qui l'avait affrété, qui avait payé le transport, qui le pilotait et tutti quanti) -pour quitter Haïti
Ça c'est une version. Dans une autre version- toujours avec Valerio Saint-Louis,- j'ai été surprise d'entendre qu'il s'était rendu sur la scène du crime parce que je croyais qu'il avait quitté Haïti illico, sachant que sa vie était menacée
Les Haïtiens devraient savoir qu'une scène de crime est inviolable dans la mesure où les empreintes digitales, les empreintes de chaussures, qui doivent y être relevées peuvent ne plus rien signifier et sont totalement brouillées à partir du moment où quantité de personnes entrent et sortent de cet espace comme dans un moulin.
Nous savons déjà qu'il s'est passé un temps fou avant que le médecin légiste puisse avoir accès au lieu. Non pas pour des raisons techniques mais parce que d'autres personnes s'activaient dans la résidence.
Nous savons quel la fille de Jovenel- Jo quelque chose je ne me souviens pas de son prénom exact mais d'après ce que j'ai compris le papa apposait sa marque de fabrique à tous ses enfants- était également retournée sur la scène du crime pour prendre des trucs pour sa mère.
Quand à l'autre fils de Jovenel, (Jovenel Junior ?) celui-ci fils de Martine -qui aurait dû faire partie des personnes interrogées puisque présent dans la résidence lors du crime, il est aux abonnés absents. Ceci dit, il l'a toujours été contrairement à Joverlein qui dans ses entretiens témoigne qu'il était un collaborateur de son père à partir du moment où il avait quitté Port-de-Paix pour se rendre au Palais national à Port-au-Prince.
Les Haïtiens qui regardent les télés étasuniennes devraient tous savoir que la première opération faite par la police est de sécuriser la scène du crime. Personne, ni parents, ni "gwo Zotobre", ni journalistes n'a l'autorisation d'y mettre un pied.
Dans le cas du meurtre de Jovenel, c'était "open bar" : ça rentre, ça sort, sauf pour le médecin légiste qui lui est déclaré "persona non grata".
C'est totalement insensé. Mais ce qui est encore plus incongru c'est que le journaliste Valério Saint-Louis ne fasse pas remarquer à Joverlein que sa présence sur la scène du crime était une infraction. Et ne lui pose pas des questions basiques comme : qui l'y a amené, est-ce qu'il a fait des photos, est-ce qu'il a emporté certaines choses ?
Valério Saint-Louis lui demande ce qu'il a vu. Joverlein répond par des anecdotes : la maison sens dessus dessous- j'ai eu droit à ceci également quand j'ai été cambriolée. Les cadeaux qu'il avait offert à son papa totalement détruits- de mon côté c'était les bijoux en or, les passeports périmés de mes enfants que je gardais en souvenir, les ordinateurs, tablettes, tel. qu'ils ont emportés.
Pour ce qui est de Jovenel on ne sait pas jusqu'à présent ce qui a été emporté ni par les criminels, ni par les "gwo zotobre", ni par les parents avant l'arrivée du médecin légiste.
Fixer la scène de crime : le gel des lieux, une expertise à part entière au service de l'enquête
La phase de constatations d'une scène de crime ou d'accident a toujours été la pierre angulaire de toute enquête judiciaire. Un bon gel des lieux permet de mettre sur de bons rails l'enquête, qui devra aider à la manifestation de la vérité. Aujourd'hui, de nombreux matériels de haute technicité et nécessitant des connaissances de haut vol, permettent aux experts en gel des lieux, de conserver l'état de n'importe quelle scène de crime ou d'accident.
Après avoir lu qu'un " bon gel des lieux permet de mettre sur de bons rails l'enquête" force est de constater que c'est exactement l'opposé qui a été fait : " le dégel" des lieux. Et que par conséquent tout a été fait par les uns et les autres pour rendre impossible toute enquête et nous mener à la macaquerie de procès à laquelle on assiste.
R. Sanon est parti en guerre contre les " journalistes commerçants" ( courtoisie regretté Pepe Mujica) - un truc que j'ai commencé à dénoncer dès l'ouverture de ce blog- et le fait même qu'il n'en existe pas un seul de ces Ms, dames, à informer sur l'importance du gel des lieux du crime et à montrer à quel point le fait que ce truc basique n'a pas été respecté, l'enquête partait d'emblée sur de mauvais rails et était vouée à dérailler, montre à quel point ces journalistes font mal leur travail.
Vous avez remarqué comment l'affaire Epstein soulève plein de questions dans les media dominants mais surtout chez les influenceurs pro-Trump et contre Trump. Il ne s'agit pas pour eux de gauche ou de droite, de républicains versus démocrates. Ce qui leur importe c'est de savoir la vérité sur le suicide ou pas du pédophile, sur ceux qui ont participé à son trafic afin qu'ils ne restent pas impunis et que justice soit rendue aux victimes.
Vous aurez également remarqué que les "tèt pete" à la Fouco et son "echo chamber", les Jako repèt, font en sorte de détourner systématiquement l'attention de leurs auditeurs des questions techniques et les envoient se faire voir dans des croyances qui avaient cours dans l'ensemble du Moyen-Âge en Europe.
Rendez-vous compte du degré de régression. Haïti au 21ème siècle sous l'emprise de croyances datant du 5ème siècle, véhiculées par les étrangers en mal de sensation forte, par les salopes et salauds du genre Fouco en recherche d'enrichissement, par les politiciens, les zen- telektyèl,- classes moyennes et journalistes arrivés (et arrivistes)- le secteur privé des affaires qui ne croit pas à ces conneries auxquelles, -lui son dieu étant la calculette-, y trouve son compte parce que plus il y a de "poorly educated", plus Ya bon banania, plus il y a d'abus, de profits.
Ainsi soit-il, Amen, Ayibobo, Pwen Boul, Aussi simple que ça. Bon dye béni w...
Je vous ai mis cette vidéo pour vous distraire et en même temps afin que vous puissiez comprendre combien sécuriser la scène du crime est une condition sine qua non pour mener une enquête à bien et que l'inverse, comme dans le cas du meurtre de Jovenel, entretient un embrouillamini auquel personne n'y comprend rien et conduit à une impasse.
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Exclusif! Enquêtes impossibles: Au-delà du mal (inédit)
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