Nouvelle monnaie d’Amérique Latine Le Sucre contre le FMI
Au moment où la montagne médiatique du G 20 accouchait d’une souris libérale, la presse internationale restait muette sur une réunion qui va pourtant déboucher sur un événement historique : la mise en place, en Amérique latine, d’une structure monétaire régionale en rupture totale avec la logique des institutions de Bretton Woods, et qui brisera le monopole du Fonds monétaire international (FMI).
On se souvient que, pour parer à la grande crise financière de 1997, partie de l’Asie orientale, le Japon avait proposé de créer un Fonds monétaire asiatique qui, en injectant des liquidités dans les circuits financiers des pays affectés, aurait permis de limiter l’ampleur du “tsunami” et d’éviter sa propagation à la Russie, puis au Brésil. A l’époque, le gouvernement américain et le FMI tuèrent cette initiative dans l’oeuf.
Ce que Tokyo ne put à l’époque réaliser, un petit groupe d’Etats des Caraïbes, d’Amérique centrale et du Sud en train de le faire, et en allant même beaucoup plus loin : réunis à Caracas le 26 novembre, les dirigeants des six pays [1] membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba), rejoints par l’Equateur, ont non seulement décidé de créer un Fonds de stabilisation et de réserve qui les protègera collectivement [2], mais aussi, pour toutes les transactions commerciales, tant intra-zone que hors-zone, de se doter d’une unité de compte commune assortie d’une chambre de compensation de paiements. Cette unité de compte et cette chambre porteront le nom de Système unitaire de compensation régionale ou SUCRE [3].
L'Article
http://risal.collectifs.net/spip.php?article2472
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