Santo-Domingo, le 23 mars 2009 – (AHP)- L’écrivain dominicain, Carlos Agramonte, auteur du roman “ l’esclavage des coupeurs de canne haïtiens en République Dominicaine “ , a annoncé lundi qu’il laissera son pays le 28 mars prochain, en raison de menaces dont il affirme être l’objet de la part d’inconnus après la publication de son ouvrage.
Le romancier et professeur à l'"Université autonome de anto-Domingo", a révélé également dans une communication à l’Agence EFE, que son livre intitulé “ Le prêtre anglais “ a été retiré récemment des librairies.
Dans une lettre adressée cette semaine au Procureur général du pays, Radhames Jímenez, il a déclaré qu’il a été, le 3 mars dernier suivi alors qu’il se dirigeait chez lui, tard dans la nuit. Les poursuivants cherchaient à l’assassiner a-t-il dit.
Cet incident, selon l’écrivain, est venu s’ajouter à d’autres menaces en différentes occasions.
Tout a commencé depuis le jour de la parution de mon roman “ Le prêtre anglais “ dans lequel je dénonce l’esclavage des braceros haïtiens dans les plantations de canne en République dominicaine, a écrit l’écrivain dans sa lettre au procureur.
“Le prêtre anglais” publié le 15 janvier dernier est un roman qui présente le drame réel vécu en République Dominicaine par le prêtre espagnol d’origine anglaise, Christopher Hartley, défenseur des coupeurs de canne haïtiens et dominicains.
Christopher Hartley a été curé de la paroisse de San Jose de los Llanos (65 kilomètres à l’Est de Santo Domingo). Il y a consacré une bonne partie de ses 9 années de travail pastoral à dénoncer la situation dans les champs de canne.
Le travail de Hartley qui a abandonné la République Dominicaine en 2006 est aussi raconté dans un documentaire intitulé “ Le prix du sucre “ qui a été au centre d’une polémique l’an dernier.
L'ecrivain Carlos Agramonte a fait savoir qu’un officiel de haut rang des forces armées dominicaines lui a conseillé de quitter son pays.
Le dossier de la migration est un dosier toujours très sensible emn republique domnicaqine.
En Haïti comme en République Dominicaine on attendait beaucoup d'une rencontre qui avait éte annoncée pour ce 24 mars à la frontière D'Elias Pina/Belladères entre les présidents René Préval et Léonel Fernandez, mais qui a été finalement renvoyée.
Il aurait dû être question de migration, commission mixte bilatérale et embargo sur les produits avicoles dominicains, selon des média dominicains. Mais tout ceci a éte reporté. Il ne s'agissait que de simples propositions, a fait savoir jeudi, le chancelier dominicain , Carlos Moralez Troncoso
L'agence en ligne Espacinsular relève qu'en Haïti comme en République Dominicaine, dans les cercles politiques et sociaux, on afirme que les relations haitiano-dominicaines se résument ces dernières années à la simple amitié entre Préval y Fernández, qu'on dit formidable des deux côtés.
Sources :http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
"Eh bé,eh bé! " comme dirait 'l'homme amoureux de 2 Lexus", cette affaire d'esclaves haïtiens semble toucher des points extrèmement sensibles.
Les 2 Duvalier et leurs 2 millions de dollars par an pour la vente des travailleurs haïtiens en RD
Tous ces nègres dans des cahutes à travailler du matin au soir ça doit être d'un rapport qualité/ prix pas possible question bénéfice - surtout en tant de crise- pour en arriver à ce que ce monsieur soit menacé et obligé de quitter son pays. Bon courage M. l'écrivain!
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