Le premier avril, le journal haïtien "Le Nouvelliste", faisait comme tout un chacun son poisson d'avril.
en annonçant l'abracabrante nouvelle de la création d'une super ville entrain d'être construite en Haïti.
«Avec un investissement qui dépasse les 6 500 000 dollars américains, des chefs d'entreprise dominicains et haïtiens ont entamé ce mercredi dans la localité de Fonds Parisien, en Haïti, la construction d'une ville de luxe comprenant 34 000 logements et appartements, 540 locaux commerciaux, un parc industriel avec 300 hangars, une université ainsi que des services, eau, d'électricité et de sécurité indépendantes, informe le journal dominicain El Jaya."
Bien évidemment les lecteurs du journal, dans leur majorité, ne s'y sont pas laissé prendre.
Eh bien, figurez-vous, mezami, que les experts en développement qui s'expriment sur le net, particulièrement les "fous de la privatisation" ont mordu à l'hameçon. Non pas seulement mordu, mais littéralement foncé dessus avec l'enthousiasme et le bonheur d'enfants devant un "tonton noël"
"Toute l'infrastructure est privée: éléctricité, route, eau, telecom, police, écoles, ...
Le paradis du Lac Azuei!"
Qui l'eût cru ! Les étrangers aiment à dire que les Haïtiens sont de grands enfants, auraient-il raison ?
Ou bien, serait-ce que la cupidité embrouille l'entendement, que l'appât du gain court-circuite les neurones et synapses?
Et de s'exclamer "myam, myam, tout privé" et de se lécher les babines, sans même prendre le soin de vérifier les sources.
On peut s'attendre à ce que cette "information" fasse le tour du net, échauffe les esprits qui vont se lancer dans des spéculations dignes de Donald Duck. A nous deux le Pérou ! Bling, bling !
Ainsi va l'info, au pays des paltoquets d'extrème droite.... On n'est pas sorti de l'auberge avec ces joyeux lurons qui tiennent une forme d'enfer.
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