J’ai lu avec amusement l’échange entre "la Sénatrice " et "le Réalisateur" (on purait en faire une pièce de théâtre à la Brecht. Titre la Sénatrice et le Réalisateur)
à propos de la Citadelle Laferrière et des vêtements séchant au soleil.
Je me garderai de mettre mon nez dans une querelle de famille, de poser mon doigt entre l’enclume et le marteau.
1- La comparaison entre l'église rwandaise et la Citadelle n'est pas tout à fait au point. La Citadelle est un monument historique qui représente un symbole universel. Je ne crois pas que ce soit le cas de l'église rwandaise, aussi belle qu'elle soit.
2 -De même, est-ce que le curé rwandais aurait accepté de donner l'autorisation à une équipe de tournage de camper dans son église ? Je sais bien que ce n'est pas de la faute du réalisateur -même si lui même a occupé le poste de ministre de la Culture en d'autres temps- si l'Etat haïtien, ni les investisseurs privés n'ont jugé intéressant de construire des hôtels, auberges, "guests houses" pour les visiteurs.
4- Le réalisateur fait la liste de l'ensemble des réparations, aménagements, réfections qu'il a réalisés dans la Citadelle pour pouvoir la rendre fonctionnelle à son travail. A ceci il ajoute l'énumération des artisans, ouvriers et autres manutentionnaires auxquels il procure du travail. Tout cela est vrai, mais n'est en rien anormal. Ces dépenses font partie de l'économie de la production d'un film de long métrage de fiction et ne sont en rien exceptionnelles. Il est vrai, on ne peut pas le nier, que cet apport de travail est bénéfique pour une population qui connaît un chomage endémique
Le désordre politique organisé depuis 1957 par les paltoquets d’extrême droite qui se battent à mort entre différents clans pour le contrôle de l’Etat et des richesses du pays, comme on l’a vu en 1987, 1989, 1990,1991,2001, 2004 en est la cause première.
Qui peut prétendre construire au sein d’un chaos organisé et voulu ?
C’est de cette difficulté insensée -même si Césaire use parfois de dérision pour en montrer la démesure- dont il est question dans son œuvre, si bien nommée: «La tragédie du Roi Christophe ». De plus, ce que dit subtilement Césaire, dont on fait fort souvent l'impasse -et dont il a parlé également dans son "Caliban"-, c'est que c'est de la folie, de la sauvagerie de "l'autre", le colon, que le colonisé devient fou. Une problématique qui a été étudiée, analysée et décrite chez d'autres auteurs comme Fanon, Memmi, etc.
Une pièce de théâtre dont je profite de l'occasion pour vous en recommander la lecture.
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