La lecture des statistiques sociales de l'IHSI se convertit, si on ne situe pas dans
le camp des néo-cons, en chef d'accusation : flagrant
délits au titre de la violation des droits sociaux de la majorité de la population, qui est
systématiquement exclue de la socialisation et de la sociabilité par le travail socialement
nécessaire. Le jeu guerrier mené par les consignataires, les industriels sont des
fordistes -c'est-à-dire les travailleurs sont aussi des consommateurs-
ne représente que
la pointe de l'iceberg.
comprend 3,6 millions de personnes dont : 66% dans le secteur agricole, 9% l'industriel et 25% le tertiaire ; et le chômage est répandu parmi les 2/3 de la population active, qui se compose de 42% de femmes, les enfants domestiques, quis'élèvent à près de 300 000, ne sont pas inclus dans ces données.
Par ailleurs, le taux de chômage chez les jeunes est très élevé, 15-19ans,61%, 20-24, 50%.
économique, le rapport entre le total des inactifs de tous âges à celui des actifs occupés se chiffre à 96 inactifs pour 100 actifs, mais est plus faible dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, il est de 70. Cependant la charge est lourde pour ceux qui exercent un emploi, on trouve dans la capitale 212 inactifs et chômeurs pour 100 actifs occupés, 217 dans les villes de province.
l'exclusion sociale. Le coefficient de Gini, qui mesure l'inégalité des revenus dans un pays, le chiffre 0
représente une égalité parfaite (tous les revenus sont identiques) et le chiffre 1 une inégalité totale
(une seule personne reçoit tout le revenu et les autres rien), pour Haïti : 0,592, plus proche de 1 que
de 0.
Et, selon la société International Living, qui a créé un "index de qualité de vie", composé de 9 critères :
coût de la vie, loisirs et culture, économie, environnement, liberté, santé,infrastructures, risques et sécurité, une note sur 100 est donnée pour chacun de ces critères et la moyenne de ces notes donne le score final. Haïti se retrouve parmi les 10 pays en fin de classement, avec le score, 37.
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