Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


RD, L’ajustement au bout du fusil

Publié par Elsie HAAS sur 16 Juillet 2009, 09:47am

Catégories : #PEUPLE sans mémoire...

6 février 2004 par Frédéric Lévêque

L’origine de la crise

Selon Pedro Franco, « les organismes multilatéraux et les diverses agences et institutions liées à l’application de politiques néo-libérales ont tenu durant plusieurs années le discours selon lequel la République dominicaine possédait un bas taux d’endettement externe, une grande stabilité économique, (...) ce pourquoi ils lui conseillèrent non seulement l’endettement extérieur, la suppression des barrières douanières pour donner le champs libre aux accords de libre échange et (...)la privatisation du grand patrimoine d’entreprises publiques (...) » (Alai, 29-01-04).

Les gouvernements successifs ont fidèlement appliqué les recommandations des bailleurs de fonds internationaux faisant plonger des milliers de Dominicains dans la misère.

L’époque où les indicateurs économiques faisaient de la République dominicaine un des pays les plus stables économiquement parlant des Amériques est révolue. Durant les années 90, le pays a bénéficié d’un haut taux de croissance économique, avec une progression moyenne du Produit intérieur brut |2| (PIB) de 6%. Le secteur touristique et les zones franches industrielles |3| y contribuant largement. En 2003, le PIB a chuté de 1,3 % |4| L’inflation a grimpé drastiquement à plus de 40% - la plus élevée d’Amérique latine. La hausse démesurée des prix et la dévaluation accélérée du peso dominicain explique en grande partie le succès de la grève générale, la seconde en trois mois, et l’appui dont elle a bénéficié dans toutes les classes sociales.

Point d’orgue de la crise que traverse le pays : le 13 mai 2003, le gouverneur de la Banque centrale révélait aux pays le contenu d’un rapport élaboré par des représentants du FMI, de la Banque interaméricaine de développement (BID) et de la Banque mondiale avalant la commission |5| d’une fraude spectaculaire de la Banque Internationale (BANINTER) . « La crise bancaire qui éclata au cours du second trimestre provoqua une forte vague d’incertitude et de méfiance, une croissante dollarisation et une fuite de capitaux considérable. » (CEPAL, ibid). Pour contenir la détérioration du système financier et sauver les banque touchées par la crise, les pouvoirs publics injectèrent d’énormes ressources, d’où l’augmentation de la dette publique. Elle représentait 20,9% du PIB en 2002 et est passée à 47,9 en 2003 (CEPAL, ibid).

Autre constante de la politique gouvernementale de ces dernières années : la privatisation du patrimoine public. « En quelques années, l’Etat est parvenu à vendre l’essentiel de ses sociétés (...) tout en doublant, en deux ans, la dette externe du pays. » (Le Courrier, 22-08-03). Des privatisations aux conséquences bien connues : licenciements, abandon des infrastructures et des programmes sociaux. « Aujourd’hui, le gaz est devenu un produit de luxe, l’eau et surtout l’électricité font le plus souvent défaut. Depuis la privatisation de l’électricité en 1998, les hausses de prix du courant et les apagones (coupures) sont devenus la hantise des habitants, ceux-ci pouvant être privés d’électricité durant plus de dix heures ». (Le Courrier, 22-08-03) Le pays a d’ailleurs connu de nombreuses manifestations anti-apagones. En 2002, quelques 50 personnes avaient été tuées dans de telles protestations.

 

Article http://www.cadtm.org/spip.php?article438

Ca se passait en 2004, comme par hasard, -heureux hasard- au moment où certains Haïtiens s'employaient avec une énergie, un enthousiame, une exaltation représentatifs de la "pénurie intellectuelle"
à déstabiliser leur pays et à en  préparer l'occupation par les forces de l'ONU, coûte que coûte.

Des luttes menées par la population voisine vous n'en saurez rien.
Pourquoi ?
Parce que tout simplement les Malins et Malignes patron(ne)s des média des deux côtés de l'île et  patrons  des bateyes et des "maquilas" , "sweatshops" , patron(ne)s du commerce de l'importation, s'entendent comme cochons pour faire suer le travailleur,  se donnent  la main pour censurer toute information susceptible de réunir les  2 populations pareillement exploitées dans un même combat.
Voici, voilà, c'est aussi simple que ça.
Pas la peine d'en faire une thèse.
Les travailleurs de la RD et de Haiti ont tout intérêt à dialoguer au lieu de se laisser manipuler par ceux dont la devise est et a toujours été  : "diviser pour régner."
Avez vous lu cette phrase  écrite en 2004 :

« Aujourd’hui, le gaz est devenu un produit de luxe, l’eau et surtout l’électricité font le plus souvent défaut. Depuis la privatisation de l’électricité en 1998, les hausses de prix du courant et les apagones (coupures) sont devenus la hantise des habitants, ceux-ci pouvant être privés d’électricité durant plus de dix heures ». (Le Courrier, 22-08-03)

Ce qui serait bien, c'est qu'avant de voter pour  ou contre la privatisation de la Téléco, les députés et sénateurs aillent faire un petit tour en RD, discutent avec leurs collègues parlementaires, les représentants des syndicats et de la "société civile" pour mieux comprendre  les différentes facettes de ce dossier de la privatisation.

C'est toujours bien de s'informer sur ce qui s'est passé ailleurs depuis pas mal de temps (1998), chez son voisin le plus proche dans le cas présent, avant de prendre des décisions.

Mais, comme chacun le sait, Haïti étant un pays "exceptionnel", les réunions ne se font en RD que :
 -quand il s'agit de faire des conférences pour apprendre aux politiciens l'art et la manière de déstabiliser dans l'impunité un gouvernement légitime.
- quand il s'agit  d' entraîner d'anciens  Cagoulards/Macoutes/Fraph/Fad'h/Ninja/Zenglendo à l'art et la manière  dans l'impunité d'égorger les populations paysannes désarmées, de violer leurs femmes fils et filles, de voler leurs biens, afin de semer la terreur et imposer  peur et soumission à la po
pulation.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents