Lu sous la plume d’un internaute :
"kraze-brize té bèl konsa, ou ta fèl lan Paris tou.avek Cetoute.
Min ou pap fèl lan Paris.
Gin prison ak makak ladanl, dans un etat de droit, Cetoute.
Sé en Haiti seul, ou wè sé yon bèl bagay."
Traduction :
" Si casser était une si belle chose, tu le ferais à Paris avec Cétoute
Mais tu ne le feras pas à Paris
Il y a des prisons avec des macaques (sic ?) dedans, dans un état de droit, Cétoute
C'est seulement en Haïti ,que tu vois que c'est une belle chose."
Oh la la ! Que pasa Chiquita ?
Ma ! Qu'est ce que c'est que tout ce bruit ?
Qu'est-ce que c'est que cette pétarade ?
Serait-ce le bruit des motos de Jacmel ?
Il paraîtrait que l'on reconnaîtrait un Jacmélien - du peuple, cela va sans dire-
au fait qu'il porte des marques de brûlures aux jambes
Brûlures dues aux taxis-motos omni présents.
Bon blague à part.
en novalangue?
De une, je ne vois pas ce que M. Cétoute a à voir avec ce que j'écris
De deux, l'internaute a un problème avec Paris ?
C'est pourtant une ville magnifique, surtout en ce moment pendant l'été.
De trois, où ai-je une seule fois dans mon texte évoqué des manifestations ?
Et à fortiori défendu le kraze-brize.
Ou donc ? Qu'on me le montre !
VOIR "Time is money", le mantra qui tue !
Cette technique dite, en Haïti "voye monte" est utilisée systématiquement
pour faire diversion et discréditer la pensée de l'autre.
De quatre, la France est connue pour les manifestations ouvrières, estudiantines, des médecins,
et de toutes autres corporations.
C'est un phénomène internationalement connu.
Et il arrive fort souvent que ces manifestations," dégénèrent", comme disent les média
Cet internaute , sans doute trop pris par ses affaires,
-Time is money, is not it, my dear ?-
n'a apparemment pas eu le temps de se tenir informé.
Voici donc de quoi rattraper ce "temps perdu" :
VOIR : Lors des dernières manifestations violentes en Corse, des collégiens et lycéens étaient en première ligne
Extrait :
La mouvance nationaliste espère canaliser la colère qui s'exprime depuis le verdict Colonna. Sur la place Saint-Nicolas à Bastia, la façade de la BNP est encore noircie. Tout comme celle du Crédit agricole « fermé pour cause de vandalisme ». Un peu plus haut, à la Banque de France, des ouvriers s'affairent à remettre le « France » arraché à l'enseigne de l'établissement, tandis qu'un vitrier lisse le mastic sur l'un des carreaux qu'il vient de poser. Une semaine après la manifestation organisée, samedi 4 avril, à l'appel des principales organisations indépendantistes, Bastia porte encore les stigmates des violents incidents qui ont opposé, ce jour-là, une grosse centaine de jeunes aux forces de l'ordre.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1078135
VOIR : Manifestation - La grogne des agriculteurs s'étend à toute la France
Les premières actions ont eu lieu dans l'Yonne, où une laiterie a été bloquée. A Mâcon, une cinquantaine d'éleveurs d'ovins et de bovins de Saône-et-Loire sont rassemblés en matinée devant la préfecture en espérant être reçus par le préfet.
En Vendée, plusieurs dizaines d'exploitants agricoles sont passés à l'action en bloquant jeudi et vendredi sept sites du département (trois grandes surfaces, deux laiteries et deux abattoirs). Dans les Hautes-Pyrénées, une centaine d'agriculteurs et de négociants en bestiaux ont bloqué pendant une heure l'entrée de l'Intermarché de Tarbes avant un rassemblement prévu devant la préfecture. A Auch, de 300 à 350 agriculteurs ont fait à faible allure un tour de ville, accompagnés par une dizaine de tracteurs avant de se rassembler devant la préfecture du Gers.
Des "mesures d'avenir"
A Toulouse, entre 110 et 150 agriculteurs, selon la police et les organisateurs, se sont rassemblés devant la cité administrative devant laquelle ils ont déposé des kilos de fumier ainsi que des panneaux portant leurs revendications. Dans le Tarn, à Albi, environ 300 agriculteurs ont empêché le passage aux caisses d'un hypermarché pendant quelques heures, distribuant des tracts dénonçant la distorsion entre les prix de production et ceux de la distribution. Ils sont ensuite repartis sans incident en direction de la préfecture. Près de Bordeaux, une soixantaine d'agriculteurs réclamant "plus de prix rémunérateurs" ont par ailleurs été reçus par un représentant du préfet. Enfin, en Ile-de-France, plusieurs dizaines de militants ont manifesté devant le siège de l'UMP à Paris, réclamant notamment la démission du ministre de l'Agriculture. Sur toute la France, ce sont 10.000 agriculteurs qui se sont mobilisés, selon la FNSEA.
Et pour compléter, une petite vidéo de l'INA (Institut national de l'audiovisuel)
VOIR :Manifestation d'agriculteurs en Bretagne
www.ina.fr/.../manifestation-d-agriculteurs-en-bretagne.fr.html -
Tout ça pour rappeler que la sagesse voudrait
qu'il vaudrait mieux éviter de parler de ce qu’on ne connaît pas ;
Qu’il n’est point nécessaire de détourner les propos, d’être grossier
pour faire valoir son point de vue;
Que personne n’encourage les violences dans les manifestations;
Que des manifestations qui prennent une tournure violente pour différentes raisons
– casseurs infiltrés, colère des manifestants-
ont lieu partout dans le monde entier ,
aussi bien dans les pays riches (civilisés ?) que dans les pays pauvres (barbares ?)
Que des manifestations n’ont jamais ruiné l’économie d’un pays
Mais l'exemption d'impôts à des industriels pour 3 ans , oui.
Que prétendre que des manifestations violentes
(la Guadeloupe tout récemment, la Grèce il y a quelques temps)
n’ont lieu qu’en Haïti est carrément faux.
Que, par ailleurs, les plus grandes causes d’instabilité en Haïti
sont les coups d’Etat à répétition, l’absence de justice,
l'incompétence des hommes d'affaires et l’insécurité structurelle chronique.
VOIR :Sur le journal LE MATIN du 10 avril 1934, Emile Roumer avait ecrit:
Ce ne sont pas les dégâts commis par des manifestants
que le Président Obama est en train d'essayer de réparer aux USA,
mais précisément ceux commis par les « businessmen » greedy (cupides)
et les gens de Wall Sreet.
C'est Obama lui-même/même, en personne, qui a utilisé le mot "greed".
L'internaute a écrit :
"Reflechis...Tu sais le faire parfois. Je n'ai pas perdu espoir.."
Merci Papa
Mais c'est tout réfléchi, Je n'achête pas. I am not buying.
Faudrait d'abord
commencer
par montrer l'exemple.
On verra après.
L’intenaute use de familiarité et passe au tutoiement
"Tu sais le faire parfois."
De ki prevyen ! On se connait ?
Il ne me semble pas pourtant que nous ayons été présentés.
En ajoutant à son parler, la sauce de l'intimidation pour faire bonne mesure.
En Haïti on dit "bay presyon".Wouahouu!
Ho pauRRRa !
J'ai peuRRR!
I am scaRRRed ?
Serions-nous revenus à l'époque
du "pa foure bouch ou nan bagay ki pa gadew" ?
Celle de la restauration macoute ?
Quant à l'histoire de "Rémunération de l'auteur"
intégrée avec son message de "presyon"
c'est carrément loufoque.
Serait t'y pas que ce Monsieur voudrait
lancer un nouveau zen
en insinuant que je serais grassement rémunérée pour mes écrits ?
Mezanmi, il semblerait que les GNBI$$$
soient parmi les plus grands experts de zen (rumeurs) au monde;
Il paraîtrait même qu'ils auraient l'intention d' implanter à Jacmel
la + grande fabrique de zen au monde
afin de résorber le chômage en Haïti.
Il paraîtrait aussi qu'ils sont persuadés
que tout se fait uniquement pour de l'argent.
A l'internaute, je proposerais d'aller sur over-blog.com
et de consulter la rubrique "Rémunération de l'auteur".
Vous aussi lectrices et lecteurs je vous encourage à le faire.
La démystification devrait être un impératif catégorique
pour tous les progressistes.
D'où ce long laïus.
Comme je l’ai fait remarquer en moult fois,
on ne sait pas, par quelle tournure d'esprit qui leur est propre,
la droite
et l’extrème droite ont, plus souvent que rarement, recours à la vulgarité,
aux grossièretés, aux attaques ad hominem et aux menaces déguisées
quand ces gens-là se trouvent à court d’argument.
« Gin prison ak makak ladanl, dans un etat de droit, Cetoute »
Ca veut dire quoi exactement makak ?
Un prisonnier serait un makak en novalang GNBI$$$ ?
Parmi les plus réacs de l'extrème droite, il ne s'en trouverait pas beaucoup à utilisercette terminologie pour caractériser des êtres humains.
Et puis, en Haïti, les prisons ne sont pas pleines ?
Et puis, en Haïti, les gens ne vont pas en prison ?
VOIR : Nouvelle manifestation des ouvriers : Au moins quatre arrestations et des brutalités policières
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6085
Ou bien faudrait-il enfermer toute la population pauvre -les makaks ?
– à l'exception de ceux qui travaillent dans les sweatshops, of course-
avec une petite dédicace spéciale à l'intention de l’internaute ?
Vraiment pénible et contre productif
cette manière de toujours présenter Haïti
comme Le pays où
tout est "singulier"
et où même les manifestations seraient "à l''haïtienne."
VOIR Pauvre Élite (un texte daté du 19 novembre 1902)
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