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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Nettoyage "ethnique" en Haïti ?

Publié par Elsie HAAS sur 6 Février 2007, 01:18am

Catégories : #REFLEXIONS perso


Un article qui date du 31 janvier publié dans le journal dominicain Dominican Today dont je vous fais une traduction rapide. Ce qui est dit dans cet article reprend et corrobore les informations retranscrites par des journalistes haïtiens, non affiliés aux médias dominants, propriétés des compradores.

 L'insécurité est réelle en Haïti, mais moins qu'au Brésil ou dans d'autres pays d'Amérique Latine.
(Voir les articles publiés sur le  blog, sur le Brésil, la République Dominicaine, le Guatemala et les autres)

 En réalité, l'insécurité n'a pas arrêté de grandir depuis ces deux dernières années avec l'arrivée de l'équipe de Latortue et des Casques bleus. Sous prétexte de lutter contre l'insécurité on a créé encore plus d'insécurité en donnant le feu vert à des bandes de voyous d'extrême droite solidement armés, venus de la République Dominicaine pour prêter mains fortes aux "grennanbounda". Ces ex Fadh/ex-Fraph sont actuellement toujours présents sur le territoire national . Avec leurs copains  qui se sont échappés de prison au moment de l'éviction d'Aristide (voir le rapport d'Amnesty International de l'époque dans "Haïti 2004, les paramilitaires en pays conquis " paru sur ce blog ) ils forment de dangereuses bandes à la solde des puissants, des "big bosses " comme on dit en Haïti.

Les pauvres fuient leurs quartiers. Les terrains seront bientôt libres pour les spéculateurs. A propos de spéculations sur les terrains, J'ai appris hier, au hasard d'une rencontre avec une Française qui se trouvait en Haïti en août 2006, que des terrains au-dessus de Port-au-Prince, du côté de Morne l'Hôpital étaient à vendre pour « une bouchée de pain » ( c'est son expression) Elle m'a également rapporté, je cite, que «  beaucoup de Français achetaient à cet endroit » qui, toujours d'après elle, est magnifique, plein d'arbres, avec une vue imprenable.

Les Haïtiens de la diaspora ne s'étonnent pas que l'insécurité leur interdit  d'aller en vacances, de montrer leur pays à leurs enfants,  d'y  prendre leur retraite, d'investir dans leur pays ou même d'apporter une aide bénévole,  alors que, paradoxalement, cette même insécurité n'empêche pas,  par contre, des Français (et  autres occidentaux, Canadiens et Etatsuniens) d'acheter des terrains et de s'y expatrier.  Il y a quelque chose de louche là-dessous...

Pourtant, l'ensemble des événements qui se son déroulés de 1986 à aujourd'hui aurait dû les porter à réfléchir, à se poser quelques questions. Comme, par exemple, pourquoi eux sont interdits  de séjour dans leur propre pays alors que des étrangers vont s'y expatrier ?

 Au lieu de radoter toute la journée sur les histoires d'Aristide, de chimères, de bébé pilé dans un pilon, « de pauvres qui auraient tous les droits parce que pauvres  (pauvre Laennec, un penseur ne devrait pas faire dans les brèves de comptoir/ voir les citations complètes ci-dessous ) qu'on leur agite devant les yeux,  ils seraient plus avisés d'aller regarder de près ce qui se déroule derrière cette mise en scène, sinon ils risquent, dans les années à venir, de n'avoir plus de place dans leur pays.  Aimé Césaire  parlait de "génocide par substitution " en considérant l'exil forcé de ses concitoyens en Métropole et par retour d'avion l'arrivée de métropolitains. Le procédé est simple  la population  locale part travailler pour les Occidentaux pour"une bouchée de pain"; en échange  les Occidentaux achêtent des terrains et s'établissent "pour une bouchée de pain" dans ces îles  qui ne deviennent vraiment paradisiaques que quand l'autochtone  ne gâche plus la vue.

                                                        Un livre à lire,  loin des  élucubrations de M. Hurbon

Citations de M Hurbon

"Je pourrais donc, comme pauvre, entrer par effraction dans n'importe quelle maison, accaparer l'argent, les bijoux, les voitures, les femmes et les enfants ? "
 Laennec Hurbon in  Haïti : violence et politique/Soumis à AlterPresse le 8 janvier 2007

Dans l'article de M. Hurbon se trouve également une autre perle: la relation entre le kidnapping et le fantasme de l'esclave qui voudrait prendre la place du maître en s'appropriant les corps et les biens- quelque chose d'assez tordu du  genre: " Le fantasme du maître: le retour " ...Enfin, jugez-en par vous mêmes...

L'acte du kidnapping ne serait-il pas avant tout le retour du fantasme du maître qui voit dans l'esclave le bien meuble qu'il peut échanger contre de l'argent ? N'est-ce pas là un processus de zombification : le fantasme d'un pouvoir absolu ?
 Laennec Hurbon in  Haïti : violence et politique/Soumis à AlterPresse le 8 janvier 2007

 Laennec Hurbon semble convaincu de l'existence d'une version "natif-natal" du kidnapping Est-ce que les kidnappeurs d'Italie, du Mexique, du Brésil et tutti quanti sont tous habités par le fantasme du maître  ?  Il faudrait peut-être arrêter de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Autrement dit:  arrêter de nous prendre pour des cons.
Un proverbe chinois dit : «  Le sage  montre la lune l’imbécile regarde le  doigt » Eh bien, les Haïtiens de la diaspora devraient apprendre à regarder la lune. C’est pour nous y inciter qu’existe sur ce blog, une rubrique Haïti 2004, où l’on peut retrouver les articles datant d'un passé récent qui portent un éclairage sur les temps actuels.

 

Voici :
1- la traduction  approximative de l'article

Des organisations sociales et politiques de la République Dominicaine ont prévenu que l’insécurité actuelle en Haïti pourrait provoquer une arrivée massive d’illégaux haïtiens dans le pays.
Selon ces organisations les affrontements entre les troupes de l’Onu et des civils armés compliquent de plus en plus la situation haïtienne.
Le parti de gauche « Force de la Révolution » met en avant le fait que quotidiennement, de jeunes Haïtiens meurent à cause de la violence qui règne dans le pays et que les soldats de l’Onu " assiègent les quartiers populaires, arrêtant et tuant des citoyens."
D’après ce parti politique cette situation plonge les Haïtiens dans le désespoir et les pousse à fuir vers la République Dominicaine.
 Les sections du "Comité pour la défense des droits humains" et la Congrégation chrétienne " Cristo Vive "  situés au nord du pays, mentionnent que de s milliers d’ Haïtiens se sont installés dans les villes du nord de la République Dominicaine pour échapper à la violence.
On peut constater, ajoute l’organisation des droits humains, combien les rues de la ville de Santiago (située au Nord du pays) ainsi que d’autres provinces se remplissent jour après jour d’Haïtiens qui ont abandonné tous leurs biens, à cause de la répression, de l’insécurité, du chômage et de l’absence de perspectives.
Il y a  approximativement 1 million d’Haïtiens sans papiers qui vivent en République Dominicaine, travaillant principalement dans la canne et dans l’industrie du bâtiment.

 2 - et l’original de l’article.
A la proxima !

 
Entities warn of stampede of Haitians to Dominican territory
 Sources : Dominican Today
SANTO DOMINGO.- Social and political organizations in the Dominican Republic’s north region warned yesterday that the social insecurity ruling in Haiti could spark a massive stampede of undocumented Haitians to the neighboring country.

Haiti’s situation in "is more and more complicated" due to the insecurity, the violence and the confrontations between members of the United Nations Haiti Stabilization Mission (MINUSTAH) and armed civilians, added the sources quoted by the local newspaper El Nuevo Diario.

The leftist party Force of the Revolution "defenseless" the denounced that daily young Haitians die due from the country’s violence while the MINUSTAH soldiers "besiege the poor districts, arresting and killing citizens."

"This situation is making the Haitians hopeless and many look for various formulas to escape to the Dominican Republic," added the political party.

The Committee for Human rights and the Christian Congregation "Cristo Vive" on the country’s north said that thousands of Haitians have settled down in the cities  the Dominican north after fleeing from Haiti’s violence.

"We see how the streets of Santiago (north) and other provinces fill daily with illegal Haitians whom have had to leave their belongings due to the repression, the insecurity, the unemployment and the lack of opportunities," added the human rights organization .

Some one million mostly undocumented Haitians who work mainly in the sugar and the construction industries live in the Dominican Republic, which shares the isla

Entities warn of stampede of Haitians to Dominican territory
 Sources : Dominican Today
SANTO DOMINGO.- Social and political organizations in the Dominican Republic’s north region warned yesterday that the social insecurity ruling in Haiti could spark a massive stampede of undocumented Haitians to the neighboring country.

Haiti’s situation in "is more and more complicated" due to the insecurity, the violence and the confrontations between members of the United Nations Haiti Stabilization Mission (MINUSTAH) and armed civilians, added the sources quoted by the local newspaper El Nuevo Diario.

The leftist party Force of the Revolution "defenseless" the denounced that daily young Haitians die due from the country’s violence while the MINUSTAH soldiers "besiege the poor districts, arresting and killing citizens."

"This situation is making the Haitians hopeless and many look for various formulas to escape to the Dominican Republic," added the political party.

The Committee for Human rights and the Christian Congregation "Cristo Vive" on the country’s north said that thousands of Haitians have settled down in the cities  the Dominican north after fleeing from Haiti’s violence.

"We see how the streets of Santiago (north) and other provinces fill daily with illegal Haitians whom have had to leave their belongings due to the repression, the insecurity, the unemployment and the lack of opportunities," added the human rights organization .

Some one million mostly undocumented Haitians who work mainly in the sugar and the construction industries live in the Dominican Republic, which shares the isla

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