Les dits de Mme Manigat
Publié par Elsie HAAS
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9 Mars 2007, 18:17pm
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#AU MATIN DE BOULOS
Mme Manigat dans un édito au titre relativement sibyllin: « Accompagner sans remplacer, dans le, respect » fait l’éloge de la presse haïtienne en ces termes : « Une presse fougueuse, volontiers militante, encore néophyte dans plusieurs domaines, mais quand on n’a plus rien à apprendre c’est qu’on est mort. Une presse qui dans son ensemble travaille selon des standards éthiques et professionnels universellement admis ».
Balivernes et rodomontades qui servent à cacher ce que chacun sait, à savoir que la presse haïtienne, à quelques exceptions près, est une presse aux bottes. Son traitement de l’information reste fondamentalement biaisé, partisan, au service des intérêts des « big bosses » qui financent ces médias. Alors il faut vraiment être stupide ou de mauvaise foi pour affirmer que cette presse travaille« selon des standards éthiques et professionnels universellement admis ». Une affirmation aussi fantaisiste fait précisément la preuve du contraire.
Plus loin, dans le même texte, un truc étrange: « On voit mal où la Minustah pourrait jouer les « interpositeurs » sinon à la façon de Médecins Sans Frontières qui nous chante un refrain de trêve humanitaire entre les deux parties pour aller ramasser des blessés. »
Que veut dire Mme Manigat avec cette manière un peu cavalière, frisant l'indélicatesse, de parler de l’organisation Médecins sans frontières ?
Mme Manigat serait-t-elle contre le fait que l’on puisse demander une trêve entre combattants pour soigner les victimes, généralement des civils ? Mme Manigat préfèrerait-elle qu’on achève les blessés, ou qu'on les laisse crever par terre ? Quel refrain étrangement inquiétant nous chante là Mme Manigat ?
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