Considéré comme l'architecte de la "guerre sale" qui a fait 30.000 morts sous la dictature (1976-83), Videla avait été condamné à la prison à vie pour torture, meurtre et d'autres crimes dans le cadre d'un procès historique des chefs de la junte en 1985 avant d'être gracié cinq ans plus tard par le président Carlos Menem.
La Cour suprême argentine a annulé cette décision en 2007, rétablissant la condamnation, et depuis des dizaines d'accusations nouvelles ont été portées contre Videla. L'affaire jugée à Cordoba est la première à faire l'objet d'un procès. Au moins deux autres procès doivent s'ouvrir cette année, dont un concernant des bébés mis au monde en captivité par des détenues qui avaient ensuite été tuées.
L'ancien dictateur fait également l'objet de poursuites en Italie, Espagne, France et en Allemagne liées à la mort de ressortissants de ces pays en Argentine.
VOIR http://fr.news.yahoo.com/3/20100702/twl-argentine-videla-proces-5c16fb8.html
Oui mezanmi, vous avez bien lu :
« Au moins deux autres procès doivent s'ouvrir cette année, dont un concernant des bébés mis au monde en captivité par des détenues qui avaient ensuite été tuées. »
C’est cette exacte et même famille de l’extrême droite
militaires, paramilitaires, macoutes et intellectuels affidés,
qui pendant au moins une quarantaine d'années
a commis
des crimes similaires en Haïti
et les commet encore aujourd'hui.
Eliminant tout individu qui s'oppose à son agenda de prédation
massacrant à chaque fois que l'occasion se présente
les pauvres des villes
les paysans
déstabilisant le pays par des coups d’Etat à répétition
terrorisant la population en commettant
sur les femmes, les enfants et les personnes vulnérables
des actes de grande sauvagerie, dignes des plus abominables psychopathes
Crimes pour lesquels leurs auteurs n’ont jamais été inquiétés.
Bien au contraire, ils ont été récompensés,
promus à des hauts postes dans la fonction publique
et dans le privé.
Ces criminels, dont les mains sont à jamais tâchées du sang de leurs victimes,
quoi qu'ils en pensent,
poussent l’indécence depuis 2004,
jusqu’à se travestir en experts des droits de l’homme
en défenseurs de la démocratie,
en prétendus réformateurs "pour la sauvegarde d'Haïti."
Au sortir des 2 dictatures en 1986, la classe politique, les institutions de l'Etat et les églises
– du fait de leur complicité avérée avec la dictature-
ont lancé le mot d’ordre de «réconciliation».
L’armée et la police se sont conduites odieusement
avec la bassesse qui les caractérise
en livrant en exutoire à la colère populaire
les petits macoutes exécutants
qu'ils ont laissés se faire lyncher,
alors que les donneurs d’ordre étaient protégés.
Au lieu de jugement en bonne et due forme
qui aurait offert la possibilité à la société de réfléchir
sur ce qui avait été fait pendant ces 29 ans,
et de repartir sur un nouveau pied,
ce sont des scènes de chasse à l'homme,
dégradantes pour le peuple qui s'y est livré,
qui ont été volontairement orchestrées par le pouvoir.
La stratégie étant de faire croire qu'avec ce "déchoukaj"
la société haïtienne serait débarassée de la sauvagerie duvaliériste.
Alors qu'en réalité, de 1986 à aujourd'hui 2010,
les duvaliéristes ont de manière permanente imposés leur agenda
en déstabilsant par tous les moyens le pays
grâce à leurs réseaux, à l'argent, aux armes
et aux média qu'ils possèdent en exclusivité.
ll ne peut exister de réconciliation sans justice
c’est bien ce que prouve le retour en fanfare aux affaires politiques
de la même bande de criminels et leurs descendants
auxquels l’impunité donne le feu vert
pour exploiter encore plus férocement la population haïtienne.
A l'inverse, l'ensemble des pays d’Amérique Latine
qui ont connu des régimes dictatoriaux
ont compris qu’il était déterminant pour développer le pays
de rompre radicalement avec ce système
Et que pour ça, il fallait passer obligatoirement par la case justice.
Savez-vous qu'en République Dominicaine, il existe une loi qui interdit
jusqu'à aujourd'hui de faire l'apologie de Trujillo ?
Sous une forme ou une autre : livres, pièces de théâtre, etc.
Tandis qu'en Haïti, on a des anciens ministres de la Propagande
qui écrivent des " Duvalier titan ou tyran ?",
des partis qui se réclament ouvertement de son héritage
et des anciens et nouveaux macoutes
qui chantent sans vergogne
les louanges sur le net
des 2 dictatures,
diffusant par exemple
la photo en gros plan du "bébé du papa".
l'envoyant au visage du lecteur
comme un coup de poing : "Tiens prends-ça"
l'air de dire que ce n'est qu'un hors d'oeuvre
en attendant qu'ils rebatissent leur nouveau Fort-Dimanche.
Commenter cet article