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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


AP, L 'Argentine: l'ancien chef de la junte jugé pour le meurtre de 31 prisonniers politiques

Publié par siel sur 3 Juillet 2010, 09:22am

Catégories : #NUESTRA AMERICA



Considéré comme l'architecte de la "guerre sale" qui a fait 30.000 morts sous la dictature (1976-83), Videla avait été condamné à la prison à vie pour torture, meurtre et d'autres crimes dans le cadre d'un procès historique des chefs de la junte en 1985 avant d'être gracié cinq ans plus tard par le président Carlos Menem.

La Cour suprême argentine a annulé cette décision en 2007, rétablissant la condamnation, et depuis des dizaines d'accusations nouvelles ont été portées contre Videla. L'affaire jugée à Cordoba est la première à faire l'objet d'un procès. Au moins deux autres procès doivent s'ouvrir cette année, dont un concernant des bébés mis au monde en captivité par des détenues qui avaient ensuite été tuées.
L'ancien dictateur fait également l'objet de poursuites en Italie, Espagne, France et en Allemagne liées à la mort de ressortissants de ces pays en Argentine.


VOIR http://fr.news.yahoo.com/3/20100702/twl-argentine-videla-proces-5c16fb8.html

Oui mezanmi, vous avez bien lu :
« Au moins deux autres procès doivent s'ouvrir cette année, dont un concernant des bébés mis au monde en captivité par des détenues qui avaient ensuite été tuées. »

C’est cette exacte et même famille de l’extrême droite
militaires, paramilitaires, macoutes et intellectuels affidés,
qui pendant au moins une quarantaine d'années

a commis

des crimes similaires en Haïti

et les commet encore aujourd'hui.


Eliminant tout individu qui s'oppose à son agenda de prédation

massacrant  à chaque fois que l'occasion se présente

les pauvres des villes

les paysans
déstabilisant le pays par des coups d’Etat à répétition
terrorisant la population en commettant

sur les femmes, les enfants et les personnes vulnérables

des actes de grande sauvagerie, dignes des plus abominables psychopathes

Crimes pour lesquels leurs auteurs n’ont jamais été inquiétés.

Bien au contraire, ils ont été récompensés,

promus à des hauts postes dans la fonction publique
et dans le privé.
Ces criminels, dont les mains sont à jamais tâchées du sang de leurs victimes,

quoi qu'ils en pensent,

poussent l’indécence depuis 2004,

jusqu’à se travestir en experts des droits de l’homme

  en défenseurs de la démocratie,

en prétendus réformateurs "pour la sauvegarde d'Haïti."


Au sortir des 2 dictatures en 1986, la classe politique, les institutions de l'Etat et les églises

– du fait de leur complicité avérée avec la dictature-

ont lancé le mot d’ordre de «réconciliation».

L’armée et la police se sont conduites odieusement

avec la bassesse qui les caractérise

en livrant en exutoire à la colère populaire

 les petits macoutes exécutants

qu'ils ont laissés se faire lyncher,

alors que les donneurs d’ordre étaient  protégés.

 

Au lieu de jugement en bonne et due forme

qui aurait offert la possibilité à la société de réfléchir

sur ce qui avait été fait pendant ces 29 ans,

et de repartir sur un nouveau pied,
ce sont des scènes de chasse à l'homme,

dégradantes pour le peuple qui s'y est livré,

qui ont été volontairement orchestrées par le pouvoir.


La stratégie étant de faire croire qu'avec ce "déchoukaj"

la société haïtienne serait débarassée de la sauvagerie duvaliériste.

Alors qu'en réalité, de 1986 à aujourd'hui 2010,

les duvaliéristes ont de manière permanente imposés leur agenda

en déstabilsant par tous les moyens le pays

grâce à leurs réseaux, à l'argent, aux armes

et aux média qu'ils possèdent en exclusivité.


ll ne peut exister de réconciliation sans justice

c’est  bien ce que prouve le retour en fanfare aux affaires politiques

de la même bande  de criminels et leurs descendants

auxquels l’impunité donne le feu vert

pour exploiter encore plus férocement la population haïtienne.


A l'inverse, l'ensemble des pays d’Amérique Latine

qui ont connu des régimes dictatoriaux

ont compris qu’il était déterminant pour développer le pays

de rompre  radicalement avec ce système
Et que pour ça, il fallait passer obligatoirement par la case justice.

 

Savez-vous qu'en République Dominicaine, il existe une loi qui interdit

 jusqu'à aujourd'hui de faire l'apologie de Trujillo ?

Sous une forme ou une autre : livres, pièces de théâtre, etc.

 

Tandis qu'en Haïti, on a des anciens ministres de la Propagande

qui écrivent des " Duvalier titan ou tyran ?",

des partis qui se réclament ouvertement de son héritage

et des anciens et nouveaux macoutes

qui chantent  sans vergogne

les louanges sur le net

des 2 dictatures,

diffusant par exemple

la photo en gros plan du "bébé du papa".

l'envoyant  au visage du lecteur

comme un coup de poing : "Tiens prends-ça"

l'air de dire que ce n'est qu'un hors d'oeuvre

en attendant qu'ils rebatissent leur nouveau Fort-Dimanche.

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