J'ai lu ça sur le web :
"lundi 3 mai 2010,
Le corps de Marc Antoine Bien-Aimé, le directeur des Opérations fiscales à la Mairie de Delmas, a été retrouvé dans les rues de Port-au-Prince (zone Pacot) avec une balle dans la tête le 29 avril dernier.
M. Bien-Aimé, qui est un ancien cadre à la Direction générale des Impôts et un ancien haut fonctionnaire du Ministère des Finances, avait été enlevé le mercredi 28 avril. Il a été exécuté dans les heures qui suivent.
et ça :
Port-au-Prince, 27-06-10 - Yves Jumelle, un haut cadre du Ministère des Finances, et son épouse, Michelle César, ont été assassinés hier soir par des bandits armés en leur résidence à Thomassin 37, selon une information diffusée, ce matin, par un des chroniqueurs sportifs de Caraïbes FM, peu après la victoire imposante de l’Allemagne face à l’Angleterre.
et aussi ça
Daphnée Marcello, fille de Joseph François Robert Marcello a dénoncé ce samedi pour le compte de Infohaiti.net le silence inquiétant, dit-elle, des autorités sur l’enlèvement de son père survenu le 12 Janvier dernier aux environs de 8h30 par des individus non identifiés aux abords de sa résidence à Delmas. « Mon père est un grand fonctionnaire puisqu’il est le coordonnateur de la commission nationale de passation des marchés publics."
Quel est le point commun entre ces 3 crimes ?
Ces 3 personnes ont travaillé ou travaillaient pour l'Etat.
Toutes trois dans le domaine des finances.
L'un M. Antoine Bien-Aimé plus précisément dans les impôts
L'autre M. Yves Jumelle, outre qu'il était le fils de Clément Jumelle assassiné par Duvalier Fançois, travaillait au ministère des finances.
Le troisième, M. Joseph François Robert Marcello, traitait des contrats entre l'Etat et le secteur privé.
Ces trois personnes avaient un lien direct avec l'argent. Avec les finances de l'Etat.
On nous dit qu'il s'agit de crimes crapuleux.
Pourtant on distingue mal le motif. Aucune de ces trois personnes n'a été volée.
Enfin, dans les 3 cas, les auteurs des crimes non seulement n'ont pas été retrouvés, mais il ne semble pas, si on s'en tient aux déclarations de la fille de M. Marcello, que la police et les autorités judiciaires suivent ces dossiers avec diligence.
La presse haïtienne qui aurait dû faire pression pour que les enquêtes soient menées avec sérieux, unique chance dans ce pays pour qu'elles ne soient pas enterrées, se tait comme à son habitude quand il s'agit de crimes dont les commanditaires pourraient être des gens bien placés et non pas de simples voyous.
Le silence et l'impunité qui règnent en Haïti, comme du temps des 2 dictatures,
sont emblématiques de la "restauration macoute" depuis 2004
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