COMMUNIQUÉ DU COMITE POUR JUGER DUVALIER (France)
LETTRE OUVERTE À MONSIEUR FRANÇOIS HOLLANDE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Une information nous parvient : Le président haïtien Martelly doit rencontrer prochainement le Président de la France M. François Hollande. Nous dénonçons dès à présent auprès de M. le Président Hollande l’attitude négative du président haïtien envers les actions concernant la vitale question de mettre fin à l’impunité, impunité héritée en ligne directe des 29 ans de la dictature des Duvalier père et fils. C’est au gouvernement qu’il revenait de procéder à la mise en accusation de Jean-Claude Duvalier au moment de son retour-surprise le 16 janvier 2011. Rien n’a été fait, ce sont les victimes qui ont porté plainte et il est évident qu’il n’y a aucune volonté du gouvernement en place pour que justice se fasse. Au contraire, de plus en plus nous assistons à la ‘duvaliérisation’ du système.
Le président Martelly a accueilli non seulement ce bourreau du peuple haïtien dans des réceptions amicales mais il l’a invité à des cérémonies officielles y compris récemment, le 1er janvier à Gonaïves, lors de la célébration du jour de l’Indépendance. Les organisations des droits humains ont protesté contre cette insulte à la nation également dénoncée par tous les démocrates et patriotes haïtiens.
Nous nous permettons de rappeler à M. le Président Hollande que c’est sous le la Présidence de M. Mitterrand que cet assassin a trouvé refuge en France. C’est un Premier Ministre socialiste qui a annoncé à l’époque (1986) que Duvalier ne devait séjourner qu’une semaine en France. Il y est resté un quart de siècle ! C’est le ministre de l’Intérieur, M Chevènement, socialiste à l’époque, qui a déclaré en Avril 1999 que le tyran avait disparu et que les services de police avaient perdu sa trace ! Alors qu’il payait des impôts et avait le permis de conduire ! Cette attitude burlesque a donné lieu à des articles dans la presse dont LE MONDE.
Jamais Jean-Claude Duvalier n’a été inquiété. Bénéficiant de protections efficaces et de l’attentisme des pouvoirs qui se sont succédé.
Enfin les preuves fournies par des organisations internationales (dont Amnesty International) par d’innombrables témoignages de victimes, par un grands nombre d’enquêtes prouvent que des dizaines de milliers de gens ont été torturés et ont perdu la vie dans des cachots tel Fort-Dimanche, sous les dictatures des Duvalier. Jean-Claude Duvalier est encore poursuivi pour les millions de dollars escroqués à l’Etat Haïtien.
Il est donc pour nous inconcevable que le Président Hollande reçoive M. Martelly que nous dénonçons comme un des soutiens essentiels de Jean-Claude Duvalier.
Tous les arguments mettant en avant des obligations diplomatiques ne seraient à nos yeux que la poursuite du laxisme qui a entouré les bourreaux de notre pays.
Nous demandons avec la plus grande fermeté au Président de la République Française de différer cette rencontre avec l’ami de l’ex-dictateur jusqu’à l’obtention d’un authentique procès de ce tyran.
Pour le COMITÉ POUR JUGER DUVALIER (France)
Paris le 10 février 2014
Le Président : Gérald BLONCOURT
Ci dessous deux documents publiés par le « Comité pour Juger Duvalier » lors de la présence de Duvalier en France .
Avis de recherche
Un certain Jean-Claude DUVALIER, “ex-président à vie” (dictateur) de Haïti, accusé par notre Comité de crimes contre l’Humanité est actuellement en fuite.
D’après les renseignements qui nous sont parvenus et selon les déclarations de son avocat, il est en France, en bonne santé et pas du tout “clochardisé”.
Nous croyons même savoir qu’il se trouve dans la région parisienne et plus précisément du côté de Montreuil.
Jean-Claude Duvalier est accusé de crimes (imprescriptibles) contre l’Humanité, commis sous sa dictature. Il est accusé d’avoir accepté l’héritage sanglant de son père en devenant à son tour “président à vie”, accusé d’en avoir accepté le titre, la fonction et d’avoir continué sa politique-macoute de terreur et de répression, d’avoir accepté également l’immense fortune estimée à 800 millions de dollars, amassée sur la misère du peuple haïtien.
Ceux qui l’hébergent doivent savoir qu’ils peuvent être poursuivis pour aide, complicité et recel de malfaiteur.
Si Jean-Claude Duvalier, ainsi qu’il l’a déclaré à son avocat n’a rien à craindre de la Justice, qu’il cesse de se cacher et accepte de prendre contact avec les autorités françaises qui garantiront, de par la loi, sa sécurité, jusqu’à ce qu’il soit traduit devant un tribunal.
Il ne faut pas oublier que seul, le gouvernement français, parmi les nombreux pays pressentis à cette époque par les Américains, a accepté de lui donner asile, pour huit jours!!!... et que cela fait 12 ans qu’il vit en France, sans titre de séjour, sans statut et sans aucun papier.
Cela implique donc gravement le gouvernement de la France et met en cause le pouvoir de l’époque, qui a laissé s’installer et perdurer une telle situation.
Nous soulignons ici qu’il n’est pas dans nos intentions de nous substituer aux autorités françaises ou aux corps constitués, lesquels affirment pourtant avoir perdu la trace de cet encombrant personnage.
Il est de notre devoir de contribuer à surmonter les difficultés auxquelles semblent se heurter les services compétents français.
Respectueux des règles de la Justice, nous nous engageons, au cas où des renseignements nous parviendraient, à les transmettre dans le respect des voies légales, aux autorités françaises et uniquement à celles-ci.
Paris le 13 Décembre 1998.
Pour le “COMITE POUR JUGER DUVALIER”: Gérald BLONCOURT
Il ne faut pas oublier que le dictateur déchu s’est livré à des actes de grivèlerie sans jamais qu’il soit poursuivi.
Ci joint la déclaration de l’hôtelier M. Patrick BUDAIL, gérant de l'EDEN-BLEU dans la région de Mougins, victime de ses escroqueries qui nous a fournit à l’époque ces preuves accablantes.
Voici le texte de son message:
"Je vous communique l'historique et quelques pièces du dossier de Monsieur J.C. Duvalier: Monsieur Duvalier et sa mère sont arrivés dans notre établissement sous l'identité suivante: Madame et Monsieur VALERE .
La société I.A.R. leur avait réservé un séjour pour plusieurs nuits (voir fax de réservation). N'obtenant pas le règlement j'ai prévenu la brigade de gendarmerie de Mougins qui est intervenue et les a embarqués. Durant cette intervention, Monsieur Duvalier et sa mère ont été reconnus par les gendarmes.
La note ayant été réglée pour ce premier séjour, ils ont réintégrés mon établissement. Mais à plusieurs reprises la société I.A.R. s'est révélée être des courants d'air et c'est Véronique ROY qui à deux reprises a réglé partiellement la facture (copie chèque jointe). Nous avons eu la visite d'un ami de la famille, Monsieur Frank PIERRE qui lui aussi s'est proposé d'adresser un virement afin de solder la facture des Duvalier.
Ce monsieur est domicilié à Miami, 1640, Daytonia Road. Miami Beach. FL 33141.
Ci-joint dépôt de plainte du 14/11/1995 pour "Grivèlerie d'hôtel, escroquerie" daté des faits du 22/08/95- à Mougins (PV 2475/95) transmise à M. le Procureur de la République du tribunal de grande instance de Grasse.
Ci-joint également copie de la lettre (4/07/95) de la Société IAR réservant deux chambres avec grands lits pour Monsieur et Madame Valère en demi-penion pour une période de 4 jours et signée Froddy SIDI (Quai Gustave Ador 50 1207 Geneva, Switzerland.
Bien qu'ayant réduit les services donnés aux Duvalier au fur et à mesure que le séjour s’allongeait (au lieu de 2 chambres...une seule chambre et plus de repas, puis plus de petit déjeuner) jusqu'au 3/11/95 en fin de matinée, ils ont pris la fuite au volant d'une POLO blanche, véhicule de location mis à leur disposition par Véronique ROY, Madame KOLARE Adèle étant la locataire officielle du véhicule.
Le soir même, nous retrouvions Duvalier et Véronique Roy à Nice sur l'avenue Médecin, sortant du N° 27/29 de cette avenue. Les ayant suivi nuit et jour durant 3 mois, nous avons retrouvé l'adresse où était hébergée la famille Duvalier: au 55 av des Vinaigriers 06130 Villefranche-s/Mer.
Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie de Mougins (copie ci-jointe) pour escroquerie envers notre société pour un montant de 107025.53 Fr le principal auquel il se rajoute les intérêts légaux de retard. Nous avons été escroqué par J.C. Duvalier et Simone Duvalier, sa mère, Véronique Roy qui est leur complice et sans laquelle ils n'auraient pas pu s'enfuir.
Nous rejoignons votre lutte, convaincus qu'à haut nivaux M Duvalier est couvert sinon il aurait déjà été expulsé.
Signature: Monsieur Patrick BUDAIL.
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