EXTRAITS Depuis la fuite des cerveaux déclenchée par la dictature duvaliériste, l’essentiel du capital humain, social et financier nécessaire au développement en Haïti réside en diaspora. Les cadres haïtiens, dont 80% vivent à l’étranger, et les associations de villes d’origine (AVO) sont des exemples de capital humain et social qui attendent d’être mobilisés par toute politique sérieuse de développement. Malgré l’amendement constitutionnel, il existe des restrictions qui bloquent encore la participation des Haïtiens de la diaspora à tous les niveaux de la vie socio-politique et économique. Cela est bien regrettable car, dans ce domaine comme dans d’autres, le temps presse. L’interdiction faite jusqu’ici aux membres de la diaspora d’accéder à des fonctions électives telles que celles de députés et de sénateurs ou encore celles de maires ou de membres des collectivités territoriales, procède d’une résistance farouche d’esprits attardés et démodés. D’individus sans vision n’ayant pas encore assimilé l’évolution et les formes de la citoyenneté de notre temps. C’est donc dans le but de convaincre les adversaires de la diaspora à nouer avec le sens de la responsabilité que nous mettons l’accent sur sa contribution financière sans toutefois y voir un unique apport au développement d’Haïti.
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