J'ai traduit le texte de Galeano trouvé sur Espacinsular link, comme il m'arrive de
le faire souvent quand un article me paraît mériter l'attention
des lecteurs non hispanophones ou non anglophones.
VOIR espacinsular. Haïti, pais ocupado/ Haïti, pays occupé de E Galeano
Figurez-vous que je tombe là-dessus :link
"Página 12 . Buenos Aires, le 28 septembre 2011.
Avec la mention :
Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi
Et puis, attention hein, en bas de page figure ceci:
"Cette création par http://www.elcorreo.eu.org est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported."
Même," Radio Havana, une voix d’amitié qui parcourt le monde"
Fait le même coup.
Cette fois-çi le traducteur est différent:
"Traduction: Tania Hernández link
Comment savoir que ces 2 traductions sont empruntées à la mienne ?
Très simple pas besoin d'un Sherlock Holmes.
Par le découpage des phrases.
Quand je traduis des textes de l’anglais ou de l’espagnol,
je laisse le texte original que je découpe en parties .
Parce que comme je fais tout ceci très vite, sans consulter de dictionnaire, il m’arrive fort souvent de faire des erreurs ou bien de zapper une phrase qui me paraît trop difficile à traduire.
Un exemple, dans ma traduction, j’avais omis la vente des " ongles" des saints par l'Eglise catholique.
Pour la bonne et simple raison que je ne connaissais pas cette coutume des catholiques de vendre des ongles de saints
et que je croyais que « ongles » étaient à prendre dans le sens de reliques.
Regardez voir ma traduction : link
Comparez-la aux deux autres et vous trouverez, non seulement mon style, mes fautes,
mais de plus mes alinéas.
Voici une preuve que ceux qui médisent constamment des Haïtiens
en les opposant aux "civilZés" qui, eux, ne font pas ceci,
ne font pas cela...
ont tort.
Les Haïtiens ne sont pas les seuls à prendre des « roues libres »,
à profiter, à s’octroyer des titres, des idées, des traductions qui ne sont pas les leurs.
Loin de là. La question de l’éthique se pose dans toutes les sociétés, dans tous les métiers et tout particulièrement dans les média et chez les écrivains.
Pourtant, il existe une manière très simple de formuler les choses.
Il suffit d'inscrire : traduction corrigée à partir du blog : Le Monde du Sud/ elsie news.
C'est simple comme bonjour et ça a le mérite d'être élégant
et, cerise sur le gâteau, de faire plaisir à tout le monde.
En réalité, si je vous parle de cela,
c'est que cet incident m'a donné à penser, d'une manière plus générale,
aux "emprunts" divers qui sont faits à des inconnus
dans l'art, la littérature, la médecine,
la pharmacologie (avec le système des brevets) etc.
Ces inconnus qui parfois n'ont pas accès à internet, ou bien sont trop pauvres pour défendre leurs droits devant les tribunaux, n'ont que leurs larmes pour pleurer.
Je m'attends à ce que les moralistes, façon biblique,
rétorquent : "Mais, ma chère, c'est ainsi depuis que le monde est monde.
Les gros poissons mangent les petits; les requins mangent les gros poissons".
Il n'empêche. Les Hommes, jusqu'à preuve du contraire, ne sont pas des poissons.
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