La Sentinelle du peuple est une feuille politique qui circule sur internet.
Aucune idée de l'identité de ce groupe.
Et vu la guerre menée contre les progressistes, qu'ils gardent l'anonymat
est + que nécessaire.
Bien que tout ne m'apparaisse pas clair dans leur discours.
Je me pose quelques questions notamment
quand il est question de mouvements progressistes.
Quelles sont les forces progressistes sur le terrain en Haïti ?
De quels groupes se compose le "front patriotique" ?
Il est question d'un "secteur démocratique".
Pour ma part, j'ai beau cherché, je n'en vois pas.
Je veux dire de "secteur démocratique" organisé.
A contrario, l'offensive réussie de Préval de phagocytage des partis,
a pouvé que ce soit-disant" secteur démocratique"
n'avait pas de base politique solide.
Ceci dit, je suis d'accord avec leur constat et notamment
quand ils pointent le doigt sur
la tartufferie de la Reconstruction :
"La reconstruction, une tromperie pour nous faire lanterner
et pour renforcer la tutelle et le pouvoir en place."
La partie sur les groupes qui contrôlent l'économie d'Haïti
est intéressante mais pas complète.
Par exemple, il manque l'omni présent Mevs et le discret groupe de Bigio
avec son aciérie, qui, comme il le dit lui-même,
importe tout des biens de consommation aux UZZI.
Félicitations pour cette tentative de sortir des chemins battus,
des fariboles et affabulations du style de celles de « la madonne des zen »
et de construire un véritable argumentaire.
De plus écrit « en français de tous les jours.»
Enfin, j'ai bien apprécié l'objectif de «mettre en place dans le pays
un État laïc, décentralisé, responsable, au service de la population ».
Si seulement c’était possible, quel beau pays serait Haïti!
Numero 5
Juillet 2010
LA SENTINELLE DU PEUPLE
La Sentinelle est devant, elle éclaire le chemin de la libération du
peuple
Editorial
Amis de Sentinelle du peuple, voici le numéro 5 du bulletin.
L’heure du bilan est arrivée.
Six mois après la catastrophe du 12 janvier, les dirigeants
et tous leurs complices
doivent tirer le bilan de leur échec.
Après 4 numéros du bulletin,
nous tirons nous aussi un bilan.
Nous avons fait des propositions sur la manière
de traiter la situation d’urgence.
Nous avons mis en lumière les quatre grands secteurs
qui manœuvrent
derrière le pouvoir L'Espoir/Unité.
Nous avons expliqué pourquoi le soi-disant plan de reconstruction
de Clinton-Préval n'est que du bluff.
Ils ne règlent que des histoires
de business.
Nous avons montré qu'il était nécessaire
que le secteur populaire s'allie au secteur
démocratique pour construire un véritable Front patriotique
afin de mener la lutte
pour libérer le pays.
Nous avons pris position en faveur
de la construction dans ce pays
d'un État national démocratique et progressiste.
Et nous avons commencé à expliquer
comment nous concevons ce type d'État.
Dans le numéro 5, nous revenons
sur la gestion honteuse de la catastrophe.
Puis nous commençons à présenter les familles
et les groupes économiques qui contrôlent le pays.
Nous disons bravo aux organisations régionales
qui sont en train de faire
un grand pas dans la bonne direction.
Enfin nous les encourageons à s'unir
aux autres forces progressistes du pays
pour aller toujours de l’avant,
dans l’objectif de la mise sur pied d’une véritable
instrument politique,
à même de prendre
la direction de la lutte de libération de la nation.
I. Le moment est arrivé de faire un bilan des actions menées
par le pouvoir et la communauté internationale
depuis le tremblement de terre.
Le 12 janvier, un tremblement de terre a frappé Haïti.
Depuis longtemps, des experts haïtiens et internationaux
avaient mis en garde les dirigeants haïtiens et les Nations unies.
Mais rien n'a été fait pour éviter les dégâts de toute nature
qui s'annonçaient.
Aujourd'hui, six mois après cette catastrophe sans pareil,
il est nécessaire de dresser un bilan critique et de prendre
les décisions qui s'imposent.
1.1. L'aide humanitaire, dont la distribution
est placée sous le signe de la gabegie,
encourage l'État et la population à s'installer dans la mendicité.
Dès le soir du tremblement de terre,
la population s'est organisée par elle-même
pour porter secours aux victimes.
Dans de nombreux pays également, les peuples se sont mobilisés
en solidarité
avec Haïti frappé par le malheur.
Le pouvoir Préval et la MINUSTAH n'ont rien fait
pour canaliser et renforcer ces mobilisations.
Leur seul souci fut d'ouvrir toujours plus largement les portes du pays aux
militaires américains, canadiens et français,
ainsi qu'aux ONG, aux agences onusiennes et autres compagnies
s'occupant d'aide humanitaire.
Au bout de six mois, le résultat de cette politique est un scandale.
Rien qu'à Port-au-Prince, on dénombre encore
plus de 1300 camps et 1,7 million
de sinistrés vivent sous une tente;
sur les 20 millions de mètres cubes de débris
qui jonchent les rues, à peine 1 million a été ramassé.
A peine le tiers des 5000 écoles
détruites ont repris des activités sous une tente ou une tonnelle.
Entre l'argent de l'État haïtien, celui des pays donateurs
et celui provenant
de la solidarité internationale des peuples du monde entier,
on peut estimer que 4 milliards de dollars ont déjà été gaspillés
dans des questions d'urgence humanitaire.
Et pourtant, de toute cette somme, la population sinistrée
n'a reçu qu'une toute petite partie.
Les gouvernements américain, canadien et français,
l'Union européenne et la MINUSTAH, en collaboration
avec le pouvoir Préval,
se sont servis de l'argent de l'aide humanitaire pour permettre
à des ONG étrangères
de se répandre sur le terrain et pour enrichir le secteur privé
national et international,
tout en affaiblissant toujours davantage ce qui reste de l'État
et en démobilisant la population afin de la rendre totalement apathique.
1.2. La reconstruction, une tromperie pour nous faire lanterner
et pour renforcer la tutelle et le pouvoir en place
Après le tremblement de terre, certaines organisations
de la société civile,
une série d'intellectuels, quelques partis politiques
et plusieurs organisations
haïtiennes de la diaspora se sont mobilisés
pour prêter main forte au gouvernement haïtien
et engager avec lui une réflexion sur la reconstruction du pays.
Mais le pouvoir Préval, complice du Département d'État américain,
de la Banque mondiale et des Nations unies,
a tourné le dos à toutes ces initiatives;
ils ont préféré concocter entre eux le plan appelé PRDN
(Plan d’action pour le relèvement et le développement national).
Le 31 mars 2010, à New York, ce plan a été présenté
à la communauté internationale,
qui a promis 10 milliards de dollars pour aider à sa réalisation.
Ils ont modifié la loi sur l'état d'urgence, ce qui s'est traduit
par une restriction des libertés et des droits de la population ;
ils ont confié pour 18 mois la direction du pays
à la Commission intérimaire
de reconstruction d'Haïti (CIRH). Ils ont également modifié
la loi électorale
et ont donné à Préval la possibilité de prolonger son mandat
jusqu'au mois de mai 2011.
Ils ont mis en place la CIRH,
dont l'ancien président Clinton a pris la tête.
Où en sommes-nous aujourd'hui dans la reconstruction du pays ?
Des 10 milliards de dollars promis
par la communauté internationale,
moins de 2 % ont été débloqués.
Il n'existe aucun projet écrit. Rien n'a été préparé.
Aucune coordination n'a été organisée. Pendant ce temps,
tous les gros bonnets
attendent l'ouverture de la cagnotte.
Pour la population, cette affaire
de reconstruction est une grande déception. Grâce à toutes ces magouilles,
on est arrivé à mettre de côté tous les secteurs sociaux
qui voulaient apporter leur contribution à lareconstruction du pays.
Et on a créé les conditions pour que les forces réactionnaires,
nationales et internationales,
enfoncent la nation encore plus profondément sous la tutelle,
afin de pouvoir piller les ressources du pays
et l'aide pour la reconstruction, si elle arrive un jour.
1.3. Malgré les secousses, Préval et les siens
s'accrochent au pouvoir
comme un fruit encore vert à un arbre.
Après toutes les violations de la constitution
qu'a commises
le gouvernement Préval-Bellerive,
de nombreux partis politiques,
entrés dans l'opposition depuis plus d'un an,
ont décidé de rompre
leurs relations avec ce pouvoir.
Une série d'organisations populaires
de Port-au-Prince prennent leurs distances avec lui et la plupart des
organisations sociales déclarent que c'en est trop.
Des manifestations ont commencé
à être organisées à Port-au-Prince
et dans quelques villes de province
contre la mise sous tutelle, contre la restriction des libertés publiques
et pour réclamer le départ de Préval comme de la MINUSTAH.
Au fil des jours, de plus en plus de gens se mobilisent.
Le pouvoir aux mains de Préval et de ses acolytes s'est donc certes affaibli.
Ce pouvoir représente une déception pour la population,
mais il ne panique pas encore vraiment !
Avec la complicité de la MINUSTAH
et du reste de la communauté internationale,
le pouvoir a décidé d'organiser une mascarade électorale
à la fin de l'année;
il espère ainsi faire retomber la colère populaire
et faire diminuer la pression
qu'exerce l'opposition.
Il conserve ce même Conseil électoral provisoire (CEP)
que tous les secteurs du pays dénoncent
comme étant au service de Préval.
Le pouvoir s'imagine qu'il est en mesure d'endormir
complètement le peuple avec des élections sélection,
car pour lui les deux seules forces qui existent dans le pays
sont la communauté internationale
et la bourgeoise patrie-poche [dont la patrie est la poche],
et il leur a déjà accordé tout ce qu'elles lui demandaient.
Aujourd'hui, pour ceux qui font une analyse politique
en profondeur,
il est devenu clair qu'il existe deux camps dans le pays.
Il est inutile de se voiler encore la face à ce sujet.
La lutte des forces progressistes
est une lutte contre l'occupation du pays !
C'est une lutte contre l'oligarchie patrie-poche !
C'est une lutte contre le pouvoir prédateur de Préval !
II. Les familles et les groupes économiques
qui contrôlent les richesses d'Haïti
Il y toujours eu quelques individus et quelques grandes familles
pour s'allier au pouvoir afin d'accaparer tous les biens
et toutes les richesses du pays.
Dès l'indépendance, ils se sont rués sur les grands domaines
laissés par les colons français et se les sont partagés.
C'est ainsi que l'on dit que certains grands chefs se sont retrouvés
avec 300, 500 ou même 1000 carreaux de terre.
Comme le général Dessalines représentait un obstacle
à ce pillage généralisé,
des commerçants étrangers, l'élite noire et l'élite mulâtre
ont comploté pour le faire assassiner.
Depuis lors, c'est la gabegie.
L'État s'acoquine avec quelques secteurs de l'élite
et des négociants étrangers pour faire main basse sur les terres
et sur la production paysanne,
au détriment de la nation et de la majorité de la population.
Le bulletin Sentinelle du peuple ouvre une nouvelle rubrique
pour fournir des indications précises sur le petit secteur
de la bourgeoisie qui s'est le plus enrichi et qui a accaparé
le plus de biens et de richesses appartenant au pays.
Au départ, il s'agissait de quelques individus.
Puis ont surgi plusieurs familles telles que
les Brandt, les Madsen, les Mews etc.
Chaque régime politique est arrivé avec,
dans ses bagages, son équipe de prédateurs,
qui n'ont pas manqué d'entrer en concurrence les uns avec les autres.
Depuis quelque temps, ces familles ont tendance
à se transformer en groupes économiques
et financiers. Elles se modernisent et diversifient leurs activités.
Elles abandonnent un secteur de l'économie pour se reporter sur
un autre en fonction de l'évolution de l'économie haïtienne.
Elles se sont retirées du secteur des plantations
pour se reconvertir dans l'exportation de denrées;
puis elles se sont consacrées à l'importation
de produits, notamment de biens alimentaires.
A un autre moment, c'est la construction d'ateliers d'assemblage
qui devint à la mode, puis la mise en place d'un consortium
pour fonder une banque.
Nous vous présentons un premier travail concernant les plus importants
groupes économiques et financiers,
afin que l'on comprenne bien les mécanismes
par lesquels l'oligarchie exploite et pille la population.
1. Le groupe Brandt
Ils sont présents dans la banque BUH,
dans la fabrication de l'huile,
du beurre, du saindoux et du savon.
Ils avaient construit une grande usine (Facolef)
à Cavaillon pour la transformation de la tomate.
Mais elle a pris feu dans des conditions suspectes.
Avec l'appui de l'USAID et de la BID,
ils ont construit une autre usine importante (Prinsa) à Morne Cabri,
pour produire de la volaille et des œufs.
Ils importent des véhicules (International, Mazda).
Ils louent des voitures.
Auparavant, ils produisaient du tissu dans une filature.
Ils disposent de beaucoup de terres à travers le pays.
2. Le groupe Madsen
Ils étaient dans le café et avaient installé de grosses unités
de traitement dans plusieurs provinces.
Ils se sont reconvertis dans les boissons
(cola, bière Prestige, malta, Towo)
dans le cadre de la société Brana.
Ils sont également actifs dans le transport maritime.
Et puis, ils possèdent beaucoup de terres.
3. Groupe Boulos
C’est aux Gonaïves, dans le commerce,
qu’ils ont fait leurs premiers pas.
Depuis, ils ont desactivités commerciales à Port-au-Prince
L’un d’eux a été nommé ministre de la Santé publique sous Duvalier.
Ils ont eu une grosse ONG à Cité soleil, le CDS.
Leur société Pharval fabrique des médicaments.
C’est elle qui a préparé un sirop
qui a causé la mort de plusieurs enfants en Haïti.
Ils ont essayé de créer une banque, la BIDC.
Ils vendent des automobiles et des camions à Auto Plaza.
Ils possèdent des supermarchés (Delimart, Megamart).
Ils sont à la tête d’un réseau d’écoles professionnelles (Alliance).
Et ils ont plein de terres à travers le pays.
4. Groupe Baussan
Ils ont commencé sous Duvalier
dans le transport de marchandises par bateau.
A l’arrivée de Lavalas, ils sont passés aux activités bancaires (Unibank).
Ils contrôlent des ports et des docks dans le cadre de l’APN.
Ils ont fondé une agence maritime avec la famille Coles.
Ils ont créé les sociétés Dinassa et National, qui leur permettent
de contrôler le marché des carburants.
Ils ont acheté ou volé quantité de terres dans la zone de Tabarre.
Ils participent à la création des zones franches; ils sont présents
dans la construction de maisons à vendre ou à louer (IMSA).
Les familles et les groupes économiques qui accaparent
toutes les richesses du pays ne sont pas plus d’une trentaine.
Ce sont eux qui contrôlent le pouvoir d’État;
pour aboutir à ce résultat ils se livrent à diverses combinaisons
et financent des élections malhonnêtes,
grâce auxquelles une équipe d’hommes à leurs ordres
arrive à investir la tête de l’exécutif et la plupart des sièges du parlement.
Chaque année, ils donnent une grosse enveloppe à leurs complices
au sein des administrations américaine, canadienne et française
pour qu’ils protègent leurs intérêts.
Depuis que l’économie haïtienne vit à l’heure du néolibéralisme,
et jusqu’à aujourd’hui, ils ont cherché à s’associer
avec de grandes compagnies
étrangères pour mener à bien le pillage d’Haïti.
III. Une Coordination nationale pour la reconquête
de la souveraineté d’Haïti,
voici un pas en avant dans la bonne direction.
Sentinelle du peuple a reçu une déclaration datée du 10 juin 2010.
Elle provient d’une rencontre nationale qui a réuni à Port-au-Prince
diverses organisations régionales ayant décidé d’unir leurs forces
dans la lutte contre l’occupation.
Dans le contexte difficile où se trouve le pays aujourd’hui,
Sentinelle du peuple est heureux de constater que des patriotes
ont décidé d’employer l’arme de la mobilisation pour qu’Haïti récupère
les droits d’un État indépendant.
Sentinelle du peuple attend maintenant que les partis politiques
et les autres organisations du secteur progressiste fassent
connaître leur positionnement au peuple.
3.1. Une initiative à encourager
La bourgeoise « patrie-poche » tout comme le clan Préval
ne craignent pas, après une telle catastrophe,
de livrer le pays à la communauté internationale afin d’être en position
de détourner l’argent de l’aide humanitaire et de la reconstruction,
en association avec leurs complices à l'étranger.
C’est pourquoi, lorsqu’une initiative a pour objectif de mobiliser
et de faire front pour que le pays sorte de l’humiliation
en retrouvant sa souveraineté et sa dignité,
toutes les forces progressistes doivent l’encourager.
Dans ce sens, les délégués des organisations
et les personnalités qui ont participé à la rencontre du 10 juin
ont suivi une démarche claire.
Ils ont commencé par faire une série de constats,
notamment la faiblesse des régions pour
accueillir les sinistrés et apporter leur solidarité
aux autres régions confrontées à des problèmes ;
ils ont souligné l’échec de la conception du développement
mise en pratique dans le pays par les Etats-Unis
depuis la première occupation de 1915 ;
ils ont également tiré un bilan d’échec
de la Mission des Nations unies en Haïti etc.
Partant de ces constats, les participants à la rencontre du 10 juin
ont fixé un objectif sur le long terme,
«mettre en place dans le pays un État laïc, décentralisé,
responsable, au service de la population ».
Plusieurs de ces caractéristiques font partie des principes
d’un État national, démocratique et populaire.
3.2. Les épines et les défis qui attendent la Coordination nationale
pour la reconquête de la souveraineté d’Haïti
Le numéro 3 de Sentinelle du peuple a présenté le PRDN et
les quatre branches politiques qui se trouvent derrière lui.
Ce qui s’est passé à plusieurs moments de l’histoire d’Haïti
montre que l’oligarchie s’associe toujours
avec des politiciens anti-peuple pour réprimer les forces progressistes.
Aujourd’hui également, les forces anti-changement présentes
dans les quatre branches politiques que nous avons identifiées
emploient tous les moyens pour casser la dynamique unitaire
qui commence à se développer dans les milieux progressistes.
Elles sont prêtes à mener toutes sortes d’actions
pour défendre leurs intérêts de classe et leurs intérêts de clan.
C’est le plus grand danger que les secteurs progressistes
vont devoir affronter.
A plusieurs reprises, les secteurs progressistes
ne sont pas arrivés à jouer correctement leur rôle de sentinelle
auprès des masses populaires en raison d’une compétition
stupide qui les mine. Les divisions qui se sont installées
dans les milieux progressistes les empêchent
de se mettre d’accord sur un projet politique.
C’est le premier grand défi qui attend la Coordination.
L’expérience des 50 dernières années a montré
quelles sortes de désastres le leadership charismatique
et individuel,
les courants populistes et les courants régionalistes
sont capables de provoquer en Haïti.
Combattre ce type de leadership
ainsi que ces vieux courants idéologiques,
remettre en cause l'attitude consistant à couper les ponts en raison
de divergences refuser toute une série d’autres pratiques
comme le clientélisme,
voilà le deuxième grand défi que les forces progressistes
vont devoir relever si elles veulent qu’une initiative
telle que la Coordination fasse son chemin
et puisse apporter une contribution conséquente
et efficace à la lutte de libération nationale.
3.3. Les autres pas en avant qui doivent être
accomplis sur le même chemin
Arriver à mettre sur pied une Coordination nationale
de mobilisation pour reconquérir
la souveraineté d’Haïti,
c’est une première étape importante sur le chemin
de tous les efforts à accomplir dans les milieux progressistes
pour construire dans l’unité un instrument politique
qui ait la confiance de la masse du peuple,
et soit à même de prendre et de conserver
le contrôle du pouvoir d’État,
puis de transformer l’État dans le sens des intérêts des masses.
Pour consolider et encourager le développement de la démarche
qui a été enclenchée, il est important que des efforts continuent
à être faits pour bloquer le développement de toute
une série de vieilles pratiques de zizanie
et de compétition malhonnête qui ont toujours empêché
la progression des milieux progressistes.
Il est nécessaire de continuer un travail de sensibilisation,
afin que les membres desorganisations
et tous les membres des communautés à travers
tout le pays arrivent à reprendre à leur compte
la question de la mobilisation et la portent en avant.
Ce sont ces actions qui permettront d’aboutir
à la réalisation d’un nouveau Bois Caïman
préparant un soulèvement général
qui assurera la libération totale et complète d’Haïti.
A bas l’occupation déguisée en tutelle !
A bas les élections bidon !
A bas le pouvoir servile de Préval !
Vive la mobilisation de longue durée pour la libération du peuple !
Sentinelle du peuple
Juillet 2010
santinelpep@yahoo.fr
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