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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le président du Sénat en visite officielle au Québec. Par Jean Monard Métellus

Publié par siel sur 27 Août 2013, 12:00pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES

Haïti/Québec/Parlement: "La démocratie est en danger en Haïti", Desras Simon Dieuseul

Écrit par Jean Monard Metellus (Québec) Jeudi, 22 Août 2013 01:54

 

Le président du sénat haïtien ne fait pas dans le dentelle lorsqu'il s'agit pour lui de parler du président Michel Joseph Martelly et de sa gestion de la chose publique en Haïti. Lors de sa rencontre hier avec la vice-présidente de l'Assemblée Nationale du Québec, Mme Poirier Carde (accompagnée en la circonstance du secrétaire général et du directeur général du parlement du Québec), Desras Simon Dieuseul a énuméré les dérives les plus flagrantes de l'Administration Martelly et de son rêve le plus cher de dissoudre le parlement haïtien pour diriger par décret à partir de Janvier de l'an prochain.

"Baby doc qui avait fait tant de mal au pays est de retour et il circule en toute quiétude alors que des avocats et militants politiques sont persécutés et vivent sous la menace constante d'une justice au service du palais national", a déclaré le président de l'Assemblée Nationale citant nommément le cas de Me André Michel qui fait l'objet d'un mandat d'amener sous un prétexte fallacieux alors qu'en réalité, a poursuivi Le président Desras. “Le concerné est victime pour son engagement démocratique et sa détermination à trainer devant les tribunaux l'épouse du chef et son fils pour conflit d'intérêts car, ils sont placés par le président Martelly en situation de gérer des fonds publics sans être ordonnateurs ni comptables de deniers publics”.

 

Le président du sénat haïtien est aussi revenu sur le cas du juge Jean Serge Joseph décédé dans des conditions obscures pour dénoncer l'attitude des autorités qui avaient choisi, dit-il, d'exercer des pressions sur ce dernier pour lui porter à rendre une décision favorable au pouvoir dans le cadre de cette affaire. "Ils ont cette mort sur la conscience", a encore déclaré M. Desras rappelant aussi que des taxes sont prélevées sur les citoyens avant même l'adoption des lois et les partis politiques sont acculés par le chef de l'Etat qui recherche la confrontation et non la concorde et l'harmonie pour diriger. Desras Simon Dieuseul s'est dit enfin très inquiet pour la démocratie qui est fortement en danger en Haïti. "Cela peut paraître invraisemblable mais, la menace d'un retour aux années noires des régimes autoritaires est bien réelle dans le pays", a conclu le président de l'Assemblée Nationale d'Haiti en présence des sénateurs Anick François Joseph et Mélius Hypolitte

 

Haït/Québec/Parlement: "Le Québec vous accompagne", Poirier Carde

Écrit par Jean Monard Metellus (Québec) Jeudi, 22 Août 2013 01:48

 

La vice-présidente de l'Assemblée Nationale du Québec ne pouvait être plus claire dans sa promesse de soutien au parlement haïtien dans sa rencontre hier soir au parlement de la capitale nationale de la province avec les membres de la délégation du sénat haïtien, en marge de la 29e réunion régionale de l'assemblée parlementaire de la Francophonie qui s'y tient du 19 au 22 Août.

Mme Poirier Carde qui a remplacé M. Jacques Chagnon, le président de l'Assemblée, actuellement en mission, a promis de porter la question haïtienne par devant l'APF de manière à avoir une approche concertée et organisée sur la meilleure forme d'intervention à faire pour que l'assistance soit substantielle et qu'elle puisse réellement toucher les besoins essentiels du parlement haïtien. Elle envisage de demander à l'Assemblée de l'APF une mission technique d'évaluation en Haïti qui comprendra notamment et particulièrement les secrétaires généraux des différents parlements membres de l'APF. Une idée bien accueillie par la délégation haïtienne, d'autant que cette perspective a déjà été envisagée lors de la dernière Assemblée générale de l'APF tenue à Abijan, a rappelée le sénateur François Anick Joseph. "D'ici deux ans à peu près, a poursuivi le sénateur haïtien délégué à l'APF, Haïti pourra disposer d'un bâtiment flambant neuf pour abriter le parlement, il serait de bon ton que le Québec et aussi les autres parlements francophones puissent envisager une formation pour le personnel local qui sera chargé notamment de l'entretien et de la gestion de ce nouvel édifice".

Le président du sénat haïtien, Desras Simon Dieuseul qui a aussi insisté sur la formation des cadres a souligné à l'attention de la vice-présidente de l'Assemblée Nationale du Québec et de son staff la grande menace qui pèse sur le parlement haïtien avec l'intention prêtée au président de la République d'Haiti de dissoudre cette instance d'ici le mois de Janvier de l'année prochaine.

 

"Aussi invraisemblable que cela puisse vous paraître, la menace est pourtant réelle; la démocratie est en danger en Haïti avec ce président qui ne respecte pas les institutions démocratiques", a encore dit un Desras Simon Dieuseul depité et visiblement exasperé par les frasques du chef de l'Etat espérant un message de soutien du parlement du Québec et de l'Assemblée régionale de la Francophonie. Son collègue Mélius Hypollite est tout aussi préoccupé par les sombres perspectives d'un parlement haïtien qui pourrait se voir disparaître par un Michel Martelly ne reculant devant rien et François Anick, dans la même veine, a averti ses collègues de la Francophonie qu'il ne pourrait ne pas être là, à la prochaine Assemblée si les menaces se concrétisent.

La vice-présidente de l'Assemblée du Québec, Mme Poirier Carde a promis de porter la question par devant son Assemblée et celle de la Francophonie et revenant sur les sollicitations du président Desras en faveur d'une expertise Québécoise pour les votes électroniques en prévision des élections haïtiennes à venir (dâtes toujours pas connues), elle s'est dite désolée de ne pouvoir aider dans ce domaine; sa province et le Canada en général expérimentant eux aussi de sérieux problèmes dans ce domaine puisqu'ils n'utilisent pas encore le vote électronique.

Bonsaint Michel, secrétaire général de l'Assemblée Nationale du Québec qui avait assisté Mme Carde à la rencontre en compagnie de M. Fortin Frédéric (directeur général) a mis l'accent sur la place à part qu'occupe Haïti dans le cœur des québécois et des parlementaires de la Francophonie et s'est dit disposé à faire partie de la mission d'évaluation des besoins du parlement haïtien qui doit se faire sous peu. Un fonds est déjà prévu à cet effet, à-t-il encore dit. Le consul général d'Haiti à Montréal, M. Justin Viard qui a été d'un support inestimable à la délégation haïtienne avait lui aussi assisté à cette rencontre terminée dans une ambiance de grande cordialité et à la satisfaction générale avec la remise d'un présent (cadeau) du président du sénat, Desras Simon Dieuseul à la vice-présidente de l'Assemblée Nationale du Québec, Mme Poirier Carde

 

 

 

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S
<br /> D'accord avec vous. Seulement il faudrait que cela cesse et je me pose la question si en fait tout le monde n'est pas plus conforable avec le néo-colonialsme ambiant, pays impérialistes et<br /> colonisés. Les USA sont parmi les premiers bailleurs de fonds en Haïti certes, le Canada aussi, mais loin derrière l'UE + les pays d'Europe réunis et l'ensemble de l'Amérique Latine, ZEP,<br /> Unassur, Alba et autre Celac réunis eux aussi. J'attire votre attention sur l'attitude de certains pays comme par exemple le Nicaragua qui a reconnu la Chine Populaire et a des projets de<br /> coopération audacieux avec ce pays sans aller prendre ses ordres chez l'ancien maitre, imagine-t-on Daniel Ortega faire du lobbying à Washington ? La Républque Dominicaine, ex-république<br /> bananière, privilégie la coopération sud-sud et a incité dans certains secteurs comme le tourime, de préférence les investissements européens pour ne pas dépendre des investissements<br /> nord-américains. Le développement touristique s'oriente maintenant vers la Chine, la RD est un membre beaucoup plus actif de l'intégration latino-américaine qu'Haïti en volume d'échanges et de<br /> financements. Ce qui me désole, c'est qu'Haïti en soit encore à ce point, des politiciens qui, comme des petits garçons, vont se plaindre chez leur maitre de leurs propres compatriotes<br /> connaissant très bien la force de frappe du plus agressif bien entendu, c'est devenu presque culturel, essayer de convaincre le maitre de renverser le président en place avec tous les moyens à sa<br /> convenance, agression militaire, occupation etc...Je comprends pourquoi l'Américain retourne les trois quarts de l'aide et des financements vers ses banques et soit rétissants à aider à la<br /> réihabilitation de la production nationale notamment en matière agricole. Haïti demande des services à l'extérieur, il faut bien les rémunérer. J'avais le même discours au temps d'Aristide lors<br /> du coup d'etat en préparation.<br />
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S
<br /> <br /> ben oui; mais pour ceci il faut une vision politiue à long terme. A commencer par se poser la uestion: uel pays veut-on ?<br /> <br /> <br /> Et ça se décline dans chaque domaine. Comment on aménage le territoire ? Quel type d'agriculture on souhaite faire ? Quelles écoles ? Quelles industries ?<br /> <br /> <br /> Quels sont les exemples à suivre ? Lesuels à rejeter ?<br /> <br /> <br /> Comment on intègre la population à cette dynamique  de restructuration du pays ,<br /> <br /> <br /> Ca demande des gens avisés, compétentents, honnêtes et en empathie avec la population.<br /> <br /> <br /> On les trouve où ?<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Je n'aime pas trop ces lobbyistes qui vont tailler un short à leur propre gouvernement chez les "blancs" dnas la bonne tradition des relations colonisateus/dominants-colonisés/dominés qui<br /> pourraient intervenir en leur faveur. Il me font penser aux GNBistes qui lobbyiaient à Washington et demandaient l'occupation de leurs propre pays. Monsieur Desras a carrément, devant le Sénat<br /> américain, affirmer qu' une adhésion d'Haïti à l'ALBA mettrait en péril les acquis démocratiques d'Haïti !<br /> <br /> <br /> Certains élus haïtiens n'hésitent pas non plus, invités à l'Ambassade US, a demander à l'Ambassadeur ou l'Ambassadrice, si, à son avis et celui du Département d'Etat, Monsieur Martelly était<br /> toujours un démocrate, si Haïti vivait toujours sous le régime de la démocratie, j'imagine le jour ou un responsable américain  leur répondrait "Non, Haïti n'est plus une démocratie avec<br /> Monsieur Martelly". Il ne s'agit pas d'un on-dit mais d'une confidence faite à moi par un sénateur, président de commission.<br /> <br /> <br /> Hugo Chavez affirmait que nous (en Amérique Latine) étions sur le point de sortir de l'emprise de l'impérialisme, mais pas encore tout-à-fait quand même...je me demande si Haïti n'est pas<br /> typiquement dans ce cas. En tout cas, une majorité d'Haïtiens restent très fortement et volontairement colonisés, ils ont besoin de leurs maitres.<br />
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S
<br /> <br /> votre analyse tiendrait si c'étaient les Haïtiens qui finançaient leur bugdet, qui avaient choisi martelly comme Président et si les forces de la Minustah n'étaient pas sur le territoire depuis<br /> 10 ans.<br /> <br /> <br /> Dans l'état actuel, ces parlementaires agissent en fonction de la réalité de qui est aux commandes véritablement.<br /> <br /> <br /> Lamothe  et Martelly charment Mme Pamela White, l'ambassadrice US. Parce que rien de plus néocolonial et paternaliste (maternaliste ?) ue de voir une diplomate de haut rang d'un pays<br /> importan en train de poser bras dessous bras avec un 1er Ministre. Elle dégrade la fonction mais elle dégrade également lee officiles d'Haïti auxquels elle n'accorde pas le protocole voulu.<br /> <br /> <br /> On peut faire n'importe quoi chez les Nègres  ui n'esst pas vraiment chez eux puisque si nous qui finançons le fonctionnement de la maison Haïti.<br /> <br /> <br /> Alors on peut aimer ou ne pas aimer. La réalité c'est ça. Et à partir du moment où vous boycotter la commémoration du bcentennaire de votre indépendance, que vous allez pleurer ches les "Blancs"<br /> pour qu'ils envoient des militaires sur le terrainn, vous vous êtes mis des chaînes aux pieds...<br /> <br /> <br /> Et ça ne s'appelle plus faire du lobbiying mais présenter un supplique.<br /> <br /> <br /> <br />

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