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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Qu'est-til arrivé à Obama ?

Publié par siel sur 11 Août 2011, 09:33am

Catégories : #LU SUR LE NET

J'ai lu ça sur le net :

 

Pour comprendre à quel point Obama a déçu, lire la carte blanche de DREW WESTEN - le 6 août 2011 dans le New York Times :

Qu'est-il arrivé à Obama ?

Quelques extraits (traduction de mon cru) :

[...] lorsqu'il a été confronté à la plus grande crise économique, aux plus grands niveaux d'inégalités économiques et aux plus grands niveaux d'influence des grandes multinationales sur la politique depuis la Dépression, Barack Obama a regardé l'histoire dans les yeux, et puis il a choisi de détourner le regard. Au lieu d'incriminer les gens dont l'inconscience a fait tomber l'économie, il les a placés à la tête de cette dernière. Il n'a jamais expliqué cette décision à l'opinion publique – un échec de communication aussi extraordinaire que la faute de jugement qui y a présidé.

 

[...] Comme la plupart des américains, à ce stade je n’ai plus aucune idée de ce que sont les positions de Barack Obama – et par extension celles du parti qu’il dirige – sur quasiment aucun dossier. Le président nous dit qu’il préfère une approche « équilibrée » sur la réduction du déficit, une qui marie « une hausse des revenus » (une manière vraiment faible de décrire les populaires impôts sur les riches et les grandes multinationales qui font de l’évasion fiscale) et une « baisse des droits » (une manière tout aussi mauvaise manière de dire les choses qui sous-entend que les gens qui ont travaillé toute leur vie veulent qu’on leur fasse la charité). Mais la loi qu’il vient de signer ne comporte que les réductions. Cette façon de faire qui consiste à présenter des positions incompatibles sans reconnaissance apparente de leur incohérence est une autre marque de fabrique de la communication de ce président. Dans un discours sur l’énergie et les changements climatiques, il annonce que nous devons étendre nos forages pétroliers en haute mer et notre production de charbon – deux méthodes d’obtention d’énergie qui contribuent aux phénomènes météorologiques extrêmes que subissent les américains. Il soutient une loi sur les soins de santé qui utilisera Medicaid pour donner une assurance à environ 15 millions d’américains en plus, et ensuite il accepte un plan budgétaire qui, à travers des coupes sombres dans les budgets des états, va plus queprobablement décimer Medicaid ainsi que d’autres programmes essentiels d’aide aux enfants, aux personnes âgées et aux gens rendus vulnérables par le handicap ou par une économie qui s’affaiblit de jour en jour. Il fait un discours majeur sur une réforme de l’immigration après avoir déporté un million d’immigrés en deux ans, brisant des familles à un rythme que George W. Bush n’a jamais pu égaler durant toutes ses années à la présidence.


[...] Une explication légèrement moins charitable est que nous sommes une nation prise en otage non seulement par un parti Républicain extrémiste, mais aussi par un président qui soit ne sait pas en quoi il croit, soit est prêt à prendre n’importe quelle position pour autant qu’il pense qu’elle le mènera à sa réélection. Peut-être que ceux d’entre nous qui ont été sous le charme de l’histoire magnifique qu’il a racontée dans « Les Rêves Légués par mon Père » ont ajouté à la fin un chapitre qui, en fait, n’y était pas : le chapitre dans lequel il trouve son identité et arrive à savoir qui il est, et ce en quoi il croit. Ou peut-être, comme beaucoup de politiciens qui viennent à Washington, a-t-il été consciemment ou inconsciemment corrompu par un système qui met à l’épreuve les âmes des gens, même lorsqu’ils sont de la plus grande intégrité, en les forçant à passer des appels pour obtenir de l’argent – dans le cas de la présidence moderne, on parle plutôt de centaines de millions de dollars. Quand il le veut, le président est un orateur brillant et charismatique, mais ses histoires manquent quasiment toujours d’un élément : le méchant, celui qui a causé le problème, et qui demeure toujours en dehors du scénario, qui est décrit en termes impersonnels ou alors à la voix passive, comme si la cause des malheurs des autres n’avait pas de source, et ne pouvait donc être attribuée à un coupable. Il est difficile de déterminer si cela relève de son aversion personnelle pour le conflit, de cette aversion à provoquer un conflit avec les donateurs potentiels de campagne électorale qui paralyse la capacité des deux partis à gouverner et menace notre démocratie, ou des deux. Une dernière explication est qu’il s’est présenté à la présidence sur base de deux plateformes contradictoires : comme un réformateur qui nettoierait le système, et comme le candidat de l’unité qui transcenderait les lignes bleues et rouges. Il a été fidèle à celle qui était la plus confortable pour lui étant donné son caractère, choisissant toujours l’approche bipartisane et refusant celle de la confrontation.

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