Titre d'un article écrit ici : link
signé par : Roberson Alphonse
lequel termine son article ainsi :
"Environ quatre pour cent de la cocaïne acheminée aux Etats-Unis, transite par l'île d'Hispaniola, partagée par la République d'Haïti et la République dominicaine..."
Notez bien qu'Hispagnola ( petite Espagne) est le nom donné par C. Colomb à l'île que les premiers habitants trucidés par les Espagnos dénommaient Ayiti, Kiskeya ou Bohio.
Et que, entre temps, elle s'est appelée Saint-Domingue avec les Français.
Et, lors de l'indépendance, les pères fondateurs de la patrie ont choisi de la nommer Haïti ou Ayiti, en hommage aux anciens habitants de l'île décimés par les hordes sauvages de ce même Colomb.
Vous noterez également que les habitants de l'autre partie indépendante de l'île n'utilisent pas ce nom d'Hispagnola, la colonisation étant pour eux, un châpitre clos. Ils seraient plus enclins à utiliser le terme Kiskeya.
Par contre, ces dernières années, ce terme d'Hispagnola est apparu soudainement dans la presse internationale et, bien évidemment, certains Haïtiens, experts en jacquot répète, se sont mis à l'utiliser à leur tour, sans prendre conscience de ce que ce mot charriait comme histoires horribles de tortures et de génocide d'une population pacifique, dont Christophe se moquait en rapportant à sa reine que les indigènes ne portaient même pas d'armes.
Ce qu'un commentateur rappelle, sans prendre de gants, ici :
Enfin, la République Dominicaine s'écrit avec un R majuscule et un D majuscule. Dominicaine n'est pas un adjectif qui ferait que la République serait qualifiée de dominicaine. Il s'agit d'un nom de pays. Autre exemple : Guinée Equatoriale. link
Ce n'est pas pour faire la leçon aux journalistes haïtiens. Ce serait peine perdue. Ils sont irrécupérables. Sachant que "Le Nouvelliste" fête ses 115 ans et que son personnel n'a pas encore intégré, qu'en français, les noms de peuple prennent un h majuscule et persistent à écrire "les haïtiens". On finit par avoir l'impression, comme disait Bolivar, de labourer la mer. C'est une cause perdue. Ce n'est pas la seule en Haïti. Juste un détail, la pointe de l'iceberg.
Il s'agirait uniquement d'informer les lecteurs et les jeunes générations pour lesquels ces "personnages" pourraient représenter des modèles indiscutables de "save".
Eddy Cavé, un correcteur professionel qui a écrit sur ce sujet, devrait prendre un peu de son temps, pour gratis ti-chéri, organiser des formations dans les média en ligne dont la visibilité est internationale.
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