Un efficace cordon sanitaire allait, dès 1804, encercler littéralement la « première république noire des temps modernes », et encourager ainsi les candidats autochtones au despotisme à se rabattre sur des formes de domination qui avaient fait leurs preuves au temps de la colonisation.
Napoléon Bonaparte, proclamé empereur à la fin de la même année 1804, fut le principal artisan de la mise en quarantaine d'un fait national noir qu'il tenait pour une mauvaise plaisanterie que l'histoire jetait à la face de son étoile. Après l'effondrement de l'empire napoléonien, les puissances réunies au Congrès de Vienne eurent la même opinion de l'indépendance des esclaves de Saint-Domingue. Leur Sainte Alliance était raciste, oppressive, décidée, à la première occasion, à cautionner une reconquête de l'île par le puissant lobby colonial omniprésent dans les coulisses des temps de la Restauration.
D'où la tentation des dirigeants de la jeune nation de négocier, après coup, une indépendance déjà conquise héroïquement, sur les champs de bataille, à la suite des brillantes campagnes militaires conduites par les forces noires de libération.
D'où pour sortir du ghetto international, en 1825, la décision d'indemniser, à la hauteur de 150 millions de francs or, les colons qui avaient perdu tous leurs biens dans une tourmente qui avait duré douze ans, de 1791 à 1804.
150 ans après...
Les tontons macoutes sont les sbires de François Duvalier, qui se faisait appeler "Papa Doc" (il était médecin de formation), dictateur de Haïti - précisément président, puis président "à vie" - de 1957 jusqu'à sa mort, en 1971
VOIR http://le-blog-de-kareve.over-blog.com/article-29845577.html
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