Haïti – Affaire Dorsinvil / Larêche : Des arrestations qui n’apaisent pas la soif de justice
mercredi 26 février 2014
P-au-P, 26 févr. 2014 [AlterPresse] --- Après l’annonce de l’arrestation de cinq personnes, présumées en lien avec la mort par balles du militant de droits humains Daniel Dorsinvil et de son épouse Girldy Larêche, les proches se disent insatisfaits.
« Pour nous, cela ne suffit pas. Il faut qu’on appréhende d’autres individus », soutient le député Ronald Larêche, frère de Girldy, joint au téléphone par AlterPresse sur la nouvelle des arrestations annoncées par la police nationale d’Haïti (Pnh) le mardi 25 février 2014.
5 bandits sont arrêtés dans le cadre de l’enquête, en cours sur le décès par balles de Girldy Larêche et de Daniel Dorsinvil, le samedi 8 février 2014, dans l’aire du Canapé Vert (à l’est de la capitale), informait le porte-parole adjoint de la Pnh, Garry Desrosiers.
Les auteurs du double homicide appartiennent à un groupe organisé, baptisé « la jeunesse au pouvoir », selon les déclarations du porte-parole adjoint de la Pnh.
Bebeto Jean (dit « Ti bout Sim »), un des présumés bandits arrêtés, affirme avoir exécuté, de ses propres mains, Girldy Larêche.
Une trentaine d’autres bandits, membres du même groupe, sont recherchés par les autorités policières.
Il ne faut pas « réduire l’affaire à une simple question de braquage », estime le parlementaire Ronald Larêche, considérant combien Daniel Dorsinvil a été un militant de droits humains, particulièrement en tant que coordonnateur de la Plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (Pohdh).
« C’était une exécution sommaire », soutient Ronald Larêche.
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