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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Vidéo CIA Archives: Haiti's François Duvalier Dictatorship (1971)

Publié par siel sur 21 Mars 2012, 11:02am

Catégories : #DUVALIER

 

 

Ou le  temps merveilleux d'avant ces "dernières vingt-cinq années", quand pendant 14 ans au pouvoir,  Duvalier François construisait des écoles, des universités,  des routes, des hôpitaux, des bibliothèques, des centres sportifs, des écoles d'art et de musique,  des marchés, des transports en commun, des ports, des aéroports, des logements, des jardins botaniques.


Ou le temps d'une dictature souriante, amène, progressiste, humaniste.


Ou le temps, où le chef sanguinaire, pervers narcissique et psychopathe,  "le papa bon coeur", prenait un soin particulier de ses "enfants", en amassant, d'une main de l'argent pour lui et sa cour dans les banques internationales,  tout en en lâchant de  l'autre,  de sa voiture, des pièces à ses "enfants" courant et se battant pour les ramasser par terre,  en offrant à chacun des citoyens pour  lui venir en aide et le protéger, un "parenn",  la main tutélaire d'un gentil macoute toujours enclin à le battre, à l'extorquer ou à le tuer.

 

C'était le paradis.


 Ouais, c'était le temps de "La perle des Antilles". Tout comme celui de Saint-Domingue, connue pour être la colonie française dans laquelle mourrait le plus grand nombre d'esclaves.


C'est cette fable là, que vendent les zentellectuels  du"Collectif Non" et les héritiers des 2 Duvalier actuellement au pouvoir en Haïti, les Day, les François, les Supplice,  les Delatour, les Latortue, les Gilot, les Racine, les Estimé, les Max Adolphe, les Balmir et consorts.

 

Ben oui, ces gens ont des noms. Ils ont une histoire. Ils ont des parents. Ils ne sont pas nés dans des choux.

 

Ne pas les citer, c'est entretenir silence, peur et violence.

 

C'est comme si, en France, on s'interdisait de citer les noms de personnalités venant de l'extrême-droite, travaillant avec le gouvernent.

 

Je suis désolée. Ces gens-là existent. Ils occupent des postes dans le gouvenement.

 

Ils influent sur la politique d'Haïti. 

 

Pourquoi n'en parlerait-t-on pas ?


Ces gens-là sont nostalgiques de ce  monde odieux, décrit dans la vidéo, un monde qu'ils veulent recréer à tout prix.


Un monde, où la majorité "restait à sa place", c'est-à-dire dans  un parc à cochons, un no-man's land surveillé par des macoutes.


Un monde tel que  le définit dans sa  conclusion le commentateur de la vidéo: "Un pays  qui n'a pas de coeur et sans espoir." 


Et aussi, cette autre parole prémonitoire à la fin de la vidéo : "Duvalier est mort, longue vie à Duvalier. Mais la malédiction qu'il a apportée n'a pas été cassée".


Ce qui nous ramène à la situation actuelle.

 

Le "madichon", le mauvais sort, est toujours présent.


A la seule différence, qu'entre temps, le peuple haïtien a bougé, physiquement en allant chercher la vie dans d'autres pays. Dans ces sociétés d'accueil, il a pu s'informer, comparer, réfléchir.


Les remèdes d'exploitation de Duvalier François et de Duvalier Jean-Claude ne sont plus adaptées pour le soumettre et l'exploiter comme il faut.


Une autre stratégie plus adéquate, s'est mise en place; grâce au savoir faire du conseiller espagnol d'extrême droite de Martelly et de son entourage  prôche d'affairistes et de "bandits légaux".


Cette fois-ci, ce n'est plus la politique du  simple baton "fèmen djol  ou" -ferme ta gueule- qui est mise en avant, mais celle du baton et de la carotte.


La statégie est plus sophistiquée.


Autres temps, autres méthodes, même programme "madichon".


D'un côté, les cadeaux, les enveloppes et les "sak di ri " distribués,  les "gouyad" du carnaval, la "séduction lamothienne", la "jeunesse balmirienne",  la réconciliation  nationale "papadokienne", la téléphonie "globalvocienne", internet,  les média à la botte, les activités  humanitaires de "la première dame," les fausses annonces miraculeuses à propos de "l'éducation universelle", les  promesses en veux-tu, en voila.

 

De l'autre, les arrestations arbitraires,  les intimidations, les insultes, les enfreintes à la loi, le "kadejak" sur les transferts et les appels, les bracelets roses aux poignets, les attaques contre les institutions du pays:  parlement, presse, justice, média, université, syndicats.


Car, il s'agit cette fois -ci  pour tromper son monde,  de se présenter en victimes assaillies par les "méchants d'après 1986", qui voudraient soit-disant maintenir le statu quo,  qui voudraient  continuer à s'enrichir, qui refuseraient le développement d'Haïti.


La ficelle est grosse, quand on examine les dépenses de ce cabinet présidentiel après moins d'une année aux commandes. 

 

La ficelle est grosse, quand on sait que sont au pouvoir les enfants mêmes, les parents, les accointances de ceux qui étaient en charge du pillage d'Haïti pendant plus de 30 ans.


Mais eux, les héritiers, s'enrichissent encore plus vite que leurs géniteurs.


C'est ça, "Haiti is open to business", un programme accéléré de prédation.


Les Messieurs 30% sont passés à 80%.


Le peuple haïtien n'est pas dupe.


Mais, il sait pertinemment que toute objection - je ne dis pas révolte-

 serait noyée dans un bain de sang.

 

La communauté internationale veille sur son "bébé", deuxième édition.


Le peuple haïtien a fait l'expérience douloureuse  de la répression au cours de ces "vingt-cinq dernières années" pendant lesquelles il a tenté, de toutes ses forces, de sortir des griffes de cette association de prédateurs, de fous,  de sanguinaires, pervers  et cupides


D'autant plus, que la bande à Chamblain et autres mercenaires armés, affiliés à la CIA, occupe de manière ostentatoire l'espace en réoccuppant les casernes.


Grâce à l'appui de la communauté internationale : Minustah, OEA, USAID, BM, FMI. et la complicité des élites et des zentellecuels locaux -tout comme du temps des 2 Duvalier d'ailleurs- l'agenda de restauration de l'ordre fasciste suit son cours.

 

L'ordre est clair : Haïti doit rester ce pays misérable, méprisé et  honni du monde, gouverné par de cyniques comédiens qui "gouyadent", portent des bracelets roses et cavalent dans Port-au-Prince pour faire monter leur adrénaline.

 

Que crève le peuple, seule compte la prédation.

 

Le peuple haïtien n'a  -comme tout du long de son histoire- qu'un très petit nombre d'alliés.

 

Pour déjouer ce programme de restauration fasciste, il reste les quelques parlementaires et quelques rares média réellement anti-dictature, la diaspora qui souhaiterait pouvoir visiter son pays d'origine, sans crainte d'être pillée et exploitée par ceux qui portent des bracelets roses et des Uzzi,  un  tout petit segment honnête de la société civile,  les organisations, la presse internationales et quelques individus conscients, engagés  dans la défense du bien commun, non compromis, de toutes les couleurs, de toutes les classes et de tous les pays qui observent, analysent, témoignent et prennent parti.


Et bien sûr, le peuple haïtien lui-même, celui des mornes, des plaines et des côtes, les descendants de marrons, qui depuis "nan-ni-nan-nan" , depuis un éternité, bataillent pour l'égalité, la fraternité et la justice.


Le peuple de " La Belle amour humaine" - non pas celle du VIP du boycott de la commémoration de l'indépendance en 2004 qui a usurpé ce titre.


Mais, la vraie, l'unique belle amour humaine, celle de notre cher écrivain martyr, torturé  et tué par la famille de ceux qui sont au pouvoir actuellement en Haïti, Jacques Stephen Alexis.



 

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