Attention, la Banque mondiale est tranquillement entrain de financer un immense appropriation de l'eau par les grandes entreprises
Even though water privatization has been a massive failure around the world, the World Bank just quietly gave $139 million to its latest corporate buddy.
Bien que la privatisation de l'eau a été un énorme échec dans le monde, la Banque mondiale a tranquillement donné 139 million de $ à ses copains des grandes entreprises.
VOIR http://haitiforever.com/windowsonhaiti/news.html
Privatisation de l’eau.
En Haïti ça bat son plein depuis les années 1980.
Avec les résultats que l’on connaît
Et les conséquences que l’on peut voir aujourd’hui
Avec l’épidémie de cholera.
Sur ce blog, une rubrique a été consacrée à l’eau.
VOIR DLO/ L'EAU
On a répété, martelé, que l’eau c’est la vie.
Pressentant la catastrophe
qui nous pendait au nez
On a pris en exemple
« Gouverneurs de la Rosée »
VOIR G.CETOUTE chroniques
le livre de Jacques Roumain,
l'un des auteurs que nos surprimés et décorés zentellectuels
veulent transformer en icônes.
VOIR A propos de "Compère et Général en mal d'enfants" de Lyonel Trouillot
qui mettait en évidence l’importance de l’eau
dans le développement socio/économique d'Haïti.
On a bataillé ferme contre les impitoyables « Time is money »
et autres "Granneg" VOIR AYITI PRIVATISATIONS
Qui n’ont que pour seul Dieu le marché
se cramponnant comme des maniaques aux théories
déjà obsolètes
de Freedman et des économistes de" l'école de Chicago"
et qui n'ont pas vu la crise économique mondiale venir.
On a montré que partout, en France même,
Cette privatisation de l’eau a été un échec.
Les prix n’ont pas été plus bas, la qualité de l’eau n’a pas été meilleure
Et les raccordements et infrastructures non plus.
On a donné l’exemple de villes de plus en plus nombreuses ,
dont Paris, qui ont décidé
de remutualiser l’eau, c’est-à-dire d’en reprendre la gestion.
On a parlé de toutes les bagarres en Amérique Latine
menées par les citoyens pour lutter contre
ce qu’on peut qualifier de vol, à savoir
l’appropriation d’un bien commun, collectif par des grandes compagnies étrangères.
On a donné l'exemple du Cambodge
en montrant comment un patron honnête et qualifié
avait pu remettre sur pied la compagnie d'Etat de distribution d'eau.
On avait même suggéré que l'Etat haïtien
envoie des cadres de la Camep sur place pour étudier
le fonctionnement de cette entreprise et en
tirer de quoi "moderniser" sans privatiser la régie d'eau publique.
On a dénoncé le fait que la BID sous pression
des Gnbistes et de leurs alliés des USA
ait suspendu les prêts pour l’assainissement de l’eau,
précisément dans l’Artibonite, mettant sciemment en danger la population.
On s’est interrogé sur la qualité de l’eau dite potable vendue par les «marchands » d’eau en Haïti.
Où prenaient-ils l’eau ? Est-ce qu’il y avait des vérifications de la qualité de l’eau.
Peine perdue.
La dite « société civile "
les dits intellectuels,et tutti quanti,
focalisés uniquement sur leurs luttes de pouvoir,
ne s’intéressent nullement aux questions cruciales
telles que l’eau, la santé et l’éducation.
Leur occupation favorite étant la dénonciation de la "médiocrité " du peuple
et la promotion de leur "riche intellect"
Quant aux économistes haïtiens qui sont aussi économistes que je suis
astronaute,nonobstant les expériences connues à travers le monde
d’échec de cette politique de privatisation,
ils ont persisté à faire le jeu des intérêts des grandes compagnies
et du secteur privé haïtien et à réciter les leçons apprises par cœur.
Alors que partout dans le monde, les peuples sont à la recherche
de chemins pour se diriger vers l'autonomie,
Les gens qui font de la politique en Haïti leur fond de commerce,
sont à un tel niveau de compréhension de l’économie
qu’ils restent persuadés que le progrès
consiste à imiter les bêtises faites en "Occident"
A recycler leurs déchets.
Le progrès, selon eux, c’est les pèpè (vêtements de seconde main)
et non un développement de l’industrie du vêtement.
Le progrès, c’est les poulets dégelés/congelés/regelés
et non le développement d’une industrie avicole.
Le progrès c’est de construire en s’endettant jusqu’au cou des hotels comme à la RD
et non pas de développer un tourisme de proximité et de qualité
qui aurait justement l'avantage de concurrencer l'offre touristique de la RD.
Le progrès c’est d’acheter et de vendre du riz Miyami, d’acheter et de vendre de l’ail (hé, hé!) en RD plutôt que de planter une qualité d’ail biologique bonne pour la santé de la population et pour l’exportation.
Le progrès c’est de faire avec des dizaines d’années de retard ceux que d’autres ont déjà expérimenté
et qui s'est soldé par un échec.
Alors que je le répète Haïti a une chance incroyable
dans son malheur
elle a une terre vierge de pesticides
elle a une population jeune, travailleuse et créative qui ne demande qu'à se perfectionner
et de relever le défi de faire de ce pays non pas la « perle des Antilles
(c’est vraiment cynique parce que ça implique le retour à l'esclavage)
mais une Ayiti, Qusqueya, Bohio dont pourrait être fiers
ceux qui nous ont légué, malgré eux, cette terre :
les Arawaks et les Taïnos.
Et ceux qui ont donné leur vie pour que les anciens esclaves
deviennent des Haïtiens.
Mais les forces réactionnaires n’aiment ni la beauté, ni la paix, ni la justice.
Elles n'aiment et ne se préoccuppent que de leur porte monnaie.
Comme pour l'impitoyable "Time is money"
ou l'invraisemblable " L'esclavage est un bienfait dans nos salons"
le progrès se mesure au prix du 4X4 et non à l'état de la route,
à la grosseur de la maison et non à la qualité des matériaux de construction.
Ces forces réactionnaires s’évertuent à faire de cette population des mendiants
et des brigands corvéables à merci pour commettre leurs basses oeuvres.
Elles font de ce pays un territoire ouvert aux pirates et aux mercenaires de tout acabit
qui imposent par la peur et la violence,-comme du temps de l’esclavage-
leur ordre tête en bas,
basé sur l’exploitation des hommes, des femmes et des enfants.
Comme disait je ne sais quel pape lors d'une visite en Haïti, sous Duvalier Jcl,
Il est grand temps que quelque chose change dans ce pays.
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