Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Watch Out: The World Bank Is Quietly Funding a Massive Corporate Water Grab

Publié par siel sur 11 Novembre 2010, 10:29am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Attention, la Banque mondiale est tranquillement entrain de financer un immense appropriation de l'eau par les grandes entreprises

Even though water privatization has been a massive failure around the world, the World Bank just quietly gave $139 million to its latest corporate buddy.

Bien que la privatisation de l'eau a été un énorme échec dans le monde, la Banque mondiale a tranquillement donné 139 million de $ à ses copains des grandes entreprises.
VOIR http://haitiforever.com/windowsonhaiti/news.html

Privatisation de l’eau.
En Haïti ça bat son plein depuis les années 1980.
Avec les résultats que l’on connaît
Et les conséquences que l’on peut voir aujourd’hui
Avec l’épidémie de cholera.
Sur ce blog, une rubrique a été consacrée à l’eau.

VOIR DLO/ L'EAU
On a répété, martelé, que l’eau c’est la vie.

 

Pressentant la catastrophe

qui nous pendait au nez

On a pris en exemple
« Gouverneurs de la Rosée »

VOIR G.CETOUTE chroniques

le livre de Jacques Roumain,

l'un des auteurs que nos surprimés et décorés zentellectuels

veulent transformer en icônes.

VOIR A propos de "Compère et Général en mal d'enfants" de Lyonel Trouillot
qui mettait en évidence l’importance de l’eau
dans le développement  socio/économique d'Haïti.


On a bataillé ferme contre les impitoyables « Time is money »

et autres "Granneg" VOIR AYITI PRIVATISATIONS
Qui n’ont que pour seul Dieu le marché

se cramponnant comme des maniaques aux théories

déjà obsolètes

de Freedman et des économistes de" l'école de Chicago"

et qui n'ont pas vu la crise économique mondiale venir.


On a montré que partout, en France même,
Cette privatisation de l’eau a été un échec.
Les prix n’ont pas été plus bas, la qualité de l’eau n’a pas été meilleure
Et les raccordements et infrastructures non plus.
On a donné l’exemple de villes de plus en plus nombreuses ,

dont Paris, qui ont décidé

de remutualiser l’eau, c’est-à-dire d’en reprendre la gestion.

 

On a parlé de toutes les bagarres en Amérique Latine
menées par les citoyens pour lutter contre

ce qu’on peut qualifier de vol, à savoir

l’appropriation d’un bien commun, collectif par des grandes compagnies étrangères.

 

On a donné l'exemple du Cambodge

en montrant comment un patron honnête et qualifié

avait pu remettre sur pied  la compagnie d'Etat de distribution d'eau.

On avait même suggéré que l'Etat haïtien

envoie des cadres de la Camep sur place pour étudier

le fonctionnement de cette entreprise et en

 tirer de quoi "moderniser" sans privatiser la régie d'eau publique.


On a dénoncé le fait que la BID sous pression

des Gnbistes et de leurs alliés des USA

ait suspendu les prêts pour l’assainissement de l’eau,

précisément dans l’Artibonite, mettant sciemment en danger la population.


On s’est interrogé sur la qualité de l’eau dite potable vendue par les «marchands » d’eau en Haïti.

Où prenaient-ils l’eau ? Est-ce qu’il y avait des vérifications de la qualité de l’eau.

 

Peine perdue.


La dite « société civile "

les dits intellectuels,et tutti quanti,

focalisés uniquement sur leurs luttes de pouvoir,

ne s’intéressent nullement aux questions cruciales

telles que l’eau, la santé et l’éducation.

Leur occupation favorite étant la dénonciation de la "médiocrité " du peuple

et la promotion de leur "riche intellect"

 

Quant aux  économistes haïtiens qui sont aussi économistes que je suis
astronaute,nonobstant les expériences connues à travers le monde
d’échec de cette politique de privatisation,

ils ont persisté à faire le jeu des intérêts des grandes compagnies

et du secteur privé haïtien et à réciter les leçons apprises par cœur.

 

Alors que partout dans le monde, les peuples sont à la recherche

de chemins pour  se diriger vers l'autonomie,

Les gens qui font de la politique en Haïti leur fond de commerce,

sont à un tel niveau de compréhension de l’économie

qu’ils restent persuadés que le progrès
consiste à imiter les bêtises faites en "Occident"

A recycler leurs déchets.

 

Le progrès, selon eux,  c’est les pèpè  (vêtements de seconde main)

et non un développement de l’industrie du vêtement.

Le progrès, c’est les poulets dégelés/congelés/regelés

et non le développement d’une industrie avicole.

Le progrès c’est de construire en s’endettant jusqu’au cou des hotels comme à la RD

et non pas de développer un tourisme de proximité et de qualité

qui aurait justement  l'avantage de concurrencer l'offre  touristique de la RD.

Le progrès c’est d’acheter et de vendre du riz Miyami, d’acheter et de vendre de l’ail (hé, hé!) en RD plutôt que de planter une qualité d’ail biologique bonne pour la santé de la population et pour l’exportation.

Le progrès c’est de faire avec des dizaines d’années de retard ceux que d’autres ont déjà expérimenté

et qui s'est soldé par un échec.


Alors que je le répète Haïti a une chance incroyable

dans son malheur

elle a une terre vierge de pesticides

elle a une population jeune, travailleuse et créative qui ne demande qu'à se perfectionner

et de relever le défi de faire  de ce pays non pas la « perle des Antilles

(c’est vraiment cynique parce que ça implique le retour à l'esclavage)

 mais une Ayiti, Qusqueya, Bohio dont pourrait être fiers

ceux qui nous ont légué, malgré eux, cette terre :
les Arawaks et les Taïnos.

Et ceux qui ont donné leur vie pour que les anciens esclaves

deviennent des Haïtiens.


Mais les forces réactionnaires n’aiment ni la beauté, ni la paix, ni la justice.

 

Elles n'aiment et ne se préoccuppent que de leur porte monnaie.

Comme pour l'impitoyable "Time is money"

ou l'invraisemblable " L'esclavage est un bienfait dans nos salons"

le progrès se mesure au prix du 4X4 et non à l'état de la route,

à la grosseur de la maison et non à la qualité des matériaux de construction.


Ces forces réactionnaires s’évertuent à faire de cette population des mendiants

et des brigands corvéables à merci pour commettre leurs basses oeuvres.


Elles font de ce pays un territoire ouvert aux pirates et aux mercenaires de tout acabit 

qui imposent par la peur et la violence,-comme du temps de l’esclavage-

leur ordre tête en bas,

basé sur l’exploitation des hommes, des femmes et des enfants.


 Comme disait je ne sais quel pape lors d'une visite en Haïti, sous Duvalier Jcl, 

Il est  grand temps que quelque chose change dans ce pays.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents