1- G Latortue et D. de Villepint. 2- W.Clinton et Duvalier fils. 3- Bellerive, Clinton, Y Latortue et autres. 4- Amb. US et M et Mme Martelly et Lamothe et inconnu. 5- Tuer avec amabilité, un livre sur l'hypocrisie de l'aide. 6- Mme Sandra Honoré cheffe de la Minustha
Il n’est pas exagéré de dire qu’Haïti est aujourd’hui dans une situation pire, plus corrompue et plus antidémocratique, qu’elle ne l’était quand Aristide a été chassé du pouvoir. Vrai que s’est produit l’effrayant séisme de janvier 2010, qui a fait plus de 200 000 morts. Comment néanmoins expliquer que, malgré les gigantesques ressources dont disposent tous ses « amis » internationaux qui disent voler à son secours et vouloir accompagner son développement, la société haïtienne ait si peu réussi à sortir la tête de l’eau ? Comment expliquer que, selon des informations récemment publiées par le Programme alimentaire mondial (PAM), Haïti traverse actuellement sa plus grave crise d’insécurité alimentaire depuis 2001 ?
"Haïti est aujourd’hui dans une situation pire"
M. Taillefer, l'auteur de l'article, devrait savoir qu'il ne s'agit pas d'une conjonction de situations, mais d'une volonté de produire le chaos.
"Il n’est pas exagéré de dire qu’Haïti est aujourd’hui dans une situation pire, plus corrompue et plus antidémocratique, qu’elle ne l’était quand Aristide a été chassé du pouvoir. "
M. Taillefer devrait savoir qu'Aristide n'a pas été "chassé du pouvoir " pour cause de politique ne respectant pas la démocratie.
Si c'eut été le cas :
-Martelly n'aurait pas été sélectionné par les 2 Clinton. Le vote des Haïtiens aurait été respecté.
- Les Gnbistes et autres ""combattants de la liberté" comme Chamblain (ouaf, ouaf) se seraient élevés contre les mesures anti-démocratiques prises par Martelly, dès le début de sa présidence. A savoir les taxex collectées sur les transferts et les appels téléphoniques sans en référer au parlement, les nominations d'agents exécutifs (de l'exécutif) pour remplacer les maires élus, l'absence d'élections au cours de son mandat.
Le silence de ces gnbistes, groupe184, zentellectuels du Collectif Non, ne laisse planer aucune ambiguïté, aucun doute sur les motivations réelles de ces soit-disant partisans de la démocratie.
- Martelly n'aurait pas eu le champ libre - un tapis rouge déployé par la CI- jusqu'à en en arriver à gouverner par décrets.
Il existe un monde entre les auteurs et partisans du coup de 2004 et la population haïtienne. Leurs projets sont antagonistes.
D'un côté, vous avez des personnes qui, pour différentes raisons, se positionnent en tant qu'alliés ou serviteurs volontaires du "blan",- ceux-là que je nomme les "Blancs d'exception" qui aspirent au statut qu'avaient certains Noirs, jouissant d'une quelconque notoriée en Afrique du Sud du temps de l'apartheid. Ceux-là avaient le privilège insigne de pouvoir fréquenter les lieux interdits aux Noirs (hôtels, quartiers résidentiels, manifestations culturelles)
De l'autre, vous avez une majorité de la population qui n'a aucun contact avec ce " blan" - si ce n'est via l'aide humanitaire des ONG et la répression via les troupes d'occupation, la Minustah- et dont la préoccupation principale est la survie au quotidien.
Cette majorité de la population n'a pas droit à la parole. Et, quand elle tente d'exprimer ses revendications - comme dans tous les pays dits démocratiques- une répression toute démocratique s'abat sur elle : chiens, kokorats, lavalas sal, analphabètes, aigris, frustrés, ravets, nuisibles, laissez les gens de bien faire leurs affaires et vous exploiter comme il se doit.
M. Taillefer ne semble pas avoir assimilé que le but de "l'éviction d'Aristide" n'était pas de se débarasser de sa personne, mais de :
- se débarasser des revendications du secteur populaire - dont le salaire minimum.
-d'éliminer de jeunes militants - dont certains n'étaient pas forcément des lavalassiens- mais dont l'engagement au sein de ces secteurs populaires était considéré comme dangereux au présent comme dans l'avenir.
- de balayer le terrain (avec G. Latortue et par la suite R.Préval) pour une recolonisation d'Haïti, qui devrait permettre - et ce fut le cas avec Martelly qui a poussé le bouchon plus loin que Latortue et Préval - de terrasser les institutions haïtiennes, de rendre l'état totalement inopérant et dépendant du Core Group.
-de restructurer ce Etat vassalisé. Ce pourquoi il a été conseillé - ou ordonné ? - à Martelly de ne pas réaliser d'élections pour en arriver à gouverner par décrets permettant, entre autres forfaitures, la cession d'une partie du territoire haïtien à une entité afin d'y créer " Le Centre " à la Gonâve. Dans cet espace, les propriétaires de ce "Centre" auront toute latitude d'y faire ce qu'ils veulent - dont l'exploitation du sous-sol.
- de placer la population haïtienne sous une surveillance - sans exagérer équivalente à une sorte de camp de concentration à ciel ouvert, genre Gaza avec l'entreprise israélienne HLSI - sorte d'avatars Blancs des tontons macoutes et des chefs de sections,- chargée de les refouler et de les maintenir dans des espaces réservés.
- de restaurer le duvaliérisme - une idéologie raciste promouvant l'infériorité de Haïtiens Noirs et la supériorité des Blancs ( voir Zenny , grand duvaliériste et son "tu es Noir , je suis Blanc et tu me dois le respect" et son appareil répressif : BOID, ex-militaires, Minustah, firme israéelienne HLSI
La condition misérable des Haïtiens et Dominicains d'origine haïtienne chassés de la RD qui devaient être "acceuillis", avec "dignité et respect", selon Martelly, mais qui en réalité sont parqués dans des "camps" ignobles, peut donner une idée de celle qui sera faite aux habitants de la Gonâve chassés de leurs terres cédées au "Centre".
Et ce truc des camps des chassés de la RD, de ceux qu'on prévoit de chasser de la Gonâve, de l'Ile-à-Vaches, de Côtes-de -Fer, qui est celui du plan Collier, du nom de celui qui l'a élaboré pour Haïti, est celui dont l'application nécessitait l'éviction d'Aristide et la répresssion de ses partisans et de tous ceux qui ont pour projet de maintenir la souveraineté d'Haïti.
Si elle l'avait voulu, la Ci aurait planifié l'asassinat d'Aristide. Mais, craignant que son assassinat ne fasse de lui un martyr - vu que l'objectif était de le "vendre" (courtoisie V. Numa de Vision 2000) comme étant le plus grand des salauds au monde - elle a projeté son exil dans un lieu dont il ne devait pas revenir. Et la répression de ses partisans et de ceux qui refusaient le plan Collier/Clinton de vassalisation du pays.
A croire que les dirigeants haïtiens sont, soit totalement déconnectés du monde et qu'ils ne suivent pas les actualités relatant l'accaparement des terres des pays du Sud, soit qu'ils en sont arrivés à un tel point de non retour dans la prostitution et l'avidité qu'ils s'en foutent totalement de l'avenir de leur pays et de celui de leurs concitoyens.
Cependant, si le tableau dessiné par les plans de la CI est plus que sombre - carrément tragique- il n'existe pas d'autre alternative que celle d'accompagner les revendications de justice du peuple haïtien.
/https%3A%2F%2Fwww.ledevoir.com%2Fimages%2Ful%2Fgraphiques%2Flogo_devoir_facebook.gif)
Le Devoir affirmait mercredi qu'Ottawa étudiait l'idée de prendre le relais du Brésil à la tête de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Il y aurait, à notr...
http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/465208/haiti-aide-ou-occupation
Commenter cet article