Certains médias Haïtiens diffusent jusqu'au bruit de l'indigence, Échos sourds d'une sous humanité où débride la vulgarité Comme expression d'existence.
Dommage que ceux et celles qui sont victimes de cette vomissure ont dansé à une époque récente Les Mêmes échos vulgaires tonitruant fièrement : Grenn nan Bounda An Ale!
Dès lors Comment croire à la dénonciation pseudo intellectuelle de la vulgarité car ces intellectuels avaient eux aussi fredonné en 2004 Les Mêmes échos vulgaires pour boycotter les festivités du bicentenaire ?
La Morale de tout cela est qu'on ne flirte pas impunément avec La vulgarité. L'indigence qu'on sème nous revient toujours au plus profond de la gorge comme une banane excrémentée.
Il semble flotter sur Haïti Une Indigence pesante chargée d'une énergie négative qui court-circuite toutes les forces de progrès du pays.
Le bon sens s'accorde à dire qu'on reconnaît qu'un pays est en déconfiture imminente quand, Parmi Les puissants, Ni Dans Les ordres religieux , Ni Dans La culture, Ni Dans Les affaires , ni Dans La justice, aucune voix dissidente ne s'insurge contre la vulgarité triomphante.
Ce sont les accointances douteuses de la petite bourgeoisie intellectuelle haïtienne, constituée d'intellectuels précaires , de journalistes affamés, et de petits patrons de presse prêts à Toutes les compromissions et de politiciens flirtant avec Toutes les nuances merdiques du macoutisme qui nous valent aujourd'hui le triomphe de cette vulgarité.
Le triomphe de l'indigence politique En Haïti est un piratage du Pouvoir par le secteur d'affaires au profit de l'escroquerie et de la criminalité. La vulgarité n'est que le bruit divertissant de ce piratage pour abrutir les masses.
Il y va du devoir de ceux qui sont résolument opposés à cette indigence de revivifier les héros des luttes populaires et paysannes d'ici et d'ailleurs Afin d'offrir aux masses des modèles capables de fortifier leur dignité et de structurer leur révolte.
C'est la mort de l'idéologie au profit du marketing célébrant la réussite individuelle qui nous vaut aujourd'hui cette détresse et cette sous humanité.
Il est temps de commencer par organiser la résistance à l'indigence loin des sommets des accointances douteuses faites d'ambivalence (Laloz) et de sous humanité.
Les peuples ont besoin de héros pour galvaniser leur énergie Et dopé leur indignation. Ce n'est pas le peuple Haïtien qui est Indigent . C'est le leadership religieux, culturel, politique, social et économique qui s'accommode trop facilement de la bêtise. Qui pour survivre, qui pour échapper à la précarité , qui pour exalter le goût des mesquineries, qui pour s'enrichir. Qu'importe la forme de cette indigence, il est certain qu'elle dissimule très mal Une profonde détresse humaine.
Quand l'incivilité et La vulgarité deviennent source d'inspiration et de jouissance, il est temps de hâter la venue d'autres modèles En faisant mûrir les raisons de la colère.
Erno Renoncourt
1er mars 2017

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