Mais la malédiction ne s'installe que quand les conditions sur le terrain lui sont favorables.
Avant Martelly et Jovenel, il y a eu le coup d'Etat de 2004, le boycott de la commémoration du bicentenaire par les zentellectuels, primés, surprimés, puis déprimés.
Il y a eu pour la première fois après 1804, la présence de troupes françaises sur le territoire haïtien.
Il y a eu Latortue, fait-Premier ministre, et ses 2 Lexus, véhicules de l'Etat, embarqués presto pour Miami où il a sa résidence, à la fin de son règne.
Il y a eu Préval, son refus de laisser Lavalas participer aux élections et à l'inverse son intégration et son maintien des duvaliéristes dans des postes importants, creusant le lit de l'impunité. Ex : Cinéas ambassadeur d'Haïti en RD.
Martelly fut sélectionné pour ses qualités de chanteur grivois et son ignorance totale/capitale de l'administration déjà de sa propre tête - voire d'un pays.
Et dans cette suite logique, on en arrive à déboucher sur l'inculpé fait-président. Un candidat idéal avec une inculpation pour soupçon de blanchiment d'argent.
A confier le sort d'une nation de quelques 10M. d'habitants à un homme qui 'obviously' n'a pas toute sa tête, et qui de ce fait ne peut que saccager encore plus le pays.
Cette décision de re-mobiliser l'armée, applaudie pratiquement par tout ce que le pays - et la diaspora - compte comme cerveaux lents, est une initiative, sans lendemain autre, que d'aggraver le saccage du pays.
Une fuite en avant d'une sorte de cocktail de psychopathes et sociopathes organisés en bande de malfaiteurs pour piller l'Etat.
Avant Les Cayes sous les eaux après des travaux, improvisés, vite-faits et mal-faits par la caravane, il y a eu la plantation morte-née d'Agitrans, vantée comme un modèle de réussite par les "aboyeurs" et collaborateurs des tèt kale, des radio et de la presse écrite de la capitale.
Celui qui était à l'époque nèg bannann nan avant de devenir nèg karavann nan a maintenant un nouveau déguisement nèg lame an.
Après s'être vu comme celui qui, le premier, serait le plus grand planteur et exportateur de bananes du pays. Puis, celui qui dans l'Artibonite allait "faire en 40 jours ce qui n'a pas été fait en 40 ans".
Et ainsi de suite. Changeant dans sa folie de personnage et de costumes selon ses interlocuteurs : pur produit du secteur privé devant...Le secteur privé. Pur paysan devant...Les paysans. Pur élément de la classe moyenne devant...La classe moyenne.
Terminés, à la poubelle, les rêves de chef de bananes, de caravane, de grand "électrificateur" du pays. Aujourd'hui, l'inculpé fait-président se voit en Chef suprême des armées.
Il veut, comme disait un nostalgique du temps paradisiaque des FAD'H, le journaliste F. Exantus de Signal FM, voir de beaux militaires avec des bottes jusqu'aux genoux, défiler et claquer des talons.
Il veut pourvoir se mirer en train d'assister à ce défilé qui devrait être une cérémonie aussi grandiose que son investiture, un événement comme disait la dame à la chevelure rousse, officiant comme maîtresse de cérémonie "sur lequel le monde entier" aura les yeux tournés. Ala moun endesan !
Tout ce laïus pour en arriver au constat qu'il y a plus que Martelly et Jovenel comme "malediksyon" Comme la corruption, la malédiction fonctionne en bande organisée.
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La ville des Cayes sous les eaux : Un ingénieur accuse les techniciens de la Caravane!
Les Cayes, mercredi 15 novembre 2017 ((rezonodwes.com))- En dépit des déclarations du président Jovenel Moise, promettant formellement que les travaux de la Caravane empêcheront à la ville des...
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