Ce que j'ai retenu dans le flot de paroles de M. Adrien c'est qu'il passe de manière subtile sur la question de la reddition des comptes et de la justice revendiquée par la population contre les auteurs de crimes financiers et de crimes contre l'humanité.
Or, dans sa revue de l'histoire "après 1986" comme ils aiment à le dire, il oublie de mentionner un fait déterminant dans l'échec de la transition démocratique, c'est précisément l'absence de justice qui d'ailleurs aura permis à des auteurs de crimes de se retrouver tranquillement aujourd'hui officiellement dans les couloirs du pouvoir.
Ce qu'il ne dit pas ou qu'il ne sait pas, c'est que "le macoute pa Ladan l" qui se trouve dans la Constitution de 1987, a été un deal - plus ou moins imposé par les forces militaires et économiques de l'époque - permettant aux militaro/macoutes/duvialiéristes de ne pas avoir affaire avec la justice.
Maintenant, ces mêmes duvaliéristes qui avaient conclu cet accord qui leur était favorable, s'en servent pour dénigrer la Constitution de 1987 et "vendre " leur projet de nouvelle Constitution.
De sorte que M. Adrien utilise des exemples pris en France et en Angleterre mais pas celui du Rwanda ou dans une moindre mesure celui de l'AF. du Sud.
Car, la question primordiale en Haïti, celle posée par Dessalines que chacun se plaît à répéter est celle de la justice. L'impunité M. Adrien devrait le savoir va de pair avec la corruption. Et tant que cette question ne sera pas réglée, tant que le moto restera "on change tout pour que rien ne change", les mêmes causes produiront les mêmes effets.
Deblozay sou deblozay. Enstitisyon yo sou bouda. Peyi a rive nan bout li. Nou pral gade #BBJ
Deblozay sou deblozay. Enstitisyon yo sou bouda. Peyi a rive nan bout li. Nou pral gade kòman enstitisyonalism kòm pèspektiv teyorik ka ede n apreyande kriz ...
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