... des Haïtiens qui font dans la politique aillent le visiter. Je pensais à ça, mais à qui le dire ? Et qui pourrait comprendre l'intérêt de cette rencontre quand on a un Premier Ministre, Fils-Aimé, un M. qui ne comprend rien à rien, qui fait la cour à un raciste sud-africain dans l'espoir de lui soutirer du fric.
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Un type qui croit qu'il est de bon ton, lui et ses sbires, d'imiter, de "jakotize" la façon dont TRUMP s'assied en écartant les jambes au maximum. Berk. C'est moche, c'est laid, c'est franchement dégeulasse. Est-ce qu'il ne serait pas temps d'arrêter de jouer au singe M. Alix Didier Fils-Aimé ? Vous êtes carrément infect. Vous connaissez le sens du mot infect ? Eh bien il vous caractérise.
Parce que Mujica qui a été un guérillero, qui a passé 12 ans de sa vie dans une prison infecte, qui a survécu et, à sa sortie de prison, a continué à militer, qui s'est plié aux règles du jeu démocratique auquel il était totalement hostile auparavant, qui s'est fait élire comme député, sénateur, qui a été Ministre jusqu'à devenir Président de son pays, l'Uruguay. (Et vous avez-vu ici combien il a été aimé par la population.)
Parce que les politiciens qui ont des grenn nan bounda- mais pas les grenn qui ne sont pas les leurs comme en 2004- auraient eu beaucoup à apprendre de lui. Parce que l'Uruguay de même qu'Haïti et tous les pays de Nuestra America doivent faire face au " bully" étasunien administration démocrate ou républicaine : même harcèlement.
Les femmes/hommes de bonne volonté en quête réelle d'un changement en Haïti auraient eu beaucoup à apprendre dans un entretien avec Mujica. Mais ça ne les intéressait pas. N'avez-vous pas remarqué que des personnes comme Jean-Charles Moïse qui se disent révolutionnaires n'ont jamais voulu le rencontrer et même parler de son itinéraire en le prenant comme exemple.
Une rencontre qui aurait été enrichissante, d'autant plus que, comme vous le savez, des soldats uruguayens appartenant aux troupes de la Minustha ont été mêlés dans un scandale sexuel et que l'argent versé en tant que réparation a été accaparé par Lamothe/Martelly et l''association des malfaiteurs en bande organisée tèt kale et alliés.
De tout ceci des intellectuels- je n'ai pas dit zen-telektyèl- auraient pu en discuter. Mais "Donde son ? " Où sont-ils ? En voyage pour la France, la Floride, le Canada, plutôt que d'aller rendre visite à nos voisins, ceux avec lesquels nous partageons une histoire commune.
Et aussi que Pepe Mujica avait écrit une lettre de rupture à son compatriote, son ex-ministre des Affaires étrangères, devenu parton de l'OEA, M. Luis Almagro, qui a fait beaucoup de mal à Haïti.
Luis,
Tu sais que je t'ai toujours soutenu et encouragé. Tu sais que j'ai soutenu tacitement ta candidature à l'OEA. Je regrette que les faits m'aient démontré à plusieurs reprises que je m'étais trompé. Je ne peux pas comprendre tes silences à propos d'Haïti, du Guatemala et d'Asunción en même temps, tu publies une lettre dans laquelle tu demandes une intervention au Venezuela.
Je comprends que sans me le dire, tu m'as dit « adieu ».
Quand je t'ai demandé de ne pas te rendre à la frontière troublée du Venezuela et de la Colombie, ce n'était pas un caprice et encore moins une volonté de ne pas voir la réalité. Mon inquiétude n'est pas la façon dont nous voient ou nous comprennent les médias ou les hommes politiques. Non, mon inquiétude est de savoir comment faire quelque chose en faveur de la grande majorité des Vénézuéliens. C'est la même attitude que j'ai eue dans le conflit Etats-Unis-Cuba ou avec la paix de la Colombie. Ce qui est au centre, ce n'est pas comment ils nous voient mais être utile ou non à la majorité des gens ordinaires. Je crois qu'à un moment, il faudra servir de pont pour que tout le Venezuela puisse gérer de façon fiable son autodétermination et nous ne devrions pas nous écarter de cette direction. Nous savons tous que le Venezuela est une réserve de pétrole pour les 300 prochaines années. Là se trouve sa richesse et son malheur parce que les Etats-Unis sont dépendants du pétrole et leurs intérêts font pression. Cela a aussi rendu possible la déformation sociologique qui fait s'habituer à vivre de la rente pétrolière et finit par importer même ce qui est fondamental, l'essentiel de la nourriture.
Suite dans le lien :https://bolivarinfos.over-blog.com/2016/06/amerique-latine-lettre-de-pepe-mujica-a-luis-almagro-18-novembre-2015.html
il s'agit de ce même Luis Almagro qui "pleure" le décès de Pepe Mujica. Mais Mujica avait tout dit dans sa lettre, il comprenait la traitrise et il était conscient que vu le rapport de forces, vu l'héritage colonial, vu la soif de reconnaissance et de richesse, il fallait faire avec. Et une fois sa lettre envoyée et rendue publique il a choisi de ne plus en parler et de continuer à se focaliser sur la politique dans son pays.
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