Bonjour, Bonsoir,
Voici le second acte de notre insolente raisonnance sur cette fabrique de l'ignorance par les réseaux académiques, médiatiques et culturels haïtiens. Une véritable posture d'insignifiance culturelle assumée en gage de leur anoblissement asservissant et de leur dépendance envers les ressources de la géostratégie de la globalisation. C'est donc un double processus entre le global et le local qui maintient Haïti sur sa trajectoire invariante de régression circulaire. Il nous a semblé pédagogique et stratégique d'expliciter les composantes de ce processus pour faire comprendre à chacun les enjeux d'instrumentalisation qui sous-tendent la distribution des prix comme géostratégie de la sacralisation pour assurer l'enjolivement de la déshumanisation.
/image%2F1034110%2F20250920%2Fob_e4f274_thumbnail.jpeg)
L'image qui illustre ce texte est un effort de modélisation critique qui mobilise le langage graphique et la géométrie des données pour rendre compte des processus sociaux que les détenteurs du savoir colonisé, les intermittents de la culture insignifiante s'acharnent par leur anoblissement à biaiser. Elle explicite les composantes du processus d'anoblissement et de sacralisation que met en place la géostratégie de la globalisation pour mieux performer l'attrition stratégique d'Haïti. : une sacralisation des acteurs locaux pour les instrumentaliser comme automates influents de la déshumanisation de la population haïtienne. Ainsi la vraie finalité de ce processus est une mise au PAS asservissant. Pourtant, elle semble fortement méconnue dans les milieux d'entre soi académiques et culturels haïtiens dont les postures sont alignées sur cette stratégie asservissante, dans un pas à pas autodéshumanisant. Cette mise au pas asservissante est si méconnue que l'universitaire ou le lettré haïtien croit que la seule manière pour lui d'avoir du prestige dans son pays est d'être reconnu dans les mégalopoles qui confisquent le savoir comme un prolongement de la colonisation.
C'est contre cette insignifiance que ce texte s'indigne. L'écriture de l'opprimé indigné n'a de sens que si elle combine insolence et intelligence dans une raisonnance pertinente pour faire surgir des brèches de colères irradiantes, à même d'orienter vers des lignes de fuite hors de l'errance et de l'invariance. Tout le reste n'est qu'insignifiance et indigence.
Bonne lecture, à ceux et celles qui trouveront du temps pour lire...et approprier......Nous leur disons à bientôt pour la suite.
Voici un extrait du texte de M. Renoncourt que vous pouvez lire dans lien, dont j'ai sélectionné parce qu'il est à la fois, juste, tragique et à certains endroits porte à rire. Or vous savez que ce n'est pas seulement le sentiment de dignité qui nous sépare des animaux, mais aussi le rire, pas le " griyen dan" des jouisseurs mais celui critique porteur de sens comme quand Erno donne sa définition le mot MALICE : Médiocres Anoblis en Lettrés par Indignité pour Cultiver l’Errance.
"La grande question est : y a-t-il encore une part d’Haïti qui peut être régénérée ? De toute évidence, ce ne sera pas par la politique. Et tout le drame est de savoir qu’il y a plein de gens, pour le moins honnêtes, qui continuent de croire que l’on peut changer ce pays par la militance politique, alors que celle-ci est, comme la culture et tout le reste, une terrifiante forfaiture aux mains de lettrés malicieux qui ne pensent qu’à leur réussite indigne. D’ailleurs, c’est leur posture qui donne sens au mot MALICE : Médiocres Anoblis en Lettrés par Indignité pour Cultiver l’Errance.
C’est manifestement l’assumation de l’insignifiance culturelle comme contre part du rayonnement académique et de l’anoblissement médiatique qui encourage les narratifs discriminatoires sur Haïti. Lieu paradoxal où, depuis l’indépendance, l’intelligence a toujours été mise en déroute par les médiocres. Mais, l’on pourrait se méprendre fortement sur ce concept de la déroute de l’intelligence par les médiocres, en croyant à tort qu’elle est l’œuvre victorieuse et triomphale des analphabètes, illettrés et autres incultes d’Haïti. Or, pour peu que l’on prête attention aux connexions malicieuses entre les crapules accréditées (hommes politiques médiocres, incultes et illettrés) et les couillons assumés (lettrés et universitaires anoblis) de cet écosystème flouté et enfumé, on s’apercevra que les médiocres et les affreux ne triomphent en Haïti que parce qu’ils reçoivent les adjuvants des lettrés et des gens de bien. M’en voudra-t-on de rappeler que, dans leur grande majorité, les lettrés, intellectuels et écrivains haïtiens, notamment ceux et celles anoblis par la communauté internationale, ont tous ensemble ou tour à tour, apporté leur aura pour le triomphe du parti de la criminalité de Michel Martelly de 2011 à 2025 : Michaëlle Jean , Danny Laferrière, Louis Naud Pierre, Josué Pierre Louis, Nesmy Manigat, Michèle Oriol, Franck Etienne, Pierre Raymond Dumas, Emmelie Prophète, Dr Jean William Pape, Wilson Laleau, pour ne citer que ceux et celles-là.
De fait, en Haïti, le segment historique allant de 1986 à 2025 est jalonné de nombreuses liaisons malsaines et immondes entre, d’une part, les délinquants et autre rebuts criminels, et d’autre part, les lettrés et autres gens de bien de la société haïtienne. C’est ce qui explique du reste pourquoi ce lieu résiste à toutes les tentatives de réforme et d’innovation. Médiocres anoblis et lettrés asservis se donnent la main, comme deux déficiences qui, en s’appuyant l’une sur l’autre, se neutralisent et créent un équilibre invariant."
Commenter cet article