Bonjour, Bonsoir,
J'adresse ces voeux, particulièrement à vous qui avez donné vie, en lisant, partageant et/ou commentant mes raisonnances Tipédantes, et généralement à tous ceux et toutes celles, encore dotés d'humanité pour oser le saut PoÉthique de l'innovation de SOI et enfin retrouver l'envol vers la dignité que nous avons fléchi vers les basses eaux culturelles des réussites médiocres
Dans un peu moins de 8 jours, 2025 ne sera plus qu'une année à oublier. Que ce soit dans les écosystèmes sécuritaires ou précaires, 2025 a été éprouvante pour les peuples. Les monstres se sont imposés sur les différents théâtres politiques, et cela avec la complicité des forces de l'argent, des médias et des réseaux académiques, et culturels. Pourtant, malgré les dommages qui s'en résultent pour les peuples, du point de vue de liberté, de dignité, voire d'humanité, ce triomphe du fascisme offre une leçon pour les nouvelles formes de résistance populaire. Ce temps globalement indigent nous apprend que le fascisme étant le vrai visage de l'Occident, les formes dans lesquelles il apparait et les normes qu'il impose comme socle de valeurs ou règles de droit pour enjoliver ses barbaries ne sont que des impostures à combattre et à rejeter.
Aujourd'hui, il est devenu nettement évident que l'Occident est globalement dirigé par des pédocriminels et des fossoyeurs de la dignité humaine. La guerre, les armes, les trafics de mineurs, les trafics d'organes, les orgies sont leurs domaines d'affaires prioritaires. Et c'est pourquoi ils ont anoblis et donné carte blanche ou rose, selon le contexte, à leurs laquais dans les médias, les organismes de droits humains, les réseaux culturels et académiques et leurs vassaux politiques, pour promouvoir l'évangile du transgenre et répandre en écho-systèmes asservissants les injonctions de la globalisation. Car plus les peuples croient aux valeurs démocratiques promues par la globalisation, plus ils goberont toutes les insignifiance que produisent et diffusent les Politiques, les Médias et les Experts, dans leur rôle de PME de l'indigence.
Les peuples dignes doivent réinventer de nouvelles formes de radicalité pour autant qu'ils veulent s'éloigner des postures flexibles prêtes à se soumettre aux injonctions et aux pressions qui menacent leur confort médiocre. Puisse 2026 nous aider à refuser toute complaisance, tolérance et insignifiance vis-à-vis des médiocrités plurielles que la globalisation a, par euphémisme, appelé les postures neutres et modérées. 2025 nous a permis de voir avec lus d'acuité, et surtout grâce à Donald Trump, que l'Occident ne croit pas dans les valeurs qu'il impose au reste du monde. Ces valeurs ne comptent que tant qu'ils lui permettent d'asseoir et de maintenir son hégémonie.
Quand la liberté d'expression met en péril ses récits mensongers sur l'Ukraine et son engagement démocratique contre l'agression russe, il supprime cette liberté. Les médias occidentaux dépassent de loin les propagandes des régimes totalitaires. Quand le droit international limite ses capacités de nuisance aux intérêts des autres États, il le viole et au mépris de tous. C'est le cas de Trump avec le Venezuela, mais c;est aussi le cas de l'Union Européenne avec les avoirs russes. Seuls des insignifiants ou des décérébrés peuvent croitre encore dans ce modèle occidental de la démocratie représentative par les élections. Et localement, la preuve est faite que si l'ONU, l'OEA, l'Union Européenne et le Core Group poussent pour les élections, dans ce contexte de toute puissance des gangs, c'est parce qu'ils veulent, comme en Syrie, imposer le visage de la terreur comme le nouveau modèle du business de l'état de droit. Tous ceux et toutes celles qui s'engagent à promouvoir, participer à de telles élections ne sont que des adeptes de la terreur comme nouveau mode de gouvernement pour le second quart du XXI ème siècle qui s'approche à grands pas avec 2026.
Au nom de notre radicale humanité, faisons en sorte qu'en 2026, il y ait moins d'ordures au pouvoir en Haïti et dans le monde. Cela parait difficile, tant le fumier d'indigence qui les produit est foisonnant; mais cela reste possible, si nous apprenons à comprendre le modèle par lequel la géostratégie de la déshumanisation assure l'invariance de son hégémonie et impose la résurgence de ses structures derrières de nouvelles impostures avec de nouveaux imposteurs. Ce n'est plus en termes de discours, de slogans antisystème et de vœux pseudo militants que se pose l'engagement pour le changement ; mais de préférence en termes de cohérence entre postures de corps et d'esprit des individus. S'agiter et s'indigner des atteintes à la dignité humaine resterons de vaines postures militantes, sinon d'éloquentes impostures, sans assumer la radicalité de ne plus faire le jeu du système en prétendant vouloir ou vouloir le changer de l'intérieur. Comment changer de l'intérieur un mécanisme conçu pour annihiler toute résistance contre ses valeurs en donnant à ceux et celles qui viennent piloter ses processus les plis d'un anoblissement asservissant ?
Pendant longtemps, des universitaires, des militants politiques et des socioprofessionnels haïtiens se sont prêtés au jeu du système en défendant un certain pragmatisme selon lequel, il faut agir en opportuniste sur le domaine professionnel pour rester compétitif sur le marché de l’employabilité, en réservant pour le domaine privé les valeurs citoyennes de justice, d'éthique, d'intégrité et de vérité.
En partageant avec vous, en guise de vœu cette utopie, je veux juste rappeler ma foi dans cette PoÉthique de la responsabilité individuelle qui place l’être humain avant le professionnel. Ainsi le citoyen doit toujours prendre le dessus sur le professionnel. En ce sens la PoÉthique que nous promouvons, comme nouvelle politique de l'homme par l'engagement de soi, est un processus d'interrogations par lequel l'être humain, placé dans les situations les plus incertaines qu'impose le jeu de la vie, doit chercher par-delà tout confort médiocre à donner du sens à ses actions pour maintenir la cohérence entre ses postures de corps et d'esprit. C'est l'ultime manière pour un être humain digne "d'assumer sa liberté individuelle et son sens du discernement en fonction de la hiérarchie de ses valeurs" (Nathalie Dollé).
Partant de cette utopie, nous pouvons comprendre que si de 1986 à 2025, Haïti s'est embourbé dans l'impuissance, c'est parce que toutes les structures sociales du pays sont peuplées d'hommes et de femmes qui, par refus d'arpenter l'existence précaire dans le shithole avec courage par le biais d'un repère éthique, n'ont pas ce souci de la dignité, ce sens du discernement, ce goût de la liberté. Plus personne ne pourra nous faire croire que le changement en Haïti doit passer par des organisations, sans une réforme de l'imaginaire collectif, sans déconstruire le mythe de cette culture qui fête sa performance en folie, malgré la dégénérescence collective.
Incontestablement, sur le segment historico temporel allant de 1986 à 2025, toutes les organisations et structures sociales haïtiennes ont apporté leur pierre dans cette sculpture indigente dans laquelle Haïti se présente au monde comme une société gangstérisée par strates polymorphées.
Les Conseils électoraux, les gouvernements de transition, les gouvernements élus, le CSPJ, les commissions présidentielles, les ministres, les Directeurs Généraux, tous ont été formés à partir de personnes proposées par les médias, le secteur privé, l'université, les organisations religieuses, les partis politiques, les organismes de droits humains, la société civile et parfois même les organisations populaires. Tous ces gouvernements, toutes ces institutions ont lamentablement échoué dans la mission qui leur a été confiée. Ceci ne peut pas être un hasard : quand la même empreinte indigente apparait dans les institutions de la gouvernance publique et d'entreprise, sous les pas laissés par les représentants de toutes les couches de la société, c'est la preuve que cette société est purulente et qu'elle ne peut plus rien produire que la merde anoblie.
Puisse 2026 nous aider à faire de notre mieux pour produire moins d'ordures......Méditons sur cette utopie en cette fin d'année.
Respectueusement
Erno Renoncourt
Citoyen Haïtien Indigné, Insoumis, Insolent, Intranquille
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