mardi 16 septembre 2008
Pourtant,
Qui fait et défait l’Etat en Haïti depuis 1957 ?
Qui a le monopole de tout ce qui rentre dans le pays ?
Qui a le monopole de l’ensemble des contrats avec l’Etat ?
Qui fait bloquer les fonds nécesssaires au développement du pays pendant au moins dix ans ?
Quelle hypocrisie (refrain)
La vérité c'est que les fonds pour l’ Etang de Miragoane n’ont jamais pu être débloqués sous prétexte de
« dictature » aristidienne
De même que ceux nécessaires à l’amélioration du service de santé, un contrat signé avec la BID (Banque interaméricaine de développement)
Quelle hypocrisie ! (refrain)
Comme si l’Etat ce n’était pas justement eux.
Les gens du journal "Le Matin de Boulos" font semblant d'être étrangers à ce groupe précis qui s'est opposé systématiquement par le feu et par les armes si nécessaires, depuis 1986, contre toute politique de développement de l’agriculture, de sauvegarde de l’environnement et de bien-être social de la population.
Contre tout changement du statu quo duvaliériste.
Quelle hypocrisie (refrain)
C’est marrant quand ce monde là, veut jouer aux enfants de choeur après avoir pillé et désossé l’Etat depuis 1957.
Et ça ose faire la morale à tire-larigo sans rencontrer de contestations.
Un silence lourd qui s'explique par le fait que les "sans-mémoire sans-manman" ou révisionnistes de l’histoire, protecteurs des macoutes et protégés par leurs hommes de main dits « freedom fighters » ex-militaires, ex-Fraph terrorisent tout ce qui bouge officieusement depuis 1986, officiellement depuis 2004.
Quelle hypocrisie (refrain)
L' ARTICLE
http://www.lematinhaiti.com/Article.asp?ID=14412
2-Économie : adieu à la révolution néoclassique
Bizarre...
Serait-ce dû à une absence de vigilance de l'économiste, chroniqueur sportif et " trésor national vivant" d'Haïti ?
Quoi qu'il en soit voici ce qu'on peut lire au détour d'un article, certes qui n'est pas une production locale, mais néanmoins publié dans le journal " Le Matin de Boulos"
"A part quelques génies, les économistes font des hypothèses qui correspondent à la situation du moment et leur attribuent la valeur de vérité permanente. Ce sont des esclaves intellectuels au service des gens au pouvoir et non les observateurs lucides d’une réalité changeante. Ce système les enferme dans l’orthodoxie.
Quand, pour une raison ou une autre, les événements répondent à leurs théorèmes, l’orthodoxie qu’ils ont adoptée connaît son heure de gloire. Mais lorsque la situation change, elle devient obsolète. Ainsi que l’a dit Charles Morris, « les intellectuels sont de bons indicateurs retardés, des guides quasi infaillibles des vérités du passé ».
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Patrice Horovitz
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