-Au Canada.
M. Jean Max Bellerive, ministre haïtien de la planification et cooperation externe et à M. Daniel Dorsainvil, ministre haïtien de l'économie et finance au Canada
La ministre Oda accueille les délégués à un débat de haut niveau sur Haïti avant la tenue de la conférence des principaux donateurs
(sources radiocanada)
Ils veulent, entre autres, plus de zones franches + de privatisations.
Pour les zones franches, le lobby du secteur privé, le G184 de Apaid, est très implanté au Canada.
D'abord parce qu'ils font pas mal d'affaires de sous-traitances des T-shirts Gildan et cie;.
Aussi, parce que les Canadiens aimeraient bien mettre la main sur le pactole des terres haïtiennes cultivables pour en faire des plantations de manguiers.
De toutes les façons, pas mal de pays industrialisés sont en quête de terres pour approvisionner directement leurs populations.
Ils essaient de contourner les législations en vigueur dans ces pays dans une nouvelle forme de libre échange qui leur permettraient de posséder la terre et de cultiver ce qui intéresse leurs marchés, comme on a pu le voir récemment avec l'exemple malgache.
http://www.liberation.fr/monde/0101321433-madagascar-la-braderie-de-l-ile
Dans ce but, ils ont, d'ailleurs, la ferme l'intention de pousser le gouvernement haïtien à faire une espèce de réforme du foncier qui autoriserait l'Etat à vendre des terres aux étrangers.
Ce qui signifie une réforme agraire au profit de la formation de grandes plantations appartenant à des étrangers et quelques MRE locaux qui investisseraient dans l'affaire.
L'Etat toucherait quelques sous, un peu selon le modèle de Labadie avec le tourisme.
Quant aux paysans, qui possèdent ou occupent ces terres, il n'est pas dit ce qu'on fera d'eux.
Pour la question des ventes de terres aux compagnies étrangères, les Canadiens souhaiteraient également que dans le projet d'extension des zones franches, les terrains sur lesquels ces zones franches seront établies soient achetés par les compagnies.
Ils souhaiteraient également qu'il y ait une police spéciale pour ces zones franches.
Des compagnies d'électicité privées pour faire marcher les machines à coudre.
Bref, c'est tout un programme de prédation civilisée.
(prédation civilisée= qui se fait sans recours à la guerre, contraire de la guerre en Irak pour des résultats similaires)
Prédation caché derrière, comme d'habitude, l'aide au développement,
(en d'autres temps la chistianisation)
Le gouvernement canadien est très habile dans ce tour de passe passe.
Il semble toujours bon enfant- à l'inverse de l'administration américaine- on leur donnerait le bon Dieu sans confession,
Mais l'agenda reste le même : 70% de retombées économiques pour eux; 15% pour les MRE; 10% pour l'Etat et 5% pour la population.
Et le deal est signé avec sourires et bonnes tapes franches dans le dos.
Les Autochtones, qu'ils appellent les Premières Nations , pourraient vous en conter sur cet art de la spoliation !
-A Cuba
« Les ministres haïtiens tiendront des réunions de travail avec leurs homologues cubains respectifs et s’entretiendront avec d’autres dirigeants de l’Etat », ont indiqué les autorités. La délégation procédera à une « révision de la marche des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays », souligne La Havane qui a déployé en Haïti plusieurs centaines de coopérants dans le domaine de la santé et de la pêche notamment.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5721
Dans "l'île communiste" comme aiment à l'appeler les journalistes occidentaux, c'est une autre équipe. Disons celle qui fait dans le social, la sécurité et le bien-être de la poulation: Intérieur, Santé, Sport.
Une équipe chez les communistes pour les pauvres, c'est-à-dire la majorité de la population.
Et là pas de lobby G184 en vue.
Une autre équipe pour les affaires sérieuses qui concernent les riches chez les capitalistes.
Il semblerait que le gouvernement Préval, essaie de suivre une politique en zig zag qui, selon lui devrait lui permettre, d'un côté de contenter le FMI et le G184 et de l'autre d'amortir les répercussions désastreuses de la politique ultralibérale grâce à l'aide de Cuba et du Venezuela .
En tant que vue de l'esprit, c'était jouable. Politiquement, pour l'instant, on n'en voit pas les effets; si ce n'est qu'on a l'impresssion d'une absence de boussole, de ligne politique clairement définie.
Tout ceci aboutissant à un manque de coordination dans les actions.
Peut-être que les ultralibéraux pourraient se satisfaire de ce jeu.
Après tout il, ça leur offrirait la possibilité de ne pas s'impliquer dans des domaines sociaux
qui ne rapportent pas d'argent à court terme.
Mais peut-on être assuré que le gouvernement vénézuélien, qui construit des centrales électriques, des marchés, des maisons, distribue des bourses, maintiendra sa politique de coopération avec Haïti, au moment où il doit lui-même faire face, dans son propre pays, aux retombées de la crise ?
Peut-être -et après tout ce serait de bonne guerre- préfererait-il, apporter sa contribution à d'autres pays de la Caraïbes ou d'Amérique Latine, dont les gouvernements suivent une ligne politique moins zigzagante.
Affaire à suivre.
Il n'y a pas d'hôtel en Haïti ?
Ou bien ils ont peur des photographes, de micros dissimulés ?
Ou bien tout simplement c'est du qui "donne ordonne "?
A l´initiative de la Coalition pour la Défense de la Constitution (CODECO), plusieurs dirigeants politiques haïtiens se sont réunis hier samedi et ce dimanche matin à l´hôtel Santo Domingo de la capitale de la République dominicaine en vue de jeter les bases d´une entente future en prévision des compétitions électorales à venir
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