1) Veuillez trouver ci-joints les documents suivants à l'annexe 1:
Tasso L. 1989, "De nombreux appuis aux Haïtiens menacés d'expulsion", La Presse, 18 janvier.
Leclerc J.C. 1989, "Le retour des macoutes: il serait criminel d'expulser maintenant des Haïtiens", Le Devoir, 19 janvier.
Tison M. 1989, "Le ministère des Affaires extérieures et les dangers à Haïti: deux poids, deux mesures", Le Devoir, 20 janvier.
Tison M. 1989, "Ottawa refuse tout moratoire sur les Haïtiens menacés d'expulsion", Le Devoir, 3 février.
2) Nous vous prions de consulter les quelques brèves nouvelles suivantes concernant la situation à Haïti au cours des deux derniers mois (annexe 2):
1989, "La menace d'un putsch en Haïti n'est pas écarté", Le Devoir, 2 juin.
1989, "Les Haïtiens ignorent quand ils voteront", Le Devoir, 8 juin.
1989, "Assassinat politique en Haïti", Le Devoir, 7 juillet.
1989, "Haïti: fusillade", Libération, 11 juillet.
Veuillez également noter les faits suivants, tirés de deux autres publications (Haiti Insight: A Bulletin on Refugee and Human Rights Affairs, 1(3) juillet 1989: 4-5, et Latin American Regional Reports Caribbean, 20 juillet 1989: 7) et des bulletins de nouvelles de la British Broadcasting Corporation, Monitoring Service, Summary of World Broadcasts, 20 juin au 15 août 1989):
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Les paltoquets d'extrème droite, faiseurs et diffuseurs de zen, de désinformation, racontent à qui veut les entendre qu'Haïti est plongée dans la "bamboche démocratique" depuis 1986.
Moi, ça me met en colère. C'est un mensonge dégoutant.
J'ai tourné en Haïti en 1989, et on voit dans mon film, l'armée tirer sur des manifestants pacifiques.
Nous mêmes de l'équipe, cameraman, preneur de son, assistantss, nous avions dû courir nous réfugier dans un "corridor"
Après, nous avions filmé les cadavres de jeunes garçons baignant dans leur sang, dans la rue.
Le massacres d'anti-duvaliéristes, de progressistes n'ont jamais arrêté en Haïti depuis 1957.
Les jeunes générations ne le savent pas faute de maîtres, d'enseignants et de "grands fères" capables de leur raconter l'histoire du mouvement démocratique en Haïti.
La "bamboche dictatoriale" est constante en Haïti depuis 1957 jusqu'à aujourd'hui.
La seule interruption a été les quelques mois en 1991 de la présidence d'Aristide.
Il n'est que de voir l'absence totale de jugement des grands chefs makoutes et militaires connus pour leurs crimes;
d'ailleurs ces chefs -dont Avril, par exemple- sont aujourd'hui de toutes les fêtes, de toutes les cérémonies officielles.
Quand on entend le clan des zentellectuels du tout puissant "Collectif Non" radoter sur le thème que la gauche a échoué en Haïti,
ce n'est que de la pure propagande d'extrème droite
il faut rappeler que la gauche n'a JAMAIS, été au pouvoir en Haïti.
D'ailleurs, l'absence d'organisations syndicales, de partis et de mouvements structurés en est la preuve.
La seule expérience de ralliement des forces + ou - de gauche s'est faite en 1991 autour de la candidature d'Aristide.
L'expérience a duré en tout et pour tout 8 mois avant qu'un coup d'Etat ne remette tout ce monde dans le giron de l'extrème droite, qu'il ne semble pas prêt à quitter.
Aristide est revenu en Haïti, en 1994, avec la promesse faite aux gouvernements français et étatsunien, de se réconcilier avec les militaromakouts et les duvaliéristes.
Ce qu'il fit. Je m'en souviens bien, puisque nous étions atterrés par cette volte face.
Les militaro-makouts duvaliéristes depuis cette période, 1994, sont directement ou indirectement au pouvoir.
Restauration macoute en Haïti, dessin au crayon par Leslie Désiré, 1988Sources : http://www.tanbou.com/2005/AristideUnAnApresRapt.htm
Le coup d'Etat de 2004 s'explique par une lutte fratricide entre les différents courants d'extrème-droite.
Une lutte pour le partage du gâteau
C'est ainsi qu'à la stupéfaction du peuple -qui n'avait rien compris, mais moi non plus en l'occurence- la réconciliation de Préval, n'était pas une réconciliation entre -disons les progressistes et la gang duvaliériste- mais entre les deux camps issus de ce mouvement militaromakout duvaliériste.
C'est ainsi que : c'est tout à fait logique et raisonnable vu sous cet angle,
- de maintenir à leur poste des ambassadeurs duvaliéristes;
-de faire guili/guili , des caresses et des chatouilles avec le tout puissant secteur des importateurs
- d'être excessivement gentil avec les ex-militaires, comme Avril, Chamblain et cie
-de ne surtout/surtout pas s'occuper, mentionner, évoquer les victimes
du Duvaliérisme et des 2 coups d'Etat
et enfin d'avoir pour projet d'être le meilleur élève au monde du FMI.
Comme tous les mensonges divulgués par l'extrème droite haïtienne qui, il faut le rappeler, possède l'ensemble des média
et les finances du pays;
l'expression "bamboche démocratique" à force d'être répétée a fini par passer pour vraie.
d'après le système de Goebbels, le ministre de la Propagande d'Hitler, selon lequel,
un mensonge répété inlassablement finit par devenir vérité.
Ainsi, ces derniers temps, reparaît sur le web, le témoignage d'une jeune femme qui aurait été violée par les chimères dites d'Aristide.
Ce document a été reconnu comme un truc de pure fiction, il y au moins 2 ans quand il est apparu pour la première fois sur le net
Dénoncé comme un faux par une des journalistes connue pour ses élans passionnels et passionnés anti-Aristide, et qui donc aurait eu tout intérêt à utiliser ce "témoignage" pour sa croisade anti-Aristide.
Néanmoins, à chaque fois qu'il y a quelques différents avec Lavalas, ce document refait surface. Et il se trouve encore des gens pour affirmer que c'est un vrai.
Comme quoi Goebbels avait vu juste !
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