Jus de fruits, pâtes de fruits, confitures, fruits au sirops, yaourts au fruits, bonbons, biscuits et ...les smoothie - sans compter les produits que les ingénieurs haïtiens très doués et plein d'idées (oui, oui, il en existe ) de l'agro-transformation sont capables d'inventer.
Tout cela pourrait faire des petites unités industrielles installées dans chacun des départements, donner du travail aux gens, encourager l'agriculture et la production de fruits et de légumes, procurer un apport budgétaire aux régions dans lesquelles seraient installées ces petites industries, grâce aux taxes versées par les entreprises -puisque dans le cadre de la décentralisation elles seraient récupérées par les régions directement- augmenter le pouvoir d'achat de la population, et par la même la sécurité.
Personnellement, je connais des hommes d'affaires haïtiens qui auraient aimé investir dans ce créneau de l'agriculture bio.
Mais ils ont peur.
Non pas de l'insécurité causée par les dites "chimères", si chères au coeur des réactionnaires- -si elles n'avaient pas existé, il aurait fallu les inventer comme les armes de destruction massive irakienne, hum suivez, mon regard- mais de celle provoquée par le monopole de l'importation et des sweatshops. L'insécuité structurelle provoquée par ceux qui ne payent pas leurs taxes, ne veulent pas que le salaire minimum passe à 200 gourdes, etc. Un coup d'Etat est vite arrivé ! Une émeute vite organisée ! Grangou pa gen met !
Sans compter toutes les peaux de banane que peuvent leur mettre l'administration, la douane, etc;
Il suffit d'un coup de fil pour que votre marchandise qui doit partir pour le marché français soit bloquée.
La marchandise n'est pas livrée à temps à vos clients.
Furieux ceux-ci annulent leurs commandes et ne veulent plus travailler avec vous.
Votre entreprise après 3 ou 4 coups de ce genre bascule vers la faillite.
Vous voilà ruiné.
La messe est dite.
Ceci est une réalité et non pas un zen.
S'il y avait eu en Haïti de vrais journalistes, je veux dire des journalistes d'investigation, ou bien de vrais romanciers,
-je veux dire pas de ceux qui passent leur temps à vous raconter comment le "gros peuple"est stupide, sot, méchant, diabolique, pas catholique, vaudouisant et coupable, le pauvre, de tous les maux du pays de l'esclavage à l'opération "dechoukaj de la dignité" de 2004-
pour mener une enquête sur la manière dont les fortunes se sont constituées en Haïti, sur l'ensemble des moyens musclés et autres utilisés pour éliminer la concurrence on en apprendrait beaucoup sur le coeur du "désastre haïtien".
On aurait pû ainsi constater à travers les personnages de ces romans, comment ceux qui jouent aux vertueux et blabatent sur l'Etat défaillant, "the failed state", sont précisément ceux là-même qui ont porté cet Etat à l'agonie à des fins d'enrichissement rapide en lui distillant, jour après jour, quelques gouttes de poison.
Mais qui a dit que ceux qui tiennent l'économie du pays en otage ont envie de foutre la paix à quiconque ?
Quelqu'un a dit aussi :" Regardez Digicel, ils y sont bien arrivés eux !"
Oui, mais Digicel est une compagnie étrangère qui, si jamais leurs biens en Haïti devaient subir des dommages, n'hésiterait pas à mener des enquêtes et à faire payer les réparations, non pas par l'Etat mais par ceux-là-mêmes qui auraient été responsables de l'incitation à la violence sur les personnes et les biens.
Alors Digicel, pas touche !
Il reste au hommes d'affaires haïtiens, notamment ceux de la diaspora à se rassembler afin de créer un groupe suffisamment puissant , capable de contrer les gens du monopole de l'importation et des sweatshops dont le but est de retransformer Haïti en une sorte de colonie de plantation pour servir exclusivement les intérêts de leur corporation et non au développement du pays.
Mais pour ça les "grenn" ne suffisent pas, il faut de la conscience, de l'ambition et du courage.
Allo ! Il y a quelqu'un ?
L'Article :
Par Pierre Boisselet
Trop liquides pour être de la compote, trop épais pour être des jus de fruits, les smoothies sont en plein boom. Dans l'imaginaire collectif, ce sont des fruits frais mixés et mis en bouteilles dans des petites entreprises alternatives. Pas forcément.
Lancé en France en 2005 par des starts-up comme l'anglais Innocent (qui dit avoir multiplié ses ventes par cinq entre 2007 et 2008), les smoothies étaient à peine connus il y a seulement trois ans. Depuis, les petites bouteilles acidulées se multiplient dans les rayons frais des grandes surfaces : le cabinet de conseil Alcimed a dénombré 244 nouveaux smoothies pour l'année 2008. Selon le panel distributeur Iri cité par Libération, les ventes en litres ont doublé entre 2006-2007 et 2007-2008.
Commenter cet article