C’est une honte, m’a confié un ami étranger! Une bourgeoisie qui ne se préoccupe même pas de la reproduction de la force de travail de ses salariés!
C’est également une honte de voir tant d’économistes aussi peu informés en matière d’économie domestique. À croire qu’ils n’ont jamais entendu parler du concept de « panier de la ménagère », c'est-à-dire ce qu’il coûterait à une famille de quatre ou cinq membres pour assurer modestement les fonctions les plus primaires, à savoir, manger et boire, avoir un coin décent ou se reposer, pouvoir se laver, laver ses vêtements, payer des frais de transport dans les conditions que vous savez. Remarquez, que nous n’avons mentionné ni l’éducation des enfants, ni les soins de santé, ni les loisirs. Vous qui cautionnez l’insouciance et la duplicité de nos dirigeants envers cette frange démunie de la population, avez-vous jamais calculé le coût du panier de la ménagère?
Vous, messieurs et mesdames les syndicalistes qu’attendez-vous pour le faire à la place de nos économistes? En 1987, la CNEH n’avait-elle pas fait passer le salaire minimum des enseignants du public de 250 gourdes à 800 gourdes sur la base d’une campagne menée autour de ce concept? 320% d’augmentation. Et dire qu’on a entendu des patrons et des politiciens inconscients mettre en défi les parlementaires de prouver que le calcul des 200 gourdes ont une base scientifique ou qu’il repose sur des données. On priorise les données correspondant à sa sensibilité ou à ses partis pris.
Vous, messieurs et mesdames de la bourgeoisie de sous-traitance, voulez-vous vraiment d’un pays ou le seul avantage comparatif soit les salaires de misère et la non qualification des ouvriers? Vous qui également détenez le monopole des prix des produits de première nécessité, pourquoi n’avoir pas de manière toute spontanée et solidaire prévu même une petite augmentation pour vos ouvriers faméliques, quand vous calculiez les coûts de production dans vos contrats avec vos clients internationaux de la sous-traitance? Seriez vous les seuls bénéficiaires de la manne de la Loi Hope?
À quand la fixation d’un salaire maximum pour les patrons de la sous-traitance, leurs parents et alliés? À quand l’établissement d’un ratio entre les salaires les plus bas les salaires les plus élevés dans vos entreprises? J’attends le jour où les salaires que vous vous payez seront clairement communiqués dans vos vrais rapports comptables. Pas ceux que vous déposez à la DGI. J’aimerais comparer vos salaires réels mais invisibles à vos impôts sur le revenu. C’est bien facile de crier au déficit et de brandir le "lock out" quand il n’y a aucune analyse des salaires productifs versus les salaires mirobolants de complaisance payés à vos proches dans vos entreprises familiales. Quand la DGI commencera-t-il à faire son travail?
Ceux d’entre vous que j’ai frayés au sein du groupe des 184, doivent bien se rappeler que je leur avais proposé de signer un pacte avec les syndicats ouvriers pour montrer leur volonté réelle d’établir des conditions acceptables de travail et de reproduction de la force de travail dans le cadre du nouveau contrat social. On sait que vous avez préféré négocier vos trois années d’exemption de taxes au détriment du peuple haïtien. Ces changements seraient bien réels aujourd’hui si en ce temps là, vous étiez sensibles à la situation de ces malheureux que vous côtoyez quotidiennement.
Pourquoi ne pas accepter de réduire votre appétit, le temps de négocier vos nouveaux contrats. Pourquoi le gouvernement n’aide-t-il pas les compagnies qui sont en mesure de prouver, vrai bilan en main, qu’elles seraient vraiment en difficulté en respectant ce salaire minimum de 200 gourdes, au lieu de gaspiller l’argent du contribuable dans cette campagne médiatique pour justifier son incompétence.
Bon, c'est la première fois qu'on voit un membre "présumé" du G184 sortir le nez pour dire autre chose que
"tout est de la faute d'Aristide," baptisé Lucifer en personne par les MALIns et MALIgnes
qui se demandent tous les jours que le bon Dieu fait, si le peuple haïtien est mûr pour la démocratie.
Puisqu'elle ne comprend pas, d'après eux, cette populace
"Aryere, Nulle, Bossale, Kongo et Kokorat "ainsi qu'ils se plaisent à la dénommer
que 125 gourdes par jour soit moins de 2 euros,
devrait lui suffire pour sa nourriture, son logement, son transport,
l'écolage et les fournitures scolaires de ses enfants,
les vêtements, les soins de santé, l'eau, le téléphone, tout ceci étant privé et cher.
Le club des "Jacmel m'attend" avait trouvé tout à fait normal que l'Etat haïtien ,
au moment même où s'abattait une catastrophe naturelle sur le pays,
laissant des milliers de gens sans abri et dans la misère la plus effrayante,
exempte pendant 3 années de taxes les, (certains ? lesquels ?) des patrons du G184.
Le club des "Jacmel m'attend" qui compte un certain nombre d'experts
dans la désinformation/manipulation/rétention/ommission d'informations
avait jugé ceci tout à fait normal, moral, équitable et juste
et même judicieux d'un point de vue économique.
Ay quelle misère, la "pénurie intellectuelle." !
Celles et ceux qui font une analyse différente sont désignés comme "ennemis d'Haiti",
une sorte d'intimidation à peine voilée,
en continuité avec le"pa foure bouch ou nan zafè ki pa gadew"
"ne participe pas au débat qui ne te regarde pas"
de ces disciples du "titan" Duvalier François et de son bébé.
Personnellement, je n'ai jamais vu dans aucune nation du monde,
ce genre de "deal", qui s'apparente aux pratiques de la Mafia,
entre un Etat
et les industriels d'un pays, après des émeutes ayant endommagé leurs biens.
Généralement, il y a des assurances PRIVEES,
qui sont en charge de ce genre de problèmes.
Mais, les MALIns qui n'aiment pas l'Etat
sauf quand il s'agit de le dépouiller;
et qui vous disent qu'ils ont voyagé en Afrique et dans le monde entier,
et qui se disent des experts en gestion, en économie, en urbanisme, en architecture
en politique, en sciences sociales, en histoire, en vaudou,
en droit des affaires, en créole, en français, et en plan stratégique, etc.
présentent ce qui n'est rien d'autre qu'un vulgaire racket
du même type que L'affaire Luders
VOIR http://www.archive.org/stream/laffaireluders00mngoog
aux boukis et bénêts qui les applaudissent,
sans même comprendre à quoi ils applaudissent,
comme une mesure es-spéciale dans un pays es-spécial, à nul autre comparable.
Voyez donc !
Un pays frappé par un ouragan Jeanne, qui au lieu de mettre toutes ses ressources
à réparer ce grand malheur,
à créer des emplois pour ces misérables familles qui ont tout perdu,
à créer des magasins populaires pour leur permettre d'avoir accès aux produits alimentaires de base,
à créer une campagne nationale de reboisement des mornes au-dessus des Gonaïves-
parce qu'après tout cette ville n'est-elle un symbole fort d'union de cette nation ?
Eh ben non!
Le club de "Jacmel m'attend." trouve que cette exemption de taxes
c'est normal dans ce pays es-spécial.
Ca fait partie, selon ces gens-là, de la série des "paradoxes haïtiens"
Rappelons que les soit-disant "paradoxes haïtiens"
ne sont rien d'autre que des réalités sociales provoquées
par l'exploitation et la marginalisation
de la majorité de la population.
De même que cet autre "paradoxe"qui est de vouloir à tout prix privatiser
au prétexte que c'est mal gérer.
Mais qui, en réalité, n'est que pure application des consignes et injonctions
du FMI et de la politique des "bailleurs/prêteurs de fonds internationaux.
A croire, qu'il n'y aurait que des imbéciles diplômés dans ce pays,
et des hommes et femmes malhonnêtes,
incapables de restructurer une entreprise d'Etat,
de la nettoyer de ces cadres incompétents,
de moderniser le matériel, de former le personnel et les cadres,etc.
Cela fait partie de la série des "paradoxes haïtiens" qu'au moment où, dans le monde entier,
tous les gouvernement, celui de la Chine y compris,
adoptent des mesures protectionistes
afin de protéger leur économie et leur population,
qu'Haïti ,en 2009, retourne aux plans du défunt Delatour
et du omniprésent Jean-Robert Estimé.link
Dans la série des "paradoxes haïtiens",
on trouve aussi l'idéologie "noiriste"
qui fait des Noirs pauvres, des macoutes,
des boatpeople, des ouvriers des bateyes,
des paysans sans terre, des enfants prostitués
et des autres des riches.
Ces "paradoxes haïtiens", ces "privatisations à l'haïtienne"
ne sont rien d'autre que leurres
que vocabulaire pour une gigantesque mystification qui,
jusqu'à ce jour, a porté bonheur aux filles et garçons de cour des Duvalier,
puisque les milliardaires haïtiens sont parmi les + riches de la Caraïbe ,
et que la population haïtienne est la -alphabétisée de toute la Caraïbe.
Pour l'instant :
coups d'Etat, kidnappings, massacres des pauvres,
meutres de personnalités ciblées,
injustice, inégalités, analphabétisme
absence de routes, de soins de santé,
d'eau potable
déboisement
mort de l'agriculture, exemption d'impots,
industries d'assemblage, zones franches
plan Hope, plan Collier,
privatisations et
contrats bidon
c'est tout bon
exclusivement pour
les héritiers de la papadocratie.
Pour cette gang-là
c'est le paradis
"la perle des Antilles"
le pays de toutes les opportunités.
Pour les autres, les parias,
les enfants de paysans,
les damnés de la terre,
soit la majorité de la population
c'est misère, explotation
et "si bon dye vle" , si Dieu le veut.
Exactement, du pareil au même
que du temps de l'ère lumineuse
qu'Haïti a connu,
et qui,
comme chacun le sait,
a fait fuir sa population par avion et par boat
sous les présidences à vie du
"titan" Duvalier François
et de son adorable bébé.
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