Photograph by: Rob Gurdebeke, The Windsor Star
Certaines personnes qui me veulent du bien,
me répètent sans arrêt qu'il faut y aller mollo,
que l'excès en tout nuit
que la colère est mauvaise conseillère
que précaution ne veut pas dire capon
qu'il faut user de la "force tranquille"
et autres fariboles
utilisées à bon escient
afin que tout un chacun
apprenne à baisser les bras
à admettre que la loi du plus fort est toujours la meilleure
à ne pas résister
face aux pires horreurs.
D'autres qui me veulent moins de bien
y vont de l'intimidation,
comme un certain "philosophe,"
qui dans son immense sagesse
déclarait que je n'avais pas de place dans le
débat sur Haïti;
et qui, en d'autres temps,
n'aurait sans doute pas hésité
à me trouver une place
à Fort-Dimanche.
J'aurais bien aimé pouvoir suivre
leurs recommendations
et mises en garde aux uns et aux autres.
Mais, en vérité, cela m'est impossible
quand je lis, par exemple, un pareil reportage
sur la situation des enfants haïtiens abusés
et quand je constate qu'aucune des voix de ces zentellectuels,
de ces philosophes
si prompts à partir en guerre contre la barbarie du peuple,
si honorés de recevoir des prix de rien du tout,
ne s'élève contre les pratiques atroces
d'abus sexuels contre les enfants pauvres;
Enfants qui resteront à jamais blessés.
Enfants qui avec cette enfance violée
risquent de se transformer à leur tour
en adultes pervers, violents et prédateurs.
Et que c'est tout l'avenir du pays
qui s'en trouve aliéné
par une chaîne de crimes impunis
et de leurs conséquences.
Un pays aujourd'hui sans arbres,
demain sans âme.
J'ai lancé une alerte sur ce blog
concernant les
photos d'enfants nus,
photos sordides
qui circulaient sur le site
de la Minustah,
photos signées par un Monsieur
du nom de Logan Abassi
Voir Alerte : la Minustah doit retirer de son site les photos d'enfants nus (c'est simple, il suffit de voir sur le net des photos d'enfants haïtiens
pauvres, dénudés, et dont la fragilité est mise en scène
pour deviner qui en est l'auteur)
Des étrangers ont écrit à la Minustah
la galerie de photo d'enfants des Gonaïves
a été retirée de leur site
VOIR http://elsie-news.over-blog.com/article-24776174.html
Au départ, je pensais sincèrement
que ceux et celles qui se disent attachés
à la démocratie, aux droits de l'Homme
les écrivains et artistes
dont les noms sont quelque peu connus
du public français
particulièrement depuis 2004,
s'en seraient émus;
auraient alerté l'ONU
le Brésil, le gouvernement haïtien
pour qu'au moins les prédateurs
se sentent moins à l'aise
en pays conquis.
"Ou fou !", m'a dit quelqu'un
Il paraîtrait
que ces gens-là auraient peur d'être mal vus
de leurs protecteurs
en prenant la défense d'enfants pauvres.
Il paraîtrait
que ces gens-la auraient peur
de déplaire à ceux qui font commerce
et abusent des enfants
dont certains sont, dit-on, de leurs amis
et connaissances.
Il paraîtrait
que ces gens-là auraient peur
d'être mis dans le camp des "anarcho-populistes"
d'être exclus de la société des "civilisés".
.
Il y aurait effectivement de quoi désespérer
si devant ce saccage de l'enfance haïtienne,
même la colère personnelle
serait interdite de manifestation.
traduction vite fait par E.H
Desperate for aid, Haitians accept abuse
En quête désespérée d'aide, les Haïtiens acceptent les abus
By Don Lajoie, The Windsor StarDecember 14, 2009
One of the youths who claims he was sexually abused by a Canadian aid worker talks about the abuse in a home in Haiti.
L'un des jeunes qui a déclaré avoit été abusé sexuellement par un Canadien, travailleur social, parle des abus dans une maison d'accueil en Haïti
PORT-au-PRINCE, Haiti -- He was 16, and like most Haitian teens, surviving on street smarts. One day, he accepted a job helping a humanitarian aid worker carry supplies to his home.
"After I finished he asked me to come back for a talk," recalled the man, now 23, speaking Creole through an interpreter.
Il avait 16 ans, et était intelligent comme la plupart des adolescents haïtiens qui vivent dans la rue. Un jour, il a accepté un job consistant à aider un travailleur humanitaire à rapporter des courses chez lui.
"Après que j'ai eu fini, il m'a demandé de venir pour qu'on parle" se souvient l'homme qui a maintenant 23 ans et s'exprime en créole avec l'aide d'un interprète.
The aid worker offered him money for sex, the man alleges, and a relationship began.
"It was to pay for school for me. That was the main reason. If you do it for me I pay for school."
When his family found out, they were furious at their son and his sex-for-pay partner. But they were reluctant to walk away from a precious income stream. Unemployment exceeds 75 per cent in his tiny village.
"They wanted me to stop. But they felt, if I stop, the money would be cut off."
Le travailleur humanitaire m'a proposé de l'argent contre du sexe, dit l'homme, et une relation a commencé. Quand ses parents ont découvert la situation, ils étaient furieux contre leur fils et son partenaire/argent contre sexe. Mais ils n'avaient pas envie de se détourner d'une source précieuse d'argent. Le chômage excède 75% dans son petit village.
" Ils voulaient que j'arrête. Mais ils comprenaient que si j'arrêtais, il n'y aurait plus d'argent."
Hanging his head and kneading his brow, the slightly built young man, now a father himself, and a second alleged victim, now 19, recalled their relationships with the Canadian aid worker in interviews arranged by their town elders.
Secouant la tête et se frottant le front, le jeune homme mince, aujourd'hui un père lui-même, ainsi qu'une seconde présumée victime âgée maintenant de 19 ans, racontent (tous deux) leur relation avec le travailleur humanitaire canadien dans un entretien arrangé par leurs aînés de la ville.
Caribbean cultures, heavily influenced by the Roman Catholic Church, frown upon homosexuality, and one of the men said he was shunned.
Les cultures caribéennes, fortement influencées par l'église catholique romaine, ne voit pas d'un bon oeil l'homosexualité, et l'un des hommes se dit terriblement choqué.
"A lot of people knew," said the 23-year-old. "People were really mad but they were afraid money would be cut off.… I’m not alone because other people were abused that way," he said.
The 19-year-old, tall with a swimmer’s physique, said his sexual relationship began at 13, at a school where the aid worker volunteered.
" Beaucoup de gens étaient au courant" dit l'homme de 23 ans. "Les gens étaient réellement fâchés mais ils craignaient que la source d'argent soit coupée...Je ne suis pas le seul, d'autres personnes ont été abusés de cette façon", dit-il.
L'homme de 19 ans, grand avec un physique de nageur, dit que sa relation sexuelle a commencé à 13 ans, à l'école où il y avait des travailleurs humanitaires volontaires.
"I was a kid," he said. "I didn’t know good or bad. I needed the help for school, food, family and everything. He said you do it with me. If I don’t do that I couldn’t go to school. My family has no job. I don’t like it. I know it was not good for Haitian (society). I feel shame. I never told (him) how I felt. I thought it would not be good for me."
"J'étais un enfant", dit-il,. "Je n'avais pas la notion du bien et du mal. J'avais besoin de cette aide pour l'école, pour la nourriture, pour la famille, pour tout. Si je ne le faisais pas, je n'aurais pas pu aller à l'école. Ma famille était sans emploi. Je n'aimais pas ça. Je savais que ce n'était pas une bonne chose pour la société haïtienne. J'avais honte. Je n'ai jamais dit (à lui) ce que je ressentais. Je pensais que ce ne serait pas bien pour moi."
Mission sex — it’s Haiti’s dirty little secret.
Mission sexe- c'est le sale petit secret d'Haïti.
The western world’s poorest country is, according to one aid worker, a "perfect storm" of socio-economic conditions for abuse by visiting humanitarians. It’s tropical temperatures and breathtaking natural beauty are easily, and cheaply, accessible from North America. Heavily dependent on foreign aid and with virtually no regulation of its schools and orphanages, Haiti’s justice system is ill-equipped to deal with a rising tide of sex tourism.
Le pays le plus pauvre du monde occidental représente, selon un travailleur social, une "parfaite tempête" de conditions socio/économique favorables aux abus par des humanitaires de passage. Sa température tropicale, sa beauté naturelle à couper le souffle sont facilement et pour un faible prix, accessibles de l'Amérique du Nord. Dépendant fortement de l'aide étrangère et avec virtuellement aucune réglementation de ses écoles et de ses orphelinats, le système judiciaire haïtien est mal équipé pour faire face à un courant montant de tourisme sexuel.
Peacekeeping troops, aid workers, non-governmental organization employees, priests and missionaries engage in sexual exploitation with arrogant impunity, according to Save the Children, the world’s largest children’s rights organization.
Les troupes de maintien de la paix, les travailleurs sociaux, les employés des ONG, les prêtres et les missionaires s'engagent dans l'exploitation sexuelle avec une arrogante impunité, d'après l'organisation "Save the Children", la plus grande association mondiale de défense des droits des enfants.
And, sadly, they say, when dollars are dangled as bait, many Haitians will turn a blind eye.
"All those who come here know this is a very poor country, that there are few opportunities for youth," said Margarett Lubin, Save the Children’s local child protection manager. "When financial opportunities are offered, the children enter relationships.… Do their communities see it as exploitation or do they see it as opportunity?"
Et malheureusement, disent-ils, quand les dollars miroitent comme des appats, les Haïtiens ferment les yeux."Tous ceux qui viennent ici savent que c'est un pays pauvre, qu'il y a peu d'opportunités pour des jeunes", dit Margarett Lubin, la directrice locale de "Save the children"." Quand des opportunités financières sont offertes, les enfants rentrent dans des relations... Est-ce que leur communauté le voit comme une exploitation ou comme une opportunité ?"
Haiti has neither adequate sex-offender laws nor the police to enforce them. That helps explain why sex-tourist exporters such as Canada and the U.S. are doing the job themselves, using provisions in their criminal codes.
Haïti n'a ni les lois adéquates contre les prédateurs ni les services de police pour les renforcer. Ce qui permet de comprendre pourquoi les exportateurs de tourisme sexuel comme le Canada et les USA doivent faire eux-mêmes le travail, utilisant les ressources de leurs codes criminels.
Consider: Considérez : • Windsor Priest Rev. John Duarte faces nine counts of sexually exploiting adolescent boys in Port-au-Prince and the northern village of Labadie, where he ran a mission, following a two-year investigation by the Ontario Provincial Police and RCMP.
*Le Révérend John Duarte, un prêtre de Windsor, fait face à neuf accusations d'exploitation sexuelle de jeunes garçons dans le village de Labadie, où il dirigeait une mission, après deux ans d'enquête menée par la Police d'Ontario et le RCMP.
• American missionary Douglas Perlitz faces nearly identical charges in nearby Cap Haitien for allegedly abusing nine boys at the school he founded for poor children. That case is before the courts in the U.S.
*Le missionnaire Douglas Perlitz fait face à des charges similaires du côté du Cap Haïtien pour des présumés abus contre neuf garçons dans l'école qu'il avait créée pour les enfants pauvres. Ce cas est actuellement devant la justice aux USA. • Quebec humanitarian workers Armand Huard and Denis Rochefort were sentenced in 2008 to prison terms on multiple counts of sexually touching boys between the ages of 13 and 16 at a Haitian orphanage in Les Cayes. Before his arrest Huard, 65, had been hailed by supporters as a "veritable Quebecois Mother Teresa."
Les humanitaires québecquois Armand Huard et Denis Rochefort ont eu en 2008 des peines de prison pour avoir eu des attouchements sur des garçons entre les ages de 13 et 16 ans dans un orphelinat haïtien dans Les Cayes. Avant d'être arrêté Huard, âgé de 65 ans, était présenté par ses supporters comme le "véritable Quebecquois Mère Theresa".
• The entire 950-member peace keeping force from Sri Lanka was expelled from Haiti in 2007 in the wake of sex crimes against Haitian nationals, including alleged sexual exploitation and sexual abuse of minors, prostitution and rape.
Les 950 membres de la force de mantien de paix originaires du Sri Lanka ont été expulsés d'Haïti en 2007 sous l'accusation de crimes sexuels commis contre des Haïtiens, y compris des présumés actes d'abus sexuels sur les mineurs, prostitution et le rapt.
Andrew Thomson, Haiti campaign manager for Amnesty International Canada, said the problem is probably much larger than official data suggest because Haiti creates a "perfect storm" for such crimes to flourish.
Andrew Thomson, le directeur de campagne d'Amnesty International Canada, dit que le problème est bien plus grave que les données officielles le suggèrent; parce qu'Haïti a créé une "parfaite tempête" pour que fleurissent de tels crimes.
"There’s a level of impunity in Haiti because of its largely dysfunctional justice system," he said. "The victims do not have access to the courts and the police are woefully under-resourced.… Though many of them are committed you’re also dealing with rogue lawyers, judges and police. The international community is trying to strengthen the justice system but corruption is widespread."
Il y a un niveau d'impunité en Haïti à cause de son système judiciaire largement dysfonctionnel . Les victimes n'ont pas accès au tribunal et la police est sous équipée...Bien que parmi les policiers on en trouve plusieurs qui sont sincères, vous devez aussi traiter avec des avocats, des juges et des policiers filous. La communauté internationale tente de renforcer le système mais la corruption est répandue.
An estimated three million Haitian children live in vulnerable and impoverished conditions, and the UN says 47 per cent of sexual assaults reported in Haiti involve minors. Yet the Hatian National Police’s child-protection brigade is woefully understaffed. Its US$20,000 annual budget is enough to conduct four to six investigations, said Commissioner Renel Costume.
Une estimation de 3 million d'enfants haïtiens vivent dans des conditions vulnérables et pauvres, et l'ONU dit que 47% des attaques sexuelles rapportées concernent les mineurs. Cependant la brigade de protection des mineurs est en sous-effectif. Le budget annuel est de 20000 dollars, c'est à peine suffisant pour mener quatre ou six enquêtes, dit le Commissionaire Renel Costume.
HOW MANY OFFICERS DOES IT HAVE?
Combien de policiers a-t'elle? The unit requires 10 times the officers it now deploys across the country, Costume said. While Save the Children is quick to point out that humanitarian workers engaging in sexual exploitation are in the minority, a May 2008 study commissioned by the organization showed such abuse is vastly underreported.
L'unité nécessite 10 fois plus d'officiers que ceux déployés à travers le pays, a déclaré Costume.
Alors que "Save the Children" est assez prompte à déclarer que les travailleurs humanitaires qui sont dans ce circuit d'exploitation sexuelle représentent une minorité, une étude datant de mai 2008, commandée par l'organisation, montre que de tels abus sont largement sous-reportés.
The authors interviewed children in shelters cross the country, and their stories were harrowing.
Les auteurs ont interwievés des enfants dans des centres d'accueil à travers le pays, et leurs histoires étaient horribles.
A young street girl was paid $1 and then violently raped by a man working for an NG0.
"He gave her one American dollar and the little girl was happy to see the money," a witness said. "It was two in the morning. The man took her and raped her. In the morning the little girl could not walk."
Asked by researchers why abuse is not reported to authorities representing the aid organizations, orphanages or missions, one Haitian girl said: "The people who are raping us and the people in the office are the same people."
Une jeune fille de la rue a été payé 1 dollar puis a été sauvagement violée par un homme travaillant pour une ONG.
"Il lui a donné un dollar américain, et la peite fille était heureuse de voir l'argent" a dit un témoin. Il était deux heures du matin. Le type l'a emmené et l'a violé. Au matin la petite fille ne pouvait pas marcher".
Une jeune haïtienne à laquelle on a demandé pourquoi les abus n'étaient pas dénoncés aux autorités représentant les organisations d'aide, les orphelinats, les missions, la fille a répondu : "Les gens qui nous violent et ceux qui sont dans les bureaux sont les mêmes personnes."
In interviews arranged by Save the Children, five Port-au-Prince prostitutes nodded in a agreement while a sixth told of abuse at the hands of United Nations peacekeepers.
It was after 11 p.m. she said, around Carnival time, and the downtown Port-au-Prince streets where she had been turning tricks since she was 12 were dark, save for the National Palace lights in the distance. The vehicle approached slowly and one of the soldiers called her over.
Dans des entretiens menés par Save The Children, 5 prostitués ont approuvé cette déclaration, alors qu'une 6ème
a mentionné les abus commis par les forces de maintien de la paix de l'ONU.
Ca s'est passé après 11h du soir, pendant la période du Carnaval, à Port-au-Prince, les rues du bas de la ville où elle se débrouille pour vivre depuis l'âge de 12 ans, étaient sombres, à l'exception des lumières lointaines du Palais national. La voiture s'est approchée lentement et l'un des soldats l'a appelé.
She could not identify which international peacekeeping contingent they belonged to. They were only shadows in the pitch black night. But, she remembered, there were two in front and one in the rear.
Elle n'a pas pu identifier de quelle nationalité était le le contingent auquel ils appartenaient. Ils étaient juste des ombres dans la nuit noire. Mais elle se rappelle qu'ils étaient deux à l'avant de la voiture et un à l'arrière.
"They pulled me in the back," she said through an interpreter. "I had sex with all of them. When I held out my hand to be paid, he pointed a gun at me and said get out. They left me there."
"Ils m'ont poussé à l'arrière. J'ai eu des relations sexuelles avec tous. Et quand j'ai tendu la main pour être payé, il m'a menacé de son arme et m'a dit de partir. Ils m'ont laissé là."
Jean-Marie Roger, project co-ordinator for Save the Children in Port-au-Prince, said prostitutes tell him that much of the abuse from customers comes from UN troops, "because they have the means to force them." He acknowledged the woman was a prostitute, an orphan who had been on the streets for more than 10 years, and unlikely to garner the same sympathy as an abused child.
Jean-Marie Roger, le coordinateur de projets à Port-au-Prince pour "Save the Children", dit que les prostitués lui ont confié que la majorité des abus viennent de la clientèle des troupes de l'ONU, "parce qu'ils ont les moyens de les forcer". Il reconnait que la femme étant une prostituée, une orpheline qui a vécu dans les rues pendant plus de 10 ans, ne provoquera pas la même sympathie qu'une enfant abusé.
"The very poor will accept," said Albert Meme, a village elder in the fishing community of Labadie. "They need money to survive.… But when I was 15 things like that did not happen in the village. It did not happen 10 years before. Now it has changed."
"Les très pauvres accepteront" dit Albert Meme, un aîné de la communauté du village de pécheurs de Labadie. "Ils ont besoin d'argent pour survivre...Mais quand j'avais 15 ans des choses comme celles-çi n'arrivaient pas au village. Cela n'arrivait pas il y a 10 ans. Maintenant ça a changé."
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