Les Haïtiens ont vraiment de l'humour
( et de l'intelligence) à revendre.
C'est bien dommage qu'ils ne l'utilisent pas plus souvent
dans leurs dialogues sans issue
avec la camarilla d'extrême droite duvaliériste
dont les arguments tèt an ba/tèt kale commencent
se développent et se terminent
par le fameux élément de langage : "avant ces vingt-cinq dernières années."
J'ai lu ça sur le net :
"Stanley Lucas, le "Dezod Entenasyonal" veut prêcher un "Mete lod nan Dezod" Macoutiquement,
Duvalieristement, « De Factueusement ».
Voici le nouveau Grand Titre de l'Intrigant de Stanley Lucas, Reputation International (Stanley Lucas, IRI):
« Mete Lod Nan Dezod: Les Haïtiens a Double Nationalité Peuvent Rentrer Chez Eux Sans Problème -- Les étrangers doivent se conformer aux lois de la république », lui l’instigateur suprême de désordre en Haïti : lui qui appartient à la classe des trublions comme Guy Philippe et Jodel Chamblain, lui, Stanley Lucas, le Jean Tatoune a cravate !
Maintenant, Stanley prononce son commmmmmunique : « : Les Haïtiens a Double Nationalité Peuvent Rentrer Chez Eux Sans Problème » ! « Chez Eux » ou ça ? Stanley est encore flou sur ce point. D’ailleurs, qui sont-ils, ces « Haïtiens à Double Nationalité » dont parle Stanley Lucas ? Pour la réponse a ce détail, Tantan’n est en train de questionner son houngan ! En attendant, le fameux communiqué ne parle que de « Ressortissants Etrangers » et se fout pas mal que vous fussiez Haïtien ou Témoin de Jéhovah dans le passé.
Oyez, Stanley Lucas, d'après la Constitution de 1987, il n'y a pas d'Haïtien a Double Nationalité car l'Article 15 le stipule clairement:
Article 15:
La double nationalité haïtienne et étrangère n'est admise dans aucun cas.
C'est-à-dire que Les Nationalité Haïtienne et Etrangère sont mutuellement exclusives et ne peuvent pas coexister en un seul individu.
Stanley Lucas et sa cohorte essaient de bluffer le monde. La Constitution de 1987 n'a pas été amendée. Même dans le cas de ce qui profile dans les différents textes remaniés, la Double Nationalité n'y figure pas. Les changements proposés ne font que donner le droit de vote a des Haïtiens en diaspora. Ce qui, bien au contraire, ouvre une géante boite de Pandore pour la fraude et autres manipulations électorales pour les intérets spéciaux sans offrir grand'chose à la diaspora. Pas une urne n’a jamais traversé la grand ’rue sans être manipulée entre deux feux rouges, comment assurer l’intégrité d’un cargo de boites à votes fabriquées, remplies et comptées à l’étranger ? Nous avions eu, dans le passé, notre lot de calculs électoraux traditionnellement obtus, maintenant, ce serait le temps des arithmétiques à 6000 kilomètres de distance, 600 Km/h, a 10,000 mètres d’altitude ! Apres une telle odyssée, le peuple haïtien pourrait bien retrouver qu’il vient de voter Mao, ou Joe Le Plombier comme président, se ce n'est pas Waldo, l'assassin.
La première leçon dans les manuels de Sciences Politiques est qu'une instance de vote est la participation la plus faible qu'un individu peut avoir dans la vie politique de son pays. En d'autres termes, une abstention individuelle a autant d'importance qu’un vote individuel. Ainsi, permettre à des individus de la diaspora de voter comme participation maximale au processus politique a été, en absence de tout droit politique réel n'est pas une concession, mais plutôt un subterfuge, un panzou politique pendant longtemps utilisé par les dictatures pour renforcer leur pouvoir: une vote orienté à l'avance vers un résultat unique et déterminé; c'est qu'on appelle Fraude Electorale Officielle. Tel fut le cas, par exemple, de ce fameux réferendum Duvalierien des années 1970 qui permit aux macoutes de justifier que "La Présidence Avie" de Jean-Claude Duvalier n'était pas négociable; déclaration que l'activisme politique du peuple haïtien a prouvé qu'elle était erronée lorsque Jean-Claude Duvalier dut prendre la poudre d'escampette en 1986, démontrant ainsi qu'il n'avait jamais crû en sa propre déclaration que "La Présidence Avie n'est pas Négociable", car la seule façon de graver sa déclaration dans les faits aurait été d’accepter la mort pendant qu'il était encore "Président Avie" et de mourir "Président àVie"!
Revenons au fameux communiqué "Conillo-Mayardo-Martellyque" sur la chasse des étrangers en Haïti comme re-claironnée par le couple d'ultra-droite "Lucaso-Sibertique". Actuellement, en Haïti, le groupe "Ressortissants Etrangers" inclue constitutionnellement tous les gens qui détiennent un passeport autre que haïtien. Dans le communiqué, il y a un appel nominal de groupes ciblés sur les bases de leurs activités professionnelles ou d'affaires. Le côté inquiétant, c'est que la liste des désignations se termine par un fameux "etc.". Techniquement, certains groupes qui font partie de cette liste de cible peuvent n'en avoir aucune idée! Pas exactement la meilleure méthode légale de designer des catégories dans un pays, excepté lorsqu'on opère dans le paradigme Makouto-Totalitarien inscrit dans les esprits par François Duvalier.
En effet, rien que par un "Avis" du Ministère de l'Intérieur, sorte de "Communiqué! Communiqué!" à la le magistrat Figaro, du temps des Duvalier (pour ceux qui sont assez vieux pour se souvenir), le gouvernement de Martelly/Conille/Mayard-Paul entend modifier une loi par un édit! Cet "Avis" ressemble plus aux communiqués fictifs des bacchanales carnavalesques de Sweet-Micky, ou à l'inscription qu'on pourrait lire sur le tableau d'une maison de borlette en Haïti. Comment le soi-disant lettré Garry Conille peut-il accepter une chose pareille?
Est-ce un épouvantail érigé pour épouvanter qui? Sean Penn et les autres operateurs d'ONG internationationales? Est-ce pour créer l'épouvante au cœur du parlement en relation à l'amendement constitutionnel ? Ce gouvernement sait bien qu'il n'est pas du métier.
Pour les esprits dont les méthodes de pensée sont encore captives de l'Haïti des Duvalier et de la FADH, ce système archaïque de gouvernement peut paraître normal, mais pas dans la conception moderne de la gouvernance. On comprend bien que Dore Guichard qui, un beau jour, avait trouvé dans les lois de la France Gauloise, des alinéas qui pourraient permettre au président Haïtien, Michel Martelly, de gouverner par décret, mais là ce n'était qu'une distorsion que les bêtises humaines appelées flatteries et appât du gain peuvent infliger à l'intelligence. Cependant, de la à permettre à Met Zabelbok, Mayard Paul de diluer une loi votée par le parlement par un communiqué, au mieux flou, nous indique le degré d'amateurisme qui imprègne les pensées de ces gens au pouvoir
"Met Zabelbok" Mayard-Paul, a-t-il déjà vérifié les permis de séjour de la famille Italienne de sa femme Italienne? A-t-il déjà vérifié les permis de séjour de ses copains de la MINUSTAH?
A noter qu'il a pris le temps de mentionner ad-nominem, les Entreprises Privées (des Américains), les super market (des Levantins), les studios de beauté (des Dominicains). Quelle mouche pique le gouvernement dont le Président et le ministre des Affaires étrangères vivent pratiquement en dehors d'Haïti, un gouvernement qui a un "Ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger" tout simplement parce que les plus grands contributeurs de revenus au pays vivent en terre étrangère; un pays ou la quasi-totalité des membres des classes aisées considèrent les pays étrangers comme leurs vrais lieu de transactions formelles, réservant Haïti comme leur cour de jeux, de magouilles, où les familles de la quasi-totalité des membres du gouvernement fréquentent régulièrement les écoles, les hôpitaux, les magasins situés en terres étrangères, y compris le super "Dezod Entenatyonal", Stanley Lucas!
Gérard Latortue n'aurait pu faire pire ! Est-ce que notre Président continue à posséder sa ou ses maisons à Miami? Il n'a jamais mentionné qu'il s’en est défait. S’en défaire ne signifie pas tout simplement le transfert de ses titres à sa femme naturalisée américaine, Sophia, ou à ses enfants, rien que pour paraitre propre, il ne ferait que se salir, car tout le monde réaliserait la nature trompeuse d'un telle manœuvre.
Quel est son statut actuellement? Détient-il vraiment un passeport Américain? Si oui, ce serait un crime d’avoir trompé ainsi le CEP et la Nation, car lorsqu'on signe un affidavit, l'on prête un serment légal.
Continue-t-il à détenir une carte de résidence américaine pendant qu'il exerce la fonction de Président d'Haïti? Là aussi, ce serait un jeu dangereux des deux côtés, spécialement lorsqu'il côtoie ou traite, dans l'exercice de sa fonction, avec d'autres figures internationales dont les personnalités propres les appellent à faire des choix indépendants pour les intérêts qu'ils représentent. L'on ne peut pas résider en deux places à la fois, surtout lorsque son poste est la première magistrature de l'Etat.
En Haïti, nous nageons en plein dans l'informel, des non-dits, des sous-entendus, des implicites qui conduisent la gouvernance du pays loin du formel, de l'officiel, du conventionnel, de la structuration et de la méthode.
Cette situation est exacerbée par ce qui se dessine comme étant la doctrine officielle de Thierry Mayard Paul, un homme qui agit comme s'il pensait que la profession d'avocat n'a rien à voir avec la jurisprudence.
Un ingénieur qui pratiquerait sa profession avec l'idée que la construction d'un ouvrage d'art ferait fi des principes de la science ne ferait que préparer une catastrophe terrible par voie naturelle ou autre. Le 10 Janvier 2012 nous en a donné la preuve tragique. Il en serait de même d’un avocat qui pratiquerait sa profession en marge de la jurisprudence. Nos catastrophes sociales et politiques en sont des preuves sanglantes.
Ainsi est la perspective que nous décrit ce communiqué du Département de l'Intérieur dans son triage de groupes limités seulement par un "etcetera" de toutes les ratières! "Etcetera" qui peut laisser à dessein une voile sur certains des groupes ciblés à leur insu.
Ah! Il y a aussi cette fameuse "Brigade de Contrôle des Etrangers" de la Direction de l'Emigration et de l'Immigration". C'est quoi ça ? Des Volontaires ? Seront-ils des employés de l'état sous la tutelle de l'état ? Une Milice du type des "Minute man" de la Frontière Sud des Etats-Unis? A propos de ces fameuses brigades, feront-elle des visites surprises ? De jour ? De nuit ? Avec mandat judiciaire ou laissé au choix et au désir des "Brigadiers"?
Ce fameux délai de 15 jours? Si on les chasse en masse, ces "étrangers", il y aura du butin en masse à amasser: maisons, voitures, femmes, meubles et immeubles, affaires... Tant de butins à amasser!
Quand ce gouvernement cessera-t-il de jouer avec le feu?
Quand Michel Martelly réalisera-t-il que les flatteurs, les affairistes et les nigauds n'appartiennent pas à la gouvernance moderne qui est, somme toute, devenue une science?
Pour la 10ieme fois, le président Martelly joue avec le feu.
L. Sept
1ier Fevrier 2011
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