Vous pensez réellement que cette photo montrant ce bébé couché sur cet enfant à moitié nu
a quelque chose à voir avec la réouverture des écoles aux Gonaïves ?
Les salles de classe vides sont uniquement utilisées comme décor.
C'e n'est pas la peine de fermer les yeux, de détourner le regard, de banaliser "pragmatiquement" l'affaire.
Si les enfants d'Haïti ne vont pas à l'école,
si les enfants d'Haïti meurent sous les décombres d'écoles construites de bric et de broc,
si les enfants d'Haïti peuvent être exposés nus dans des poses suggestives sur des sites de "soldats de la paix",
si les enfants d'Haïti peuvent être vendus à des pédophiles, battus, maltraités, abusés,
c'est tout l'avenir du pays qui part en morceaux.
Ecrivez à la Minustah pour qu'elle enlève ces photos pourries de son site.
Faites circuler le message, svp.
Alerte : la Minustah doit retirer de son site les photos d'enfants nus
Un exemple de photo sur le site de la Minustah. Rediffusion
Ce truc là je l'avais écrit le
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 10:12
Cette série photos du photographe de la Minustah sur le thème de l'ouverture
des écoles aux Gonaïves
étaient pour moi, traumatisantes.
Un outrage au peuple haïtien et à ses enfants.
Et une sorte d'incitation aux pédophiles.
Des étrangers ont écrit à la Minustah
qui a très vite enlevé les photos les plus dégradantes
montrant des enfants nus.
Le photographe est resté à son poste.
Les Haïtiens, les organisations de femmes haïtiennes,
la société dite civiile, les organisations des droits de l'homme ,
les intellectuels haïtiens ?
Niente.
Un ami haïtien, ayant à l'inverse de moi, vécu dans ce pays
m'a dit : ' Ils s'en foutent. Pour eux ce ne sont que des pauvres
dont on peut user et abuser."
Tout ça pour vous dire que le viol commis par les soldats de la paix
d'Urugay à Port Salut n'est pas arrivé, comme ça.
Bien sûr, c'est un classique que les armées d'occupation
s'en prennent aux plus faibles : femmes et enfants.
Du Kosovo au Congo c'est la même histoire.
Prostitution, échange de nourriture contre sexe
et abus de tous genres sur les enfants.
Mais il faut rappeler que les Haïtiens de tous les milieux
et de toutes les tendances politiques, à de rares exceptions,
ferment les yeux et parfois même participent
à l'exploitation sexuelle des enfants pauvres.
Qui veut son respect se le procure.
Dunque pour les Uruguayiens de la Minustah - ce qui n'enlève rien à leur crime-
le silence total/capital de la société haïtienne
pouvait être interprété comme de la complicité
voire de l'approbation.
Qui ne dit rien, approuve.
Si nous autres Haïtiens, ne sommes pas même capables
d'envoyer un mot au service de communication de la Minustah
pour protéger nos enfants,
nous ne devons pas nous étonner du viol de Port Salut.
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