"Dans les situations de crise, on trouve toujours, à droite comme à gauche, des intellectuels peureux, effrayés et sans conscience qui, croyant protéger leur statut de penseur par un cynisme politique borné (ou pensant, avec notre microbonaparte local, que le cynisme, c’est ça la vraie politique), jettent aux orties la démocratie qu’hier ils disaient respecter, appellent un pouvoir fort et se jettent dans les bras du premier dictateur venu.
Ce sont eux qui ont préparé et appelé De Gaulle et Boulanger mais aussi Mussolini, Salazar, Franco.
Des tyrans beaucoup plus terribles se sont aussi appuyés sur ces pseudos penseurs.
Ils ont une très grande responsabilité.
Ce n’est donc pas nouveau de voir un journal de gauche appeler à un pouvoir fort.
Ce qui est nouveau c’est que personne ne semble voir le danger."
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